La quadrature des classes. Comment de nouvelles classes sociales bouleversent les systèmes de partis
Muzergues Thibault ; Verhofstadt Guy
BORD DE L EAU
18,00 €
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EAN :9782356875792
Pour comprendre les bouleversements liés à la crise de 2008 (disparition d'anciens partis, émergence de nouveaux acteurs), il faut arrêter de pérorer sur le contenu idéologique de l'offre politique, mais, au contraire, se concentrer sur la demande des citoyens, qui seuls définissent les clivages de notre débat démocratique. Comment comprendre les victoires de Trump, Macron, Tspiras ou Kurz ? Chacun à sa manière a réalisé la quadrature des classes là où les partis classiques n'ont pas su changer de logiciel. Il faut désormais tenir compte des 4 classes qui redéfinissent l'espace démocratique : La classe créative urbaine et libérale ; La classe moyenne provinciale portée par les Boubours urbbains dans le style de François Fillon ou Boris Johnson ; La nouvelle minorité blanche ouvrière - qui devient le socle électoral du Front national, mais aussi de l'AfD en Allemagne et de Donald Trump ; Les millénials - nouveaux rebelles du système, enfant chéris des créatifs, ils sont frustrés de voir leurs aspirations freinées, ce qui les pousse à rejeter le système dans son ensemble en apportant un soutien à une nouvelle extrême-gauche incarnée par Jean-Luc Mélenchon, Bernie Sanders, ou le sécessionnisme en Catalogne. Ce livre montre comment ces classes sociales ont défini les nouveaux clivages de la politique post-crise financière, comment elles doivent agir entre elles pour atteindre puis exercer le pouvoir. Il propose également une réflexion sur le besoin de former des coalitions pour gouverner, et d'accepter l'existence de l'autre sans pour autant renoncer au débat. Si aujourd'hui chacun des acteurs accepte le verdict des urnes, l'enjeu est de s'assurer que cela reste le cas en Occident.
Commandé avant 16h, livré demain
Nombre de pages
175
Date de parution
23/05/2018
Poids
340g
Largeur
165mm
Plus d'informations
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EAN
9782356875792
Titre
La quadrature des classes. Comment de nouvelles classes sociales bouleversent les systèmes de partis
Auteur
Muzergues Thibault ; Verhofstadt Guy
Editeur
BORD DE L EAU
Largeur
165
Poids
340
Date de parution
20180523
Nombre de pages
175,00 €
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Identité, victimisation, intolérance : le politologue Thibault Muzergues analyse les dérives wokistes d'une certaine droite. Face à une gauche devenue woke, une partie de la droite s'est lancée dans une véritable croisade contre cette idéologie millénariste née dans les universités américaines. Mais en combattant le wokisme, cette droite n'en a-t-elle pas adopté les codes les plus toxiques ? Anathèmes contre les Jeux olympiques de Paris, "wokes free zones" mises en place lors des rencontres internationales des partis conservateurs, Donald Trump et Eric Zemmour qui se permettent, de façon plus que douteuse, de se comparer au dissident Alexandre Navalny... Thibault Muzergues démontre comment une partie de la droite occidentale a basculé dans un effet miroir pernicieux : la même obsession identitaire, la même stratégie victimaire, la même intolérance vis-à-vis de l'opposition. Un wokisme de droite tout aussi dangereux que celui qu'il prétend combattre. Spécialiste reconnu des mouvements politiques européens et américains, l'auteur du remarqué Postpopulisme livre une analyse implacable de cette contagion idéologique qui radicalise le débat public. Avec humour et précision, il en décortique les mécanismes et propose des pistes concrètes pour sortir du piège identitaire. Un essai politique indispensable pour comprendre les mutations actuelles de la droite occidentale et les enjeux du combat culturelcontemporain.
