les métamorphoses du pacte diabolique dasn l'oeuvre de Balzac
Murata Kiyoko
KLINCKSIECK
45,00 €
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EAN :9782252034422
Le diabolique est partout, de tout temps et dans toutes les cultures, sous des noms et sous les formes les plus diverses. Tout le monde est plus ou moins superstitieux. Comment vivre, mme dans le plus matrialiste des mondes, sans croire peu ou prou la chance des uns, au mauvais il des autres ? Dans les religions chrtiennes, le Diable a droit une majuscule. Lucifer porte-lumire est un ange dchu mais dot d'un terrible pouvoir, matre de cet Enfer (lui aussi avec majuscule), o les mes pcheresses brlent pour l'ternit dans un feu inextinguible. Notre imaginaire en est encore tout imprgn, et pourtant personne ne crot plus l'Enfer, devenu mtaphore, mme les plus chrtiens d'entre nous. Dans quelques sectes, peut-tre, mais qu'en savons-nous vraiment ? Cependant le diabolique, voire le satanique, rsiste trs bien, il nous perscute ou fait nos dlices, il alimente des chroniques, des films, des livres, des jeux de rles, qui parfois tournent mal. L'Occident de la fin du XVIIIe sicle et du dbut du XIXe vit s'estomper peu peu, non sans maints soubresauts, le pouvoir sculier des glises. Au fur et mesure que la peur de l'Enfer perdait de son efficace, le diabolique se muait en fantastique : les uvres du romandier irlandais Maturin ou de l'crivain allemand Hoffmann sont les tmoins de ces glissements de sens. Dans La Comdie humaine, et plus prcisment dans Melmoth rconcili, Balzac a donn le coup de grce au Diable. En faisant entrer le pacte en Bourse, le moins qu'on puisse dire est qu'il le dmontise... Chemin faisant, on est pass d'un usage fodal de la parole la promesse est irrversible , un usage bourgeois et commercial, o le contrat crit, mme protg par la loi et les signatures des contractants, est le rsultat d'une ngociation toujours susceptible d'tre reprise, dtourne ou dsavoue. Ce passage d'une socit une autre, d'un rgime de parole l'autre, Balzac en a fait la matire avec ou sans diable de la plupart de ses fictions romanesques.
Nombre de pages
328
Date de parution
09/02/2004
Poids
466g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782252034422
Titre
les métamorphoses du pacte diabolique dasn l'oeuvre de Balzac
Auteur
Murata Kiyoko
Editeur
KLINCKSIECK
Largeur
150
Poids
466
Date de parution
20040209
Nombre de pages
328,00 €
Disponibilité
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Une enfant se noie dans un lac de retenue aux abords d'une cité. Une autre disparaît dans une station touristique au sommet d'une montagne à la fin de l'été. Dans la lumière, l'espace d'un instant, l'enfant a échappé au regard de sa mère, l'image de la petite s'est effacée sur le chemin qui mène au lac. Tenter de survivre en participant à une campagne d'information sur les dangers du quotidien. Etre incapable d'arrêter de penser à l'instant où l'on a manqué de vigilance. Deux récits parallèles et complémentaires pour tenter de décrire l'état, le moment précis où s'installe la culpabilité, l'instant où le malaise jusqu'alors maîtrisé devient douleur. Où les images et les souvenirs s'affolent et se multiplient, où le c'ur se gonfle de larmes. Biographie: Kiyoko Murata est née en 1945 à Yahata au nord de l'île de Kyushu. En 1975, elle reçoit le prix du Festival des arts de Kyushu pour La Voix de l'eau et décide alors de se consacrer exclusivement à l'écriture. Un autre récit, à paraître prochainement aux éditions Actes Sud, a été adapté au cinéma par le célèbre réalisateur Akira Kurosawa sous le titre de Rhapsodie en août.
À quinze ans, une enfant est vendue par ses parents au tenancier d'une maison close. Nous sommes en 1903, à l'époque les familles pauvres tentent ainsi de survivre. Après deux jours de mer, Ichi intègre la communauté des courtisanes. Là, elle apprendra toutes les manières du corps, celles de la soumission comme celles qui la protègeront. Ainsi apprendra-t-elle à lire et à écrire comme l'impose la loi aux patrons de ces établissements. Et c'est grâce à l'institutrice qui chaque jour offre à ces femmes la possibilité puis la capacité de s'informer que leur sentiment d'injustice s'éveille.
