Corps et message. De la structure de la traduction et de l'adaptation
Murakami-Giroux Sakaé ; Schaal Sandra
PICQUIER
19,00 €
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EAN :9782809713831
Tout message ne se transmet pas nécessairement par le seul vecteur des mots, de la parole. Si l'on prend l'exemple d'une oeuvre littéraire, longtemps considérée comme pur produit de l'art du langage, dans le cas des classiques japonais, il était naturel d'en goûter les qualités lors de lectures à voix haute, de les apprécier de pair acre une oeuvre picturale ou encore lors de représentations. De tels liens si étroits entre langage et corps ne donnent-ils pas la capacité au message de toucher jusqu'au tréfonds du coeur de chacun ? La différence entre littérature et théâtre tient de la question de l'existence ou non de la relation entre corps et message. Toute oeuvre qui ne recèle pas une telle relation relève de l'art du langage, alors que celle dont c'est l'attribut s'inscrit, quant à elle, dans le registre de l'art corporel. Quelle doit être alors, pour celui qui mène une telle réflexion, la meilleure façon d'appréhender le jeu, la représentation d'une oeuvre théâtrale étrangère traduite ou adaptée ? Autrement dit, le travail de traduction, d'adaptation, se doit-il d'être aussi, avec celui sur le langage, la transposition de tout un environnement ? Comment en l'espèce, pour une pièce de théâtre ou un film, restituer parla traduction, l'adaptation, le rapport au corps intrinsèquement lié au langage source ? Au-delà des seules oeuvres théâtrales, que ce soit en littérature, en cinéma ou dans le domaine des arts visuels, où se situent les limites de la traduction, de l'adaptation ? Les textes réunis ici se donnent pour objectif d'aborder ces diverses problématiques du point de vue de l'art dramatique, de la littérature et des arts visuels, tant européens que japonais.
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Nombre de pages
320
Date de parution
07/02/2019
Poids
450g
Largeur
145mm
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EAN
9782809713831
Titre
Corps et message. De la structure de la traduction et de l'adaptation
Auteur
Murakami-Giroux Sakaé ; Schaal Sandra
Editeur
PICQUIER
Largeur
145
Poids
450
Date de parution
20190207
Nombre de pages
320,00 €
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Dans la tradition culturelle du Japon, tant dans le domaine des lettres, en poésie dans les waka et les haïkus, ou encore dans la musique, la danse ou le théâtre, mais aussi dans les arts martiaux comme le kyûdô, la voie de l'arc, ou la cérémonie du thé, chadô, l'accent a toujours été mis sur l'importance du concept de ma ou maai. On peut y voir l'une des grandes caractéristiques de la culture japonaise. Ma se définit comme un intervalle. Autrement dit l'espace ou la distance qui sépare les choses ou les événements. Mot, dont la signification s'inscrit aussi bien dans le temps que dans l'espace. Un temps, un espace envoûtant s'ouvrant entre une chose et une autre. Cet espace, ce temps donnent de la saveur aux mots, à la musique, aux actions et aux attitudes. Ma est à la fois ce qui sépare une chose de l'autre et ce qui les réunit. En cela réside le sens particulier de ma, qui assume en même temps ces deux rôles. Ce lieu (cet instant) où deux choses, tout en se séparant, se mêlent, autrement dit cette ligne de séparation entre les choses, est nommé awai. L'une des caractéristiques de la culture japonaise réside aussi en ce qu'elle a toujours prêté attention à la beauté que recèle awai...
On s'imagine souvent que le théâtre, dans sa forme occidentale héritée du théâtre antique ou encore dans celles que lui ont données les théâtres chinois et japonais, est une activité culturelle commune à l'humanité. Rien ne serait moins vrai. On trouve dans le monde entier des lieux où, si on y exerce des arts du spectacle. il n'existerait pas de "théâtre" à proprement parler. Les lieux où l'on joue traditionnellement du "théâtre" seraient-ils même, et de loin, les moins nombreux ? Quelles ont été les conditions d'apparition de ce qu'on appelle "théâtre" ? Chercher des réponses à ces questions revient à réfléchir à l'essence du "théâtre", mais aussi à se demander si ces "théâtres", en fin de compte. ont émergé indépendamment les uns des autres ou non. Les articles de ce recueil consacré aux théâtres d'Orient et d'Occident tentent de dénouer les fils des influences formelles et des contacts culturels ; certains interrogent surtout les formes hybrides et frontières : entre "performance" et "théâtre", entre liturgie et "théâtre", entre tradition orale et "théâtre" ; d'autres explorent les résurgences et les réélaborations de formes anciennes, pour mieux comprendre la manière dont se construit le creuset identitaire d'un peuple ou d'une nation dans l'espace physique. public et esthétique du théâtre.
