Ce livre analyse la dimension subjective de la question sociale. L'auteur traite des mondes vécus de la question sociale à partir de la réflexion et des récits de ceux qui paient les pots cassés de la fausse émancipation "libérale", et relie les transformations économiques et sociales actuelles à leur expérience. Puis il analyse la formule de subjectivité promue par l'Etat-providence jusque dans les années soixante-dix au moyen d'institutions chargées de répartir et d'atténuer les effets des risques sociaux. Il montre ensuite que les orientations des politiques sociales actuelles tendent, au contraire, à rejeter les perdants de la compétition sociale dans la culpabilité de l'échec personnel. Il analyse, enfin, les fondements culturels et les déterminants sociologiques de cette culture de la culpabilité. En conclusion de ce livre qui fera référence, Numa Murard, professeur de sociologie à l'université Denis-Diderot Paris-VII et membre du Centre de sociologie des pratiques et représentations politiques, appelle à modifier la relation entre la politique et le risque social en édifiant un État social correcteur des inégalités et accoucheur d'une nouvelle forme de responsabilité sans faute.
Nombre de pages
282
Date de parution
13/03/2003
Poids
379g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782843030772
Titre
La morale de la question sociale
Auteur
Murard Numa
Editeur
SNEDIT LA DISPU
Largeur
140
Poids
379
Date de parution
20030313
Nombre de pages
282,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Il est rare qu'un ouvrage simple, court et abordable, apporte autant d'éléments pour comprendre un problème aussi compliqué que celui de la protection sociale. Numa Murard a réussi une sorte de tour de force. Il a beaucoup lu (sa bibliographie est un modèle du genre) mais a su dégager les grandes lignes de force, présenter les faits, les idéologies, les prises de position, clairement et sans déformation. Biographie de l'auteur Numa Murard est professeur de sociologie à l'université Paris-VII-Denis- Diderot.
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Le care ou le souci des autres est une zone de conflits, de tiraillements et de dominations. Celle, notamment, du travail salarié des professionnels du soin et de l'assistance, constitué essentiellement d'un salariat féminin subalterne, surexploité et stigmatisé par son "manque de qualification", et parfois sa couleur de peau ; celle, aussi, du travail domestique toujours inégalement distribué. Or on ne pourra jamais évacuer complètement le "sale boulot", il est urgent de penser une transformation politique du travail et de la société en plaçant le care au centre de la réflexion sur le travail. Cet ouvrage défend une position singulière, sensible et forte, au sein des débats contemporains autour du care et propose de changer de regard sur le travail, sur le soin et sur la société. C'est cette position que, d'entrée de jeu, la préface de cette nouvelle édition renforce en répondant et en désarmant avec brio les polémiques sur le care, polémiques parfois induites par la précédente édition, publiée en 2013. Ce qui conduit l'auteure à mettre la focale sur ce qu'est vraiment la "perspective du care" et à montrer l'inédit de cette posture théorique.