Dans cet ouvrage provocateur et richement documenté, Thibault Muzergues nous oblige à faire face à nos vieux démons, et à de préoccupantes réalités : si l'Europe (occi-dentale) a pu vivre en paix depuis 75 ans, cette période constitue une exception dans l'histoire d'un continent marqué par la guerre, et d'une certaine façon fait pour elle
Pourquoi un Nouveau manifeste convivialiste ? Parce que, on le voit bien, les conflits qui embrasent désormais le monde, autant ou plus que des conflits économiques, sont des conflits identitaires. Chaque Etat, chaque culture, chaque religion, chaque genre, chaque individu veut être reconnu comme ayant plus ou au moins autant de valeur que les autres. Ces luttes de reconnaissance, par lesquelles chacun veut affirmer une valeur déniée ou retrouver une grandeur perdue (Make America, or Russia, or China etc. great again), sont en train de détruire tous les équilibres moraux et démocratiques hérités. Ils mènent le monde vers une nouvelle lutte de tous contre tous. Vers la barbarie. Le Nouveau Manifeste convivialiste qui, comme les précédents, va être traduit dans de nombreuses langues, se veut une contribution à la préparation d'un grand symposium qui réunira à l'Unesco une centaine de plus hautes autorités intellectuelles, morales et religieuses de notre temps à qui il sera demandé de dire ce qui est autorisé et ce qui est interdit aux humains alors que la survie même de l'humanité est maintenant en jeu.
Les repas de famille ! Un doux mélange de bons petits plats, de retrouvailles et de débats. Entre la tante convaincue que " c'était mieux avant ", votre cousin qui a un avis sur tout et votre beau-frère spécialiste de l'économie mondiale après avoir rejoint un groupe Facebook, difficile d'échapper aux fausses vérités et clichés éculés. Ce livre sera votre arme secrète pour traverser les discussions des repas de famille avec panache. Rédigé par une équipe pluridisciplinaire de chercheurs et chercheuses en sciences humaines et sociales, ce guide tente de démêler le vrai du faux, vous offre des réponses éclairées et déconstruis les idées reçues. " Les LGBT sont une mode " ? ! " Les jeunes sont de plus en plus violents " ? ! " Depuis #metoo on ne peut plus rien dire " ? ! En quelques pages nous venons à votre secours tant pour offrir des outils de réflexion que pour calmer des débats houleux. A glisser entre la bûche et le café ou à garder sous le coude pour frapper un grand coup (métaphorique, bien sûr) face aux discours les plus récalcitrants. Une lecture aussi instructive que nécessaire pour, enfin, survivre aux repas de famille sans indigestion (intellectuelle).
Il est temps de redécouvrir l'œuvre de Célestin Bouglé (1870-1940), non seulement parce qu'il fut l'un des sociologues majeurs de son époque, aux côtés de Durkheim, mais aussi et surtout en raison de son infatigable combat pour une République laïque et solidaire. Dreyfusard, vice-président de la Ligue des droits de l'homme, radical-socialiste engagé dans les combats politiques de son temps, éditorialiste influent à la Dépêche de Toulouse, Bouglé a exploré des thèmes qui restent encore d'une étonnante actualité, au moment où la question de la solidarité revient en force dans le débat public. Dans Les Idées égalitaires (1899) il explique comment, en Occident, se sont progressivement imposés les idéaux affirmant l'égale dignité de tous et la valeur éminente de l'individu. Il montre aussi que ces idéaux humanistes nourrissent les meilleurs courants de la gauche républicaine: Jaurès lui-même n'affirmait-il pas que le socialisme est un "individualisme", mais "logique et complet"? Car l'analyse de Bouglé est sous-tendue par un projet politique cohérent, dans une proximité affichée avec le socialisme républicain, dont les thèmes clés sont la laïcité, l'école publique, l'exigence d'une politique active de solidarité incarnée par la philosophie du "solidarisme". Lors de la grande vague néo-libérale des années 1980, le slogan: "Solidaire, si je veux!", exprimait bien un discours hostile aux politiques de solidarité, accusées de niveler les talents et d'étouffer la responsabilité individuelle. Au contraire, Bouglé montre que la doctrine sociale de la République est irréductible à ces caricatures : pour le solidarisme républicain, la possibilité pour chacun de s'affirmer dans sa singularité implique une société profondément solidaire.