Tami a dix-sept ans. Elle est en vacances chez sa grand-mère avec son frère et leurs cousins, ceci en l'absence de leurs parents partis au chevet d'un grand-oncle. Bonne ménagère, c'est tout naturellement que Tami s'installe en cuisine auprès de son aïeule. Chaque jour au jardin, elles composent ensemble un tableau de couleurs et de saveurs, qu'elles jettent ensuite dans le chaudron avant de proposer à la famille une multitude de goûts aussi variés qu'élaborés. C'est un été particulier pour la vieille dame. Alors que le temps du repas Tami reconstruit minutieusement la sérénité des lieux, les enfants perçoivent les séismes de la tristesse, les questions se font plus précises, la mort justifie le désir de réponses aux silences. Perdue dans les profondeurs de sa mémoire, la vieille dame redessine pour eux l'arbre généalogique de la famille. Le Chaudron a été adapté au cinéma par Akira Kurosawa sous le titre: Rhapsodie en août. Biographie de l'auteur Kiyoko Murata est née en 1945. Elle a obtenu le fameux prix Akutagawa pour Le Chaudron. Elle vit dans la province de Fukuoka, la plus méridionale des quatre îles principales de l'archipel.
Ce livre nous emmène loin, très loin, sur un chapelet d'îles au large du Japon. Depuis toujours les hommes y sont pêcheurs et les femmes plongeuses, et la vie y est si rude qu'elles se sont peu à peu dépeuplées. Sur un tout petit îlot perdu entre l'immensité du ciel et la mer frémissante de lumière ne restent plus que deux amies, Io-san, quatre-vingt-douze ans, et Someko-san, quatre-vingt-huit ans. Le matin, elles montent sur la falaise essayer de faire pousser quelques légumes dans une terre balayée par les embruns, l'après-midi elles descendent pêcher sur la jetée ; et ensemble elles dansent un rite ancestral où se libère leur âme d'oiseau. Un jour arrive la fille d'Io-san, bien décidée à convaincre sa mère de repartir avec elle. Mais la magie de l'île, et les conversations avec les esprits de la nature et des eaux, vont en décider autrement. Il y a tant de dénuement et de beauté, tant de force et de fierté dans la vie libre que mènent ces deux très vieilles amies. Leur volonté de vivre a été forgée par des années de tempêtes, de naufrages, de plongées en apnée dans les profondeurs, et elles ont noué des liens très puissants avec les vagues, les nuages, les poissons, les oiseaux de mer, et aussi les morts. Leur histoire rude, sauvage et pleine de rêves est un enchantement.
Caché derrière ses peupliers d'où émergent son haut toit et ses deux tours carrées, le " château vosgien " est, en 1789, à peu près ce qu'il était en 1600 ou à la fin du Moyen Age : un corps de logis solide et discret, se démarquant à peine du reste des maisons rurales et un peu plus du clocher de l'église ou du prieuré, vrai centre du village. Le châtelain de 1789 y vit-il différemment de celui du XVIIe siècle, voire du Moyen Age ? Ce livre pénètre dans l'univers et le décor familiers des futurs émigrés dont les aïeuls vécurent sur place les drames de la Guerre de Trente Ans. A travers lettres, mémoires et inventaires, une page d'histoire peu connue est retracée ici. Son auteur, professeur agrégé d'Histoire, responsable de l'Association Saône lorraine et délégué des Vieilles Maisons Françaises pour les Vosges, la fixe souvent comme un instantané, un " pris sur le vif ", une incursion dans l'intimité des vieilles familles et des récents anoblis. Beaucoup de ces demeures et de ces familles ont aujourd'hui disparu, et l'on démolit encore des châteaux, comme à Gironcourt-sur-Vraine, au nom du " progrès " et du " réalisme ". Ces pages de vie quotidienne et d'attitude face à l'adversité sont aussi pour l'auteur l'occasion de montrer au grand public et aux divers responsables qu'autant qu'un château fort, ces " Grandes Maisons " sont dignes de conservation et de respect.