Huit individus - sept hommes et une femme -, tous de nationalité suisse, sont invités officiellement à un voyage à travers la Chine par une organisation culturelle. La délégation comprend un écrivain célèbre, Samuel Rütter, un ancien directeur de l'industrie chimique, deux spécialistes des relations avec le Tiers-Monde, l'épouse fortement névrosée d'un homme d'affaires, un libraire qui souffre de son insignifiance, un psychologue à l'esprit subtil jusqu'à la perversité, qui est aussi le narrateur. Mais on ne saurait oublier le chef de la délégation, Hugo Stappung, agronome de renom, auteur d'ouvrages qui font autorité sur l'agriculture chinoise, personnage remuant et insupportable. N'a-t-il pas eu l'audace de pénétrer, en dépit de toutes les mises en garde, dans une zone interdite ?... Une enquête s'ouvre. Mais un matin, le chef de la délégation est trouvé mort dans sa chambre d'hôtel. De ce moment la suspicion règne au sein du groupe, de même que chez les Chinois. Qui est responsable de cette mort que rien ne laissait prévoir, que rien n'explique ? La thèse du suicide arrangerait tout le monde mais elle ne peut être retenue. Le mystère ne s'éclaircira qu'après une série de confrontations, qui mettront en lumière la personnalité profonde des protagonistes. Adolf Muschg fait preuve dans ce roman de sa virtuosité habituelle dans le récit et l'analyse psychologique. Il nous montre la Chine d'après Mao et la Révolution culturelle. Derrière elle se dessine une civilisation plurimillénaire, sur laquelle les événements passent comme des nuées. Tel est le sens du mot chinois bayoun, nuage blanc.
Nombre de pages
360
Date de parution
11/09/1984
Poids
355g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782070701704
Titre
Bayoun ou le voyage en Chine
Auteur
Muschg Adolf
Editeur
GALLIMARD
Largeur
140
Poids
355
Date de parution
19840911
Nombre de pages
360,00 €
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Un "graphologue" étranger résidant en Suisse, Constantin Zerutt, soixante ans, est abattu de cinq balles de revolver par le professeur Albisser, et grièvement blessé. Le meurtrier refuse de s'expliquer et dit qu'il s'en remet à la victime pour expliquer son propre geste. Et peu à peu, c'est sur Zerutt en effet que se concentre l'intérêt des magistrats et des lecteurs. Ce psychanalyste sauvage, Socrate ou Méphisto, est une fascinante image du silence. Il ne semble avoir d'autre but que d'enlever aux gens leur assurance. Réconciliant la société et son meurtrier, car tout le monde éprouve le besoin de le voir disparaître, il connaîtra la mort ignominieuse que l'humanité est capable de réserver aux sages.
Voici quelques histoires traitées dans ce recueil : Un fondé de pouvoir, qui désire comme les autres une maîtresse, a toutes les peines du monde à se débarrasser de celle qu'il trouve : elle s'est attachée à lui. Un paysan plaide devant un tribunal. Il a couché avec ses deux filles. Sa langue s'embarrasse, l'expression du respect dégage une forte odeur d'écurie et les circonstances qu'il décrit s'embrouillent à chaque phrase, mais soudain, par un étrange tour de passe-passe, on est touché par cet homme et scandale ! On serait presque tenté de lui donner raison. Un monsieur rencontre un nain, engage avec lui un dialogue primesautier qui trahit une gêne. Peu à peu, dans la tendresse et l'irritation, la vérité se dégage. Elle est cruelle. La manière de Muschg est insolente et son art raffiné. Ses récits, agencés avec une rigueur qui sent la provocation, révèlent leur trame et leur drame sans crier gare.
Résumé : Comment un vampire se débrouille-t-il de nos jours, vers la fin du XXe siècle, dans une ville comme Amsterdam ? Il essaie de se nourrir légalement et pour ainsi dire honnêtement : comme thérapeute de la succion. Il connaît des histoires au sujet de sa clientèle, essentiellement composée de femmes de médecins. Mais Mona, hôtesse de l'air mise à pied pour cause de maladie incurable, et qui est sa seule auditrice nocturne, ne veut pas se contenter de récits. Elle a des raisons d'éprouver la véracité des histoires que lui raconte ce vampire nommé Samstag. Que signifie sa manière de se moquer de la médecine ? Que veut-il dire quand il se désigne lui-même comme "mort" ? Est-il capable de prolonger sa vie, ou la conduit-il à la mort par ses histoires ? Finalement, Mona est sauvée par l'amour d'un jeune homme à la fois étudiant en histoire de l'art, gardien de musée et policier. Mona et Samstag l'ont rencontré au cours de la visite d'une exposition de natures mortes - car le vampire est aussi un amateur d'art chargé par un mystérieux collectionneur devenu aveugle de lui dénicher la nature morte parfaite du XVIIe siècle. Ce thème de la nature morte finit par dominer le livre, jusqu'à l'épilogue formé de treize lettres du collectionneur à Samstag, et qui est une réflexion sur l'art de regarder les tableaux et sur l'essence de la nature morte. Un livre mystérieux et attachant, qui fait une fois de plus la preuve du grand talent d'Adolf Muschg.
Résumé : Ce récit d'une fort bourgeoise escapade fait d'abord songer à des phrases fredonnées au volant, la nuit, par un conducteur solitaire. Adolf Muschg paraît dédaigner d'y faire montre de son habituelle virtuosité verbale. Il donne la parole à un quadragénaire frileux, qui nous confie à mots feutrés le journal de voyage au bout duquel l'attend la jeune fille qu'il croit aimer. Elle sera fidèle à ce rendez-vous, manqué pourtant, mais manqué autrement que ne le craignait ce narrateur nullement en peine ni en reste dès qu'il s'agit de se moquer de soi et de souligner ce que sa situation et sa démarche ont de banal, voire de dérisoire. Cependant, on est loin d'une triviale mid-life crisis marmonnée mezza voce, sur fond de forêts et d'alpages. La vieille Renault R 16 - symboliquement menacée de panne - emporte dans sa carrosserie fatiguée un "promeneur solitaire" dont l'égotisme à la fois douillet et terriblement lucide nous rappelle élégamment que nous sommes au pays de Rousseau, mais aussi de Benjamin Constant. Et puis ce discours tout intérieur (au point de le rester même quand le narrateur rejoint la jeune fille) est en même temps ouvert aux quatre vents, comme une maison vacante qui hésite entre la ruine et l'espoir de revivre.
Je crois que certains êtres ne nous quittent pas, même quand ils meurent. Ils disparaissent, or ils sont là. Ils n'existent plus, or ils rôdent, parlant à travers nous, riant, rêvant nos rêves. De même, quand on pense les avoir oubliés, certains lieux ne nous quittent pas. Ils nous habitent, nous hantent, au point que je ne suis pas loin de croire que ce sont eux qui écrivent nos vies. La Haute-Folie est un de ces lieux. Toute notre histoire tient dans son nom". Haute-Folie raconte la vie de Josef, un homme dont la famille a été frappée, alors qu'il venait de naître, par une série de drames qui ne lui ont jamais été rapportés. Peut-on être en paix en ignorant tout de sa lignée ? Où chercher la sagesse quand un feu intérieur nous dévore ? Qu'est-ce que la folie, sinon le pays des souffrances qui n'ont nulle part où aller ? Servi par un style fulgurant, ce roman cruel et lumineux explore la marginalité et les malédictions qui touchent ceux dont l'histoire est ensevelie sous le silence.