Croire et faire croire. Usages politiques de la croyance
Muxel Anne
SCIENCES PO
19,00 €
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EAN :9782724621600
La croyance n'a pas disparu de nos sociétés démocratiques soumises à la relativité des opinions individuelles, à la diffusion d'un modèle de citoyenneté critique et aux logiques des savoirs scientifiques. Par sa puissance imaginaire et symbolique, elle demeure un rouage décisif de l'ordre social, donc politique. Les idéologies, par exemple, sont toujours agissantes, mais elles le sont sous une forme éclatée, compartimentée, au travers d'une mosaïque de références, de standards et de finalités. C'est tout l'intérêt du regard multidisciplinaire que porte cet ouvrage. Issus des champs de la philosophie, de l'histoire, de l'histoire de l'art, de la science politique, de la sociologie, de l'analyse de l'image, les auteurs s'interrogent sur les usages politiques de la croyance individuelle et collective. En explorant des terrains comme la science, la prière, les droits de l'homme, le populisme, le djihadisme, les valeurs de la République, la communication politique, la filiation, la mémoire, le refoulement, les répertoires d'engagement des jeunes, etc., ils relèvent les normes et les valeurs qui permettent de croire et de faire croire dans le monde contemporain.
Nombre de pages
230
Date de parution
09/11/2017
Poids
290g
Largeur
138mm
Plus d'informations
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EAN
9782724621600
Titre
Croire et faire croire. Usages politiques de la croyance
Auteur
Muxel Anne
Editeur
SCIENCES PO
Largeur
138
Poids
290
Date de parution
20171109
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230,00 €
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La mémoire familiale est une présence qui nous habite et qui se rappelle à nous à partir d'images, d'impressions et de sensations que ce livre s'efforce d'expliciter. Lorsqu'elle entrouvre ses portes, elle fait ressurgir comme par magie des odeurs et des sons, une anecdote, une plaisanterie coutumière, un objet, une photo, la voix des personnages familiers, le souvenir de leur corps, de leurs gestes, telle image d'un lieu de l'enfance, une recette de cuisine... autant d'évocations qui réveillent des fragments de passé enfoui. Soumise aux caprices de la réminiscence, travaillée par le jeu du souvenir et de l'oubli, cette mémoire est fugitive. Chacun doit plus ou moins consciemment s'en accommoder pour donner sens à son passé, construire sa propre histoire et la confronter à celle des autres membres de la famille. S'y inscrivent les continuités et les ruptures dans les liens familiaux, dans les formes de transmission et dans les contenus de l'héritage. La démarche originale de ce livre est de restituer la diversité des expériences de la mémoire familiale sous un angle sociologique. On peut le lire également comme une promenade impressionniste qui fait écho à notre propre mémoire, et résonne intimement avec nous.
Faut-il avoir les mêmes idées pour s'aimer ou s'apprécier ? Quel rôle ont les convictions et les choix politiques au sein du couple, dans la vie de famille, entre amis et plus largement dans les liens que l'on entretient avec ses proches ? Ce livre montre une imbrication constante du privé et du politique. Il cherche à dépasser la réticence de la science politique à intégrer le rôle des affects individuels dans ses analyses. Plus affranchis que par le passé des systèmes de croyances et des idéologies, les individus sont amenés à élaborer leurs choix à partir de critères davantage fondés sur des notions de ressemblance et de proximité, faisant de la sphère privée un terrain à part entière de l'aventure démocratique. S'Intéressant à l'intime en tant que lieu d'expérience et d'implication politiques, l'ouvrage décrypte les négociations permanentes qui se jouent dans les discussions familiales, ou entre partenaires aux opinions divergentes ; il relate le parcours d'un couple hors norme, les Thorez, pour qui engagement amoureux et politique ne faisaient qu'un, s'intéresse aux mouvements révolutionnaires post-soixante-huitards devenus porteurs des états d'âme de leurs militants, ou encore dissèque les formes de délitement des amitiés induites par les convictions politiques. Cet ouvrage attachant et novateur, porté par Anne Muxel et ses brillants contributeurs, permet d'explorer d'autres voies d'interprétation et de compréhension de la politisation des individus.
Ce que nous avons vécu avec la pandémie de Covid-19 est totalement inédit. La distance liée aux restrictions sanitaires, aux confinements et aux gestes barrières a changé les vies familiales, amicales, amoureuses, sociales, professionnelles de chacun d'entre nous. Comment avons-nous vécu cette crise ? Comment nous sommes-nous arrangés des directives imposées ? Quelles traces en restera-t-il ? Ce livre explique les mutations associées à la pandémie en même temps qu'il traque les traces les plus intimes qui affectent nos vies intérieures et nos relations avec les autres. Apprendre, travailler, être soigné et mourir, aimer et se rencontrer, autant de situations où le virus aura eu raison de nos façons d'être et de faire les plus habituelles. L'Autre à distance auquel nous a contraints la pandémie changera-t-il durablement notre intimité, nos manières de vivre et, plus largement, nos façons de faire société ? Un livre document sur l'expérience collective et individuelle qui est désormais la nôtre.
Rares sont les vrais recherches comparatives en Europe, et tout particulièrement sur le sujet du rapport des jeunes à la politique. Ce livre présente les attitudes et les comportements politiques des jeunes interrogés, en Espagne, en France et en Italie. Existe-t-il des traits communs aux jeunes des trois pays, à partir desquels pourraient s'enraciner une culture politique commune aux nouvelles générations des pays d'Europe du sud ? A contrario, présentent-ils des attributs politiques distinctifs, liés aux contextes nationaux et relativement irréductibles ...
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