Résumé : Ces actes du quatrième colloque international d'études japonaises de l'Université de Strasbourg présentent les articles d'une trentaine de chercheurs européens et japonais, pour la plupart spécialistes des études japonaises, mais aussi artistes et écrivains japonais, réunis autour du thème : " Censure, autocensure et tabous ". Ils essaient d'en identifier les causes et les conséquences et posent la question de la liberté, de la liberté d'expression dans la société japonaise à diverses époques de son histoire. Quelles que soient les formes d'expression, la censure exercée par une autorité, l'autocensure pratiquée par un auteur ou un artiste lui-même, la pression exercée par une société ou un groupe social ou religieux et les tabous qui en découlent ont pour conséquence que diverses productions - littéraires, artistiques ou autres - ne peuvent être rendues publiques librement. Toutefois, ces restrictions peuvent parfois avoir des retombées inattendues quand les artistes ou écrivains luttent contre cette situation. Certains arts de représentation du Japon classique ont tiré parti des interdictions pour créer de nouveaux styles, donnant ainsi naissance à des productions encore plus élaborées ; certains journalistes, quant à eux, ont su défier la censure pour dénoncer un régime autoritaire.
Leggeri-Bauer Estelle ; Murakami-Giroux Sakaé ; We
Le colloque de la Société française des études japonaises réunit tous les deux ans les spécialistes du Japon. Ce lieu d'expression pluridisciplinaire fait désormais partie du paysage intellectuel de la japonologie française et témoigne de la vitalité de la recherche sur ce pays à la fois proche et lointain. Sixième d'une série inaugurée en 1994, le colloque de 2004 s'est tenu pour la première fois à Strasbourg et à Colmar, en association avec le Centre européen d'études japonaises d'Alsace et l'université Marc Bloch. Les actes présentent des articles dans les domaines les plus variés : sciences sociales, économie, art, histoire, pensée, littérature et langue. Ils mettent tout particulièrement à l'honneur les arts de la scène abordés à travers le thème du corps. Des spécialistes européens et japonais interrogent le nô, le kabuki, le butô, la danse buyô, ainsi que leurs plus illustres représentants, de Zeami à Hijikata, pour examiner le corps dans ses différents aspects : représenté, conservé, adulé ou encore construit selon une spécificité japonaise à remettre en question. Le recueil se clôt sur une étude consacrée à Yasuda Yojûrô (1910-1981). Le spécialiste renommé de littérature moderne et contemporaine, Ninomiya Masayuki, retrace le parcours intellectuel et littéraire de cet écrivain et essayiste nationaliste méconnu en France.
Cela fait un an que Penny a franchi pour la première fois les portes du Grand Magasin des Rêves, cet univers fabuleux où les dormeurs viennent chaque nuit choisir les rêves qu'ils désirent vivre. Dans le "quartier des compagnies" , les producteurs inventent sans relâche des rêves qui ressembleraient à une forêt tropicale, qui auraient l'odeur du riz cuit ou encore la couleur du bleu de la nuit : rêves primés ou rêves en solde, rêves de souvenirs, rêves de sieste ; ils sont tous de véritables créations artistiques. Penny découvre aussi le Service des Réclamations auquel s'adressent les rêveurs insatisfaits car certains ont cessé tout bonnement de se rendre au Grand Magasin des Rêves. Comment expliquer que certains dormeurs ne reviennent jamais ? Penny va lever le voile sur les aspirations secrètes des rêveurs en quête d'expériences immersives fabuleuses et surtout de sens à leur vie. Car s'il est vrai que le rêve permet de s'évader, il permet aussi de s'émanciper. Il réconcilie le dormeur avec lui-même en lui permettant de retrouver sa propre voix, parfois de manière imprévue. Et donne au lecteur la liberté de rêver.
Ochi Tsukiko ; Bescond Sophie ; Noriko Oto ; Tsuki
Elles sont cinq femmes à partager une maison dans la ville de Kamakura. Cinq femmes de trente-sept à soixante-treize ans, qui ne se connaissent pas, sauf Kara, la propriétaire, et sa grande amie Mikiko, qui a lancé cette idée inattendue de créer une colocation pour femmes à 8 minutes à pied de la gare de Kamakura, comme le dit l'annonce, dans une vieille demeure de style occidental. Elle s'appelle le Café Ouchi car Kara y sert à de trop rares clients de délicieux cafés dont elle moud elle-même les grains et compose les mélanges de saveurs. Dans cette maison qui devient vite un refuge, il y a un grand jardin foisonnant de cerisiers et de fleurs bleues ; elle bourdonnera bientôt des récits des nouvelles locataires, toutes un peu malmenées par la vie et souvent à bout de souffle. Dans cette pension de famille recomposée, elles prennent la parole à tour de rôle et interrogent les fantômes de leur passé en même temps que leurs espoirs réprimés et recouverts de silences ; elles vont apprendre à s'accepter, à partager leurs savoir-faire ainsi que le café, entre amertume des souvenirs et douceur des bavardages. Certaines apprendront à écouter le chant des oiseaux, d'autres découvriront les currys de palourdes de Chieko ou l'art de fabriquer des feuilles de cerisier confites au sel. Pour réapprendre à aimer.
Les gestes simples - cueillir des herbes aromatiques dans le jardin, faire bouillir de l’eau pour le thé, s’occuper du potager - sont autant d’actes qui éloignent la peur et les angoisses. Ode à la lenteur, à l’émerveillement, à la transmission.
Arashiyama Ko^zaburo^ a deux amours, la cuisine et la litte ? rature. Il est toujours passionne ? par son sujet, qu'il s'agisse d'un hai ? ku, d'un oeuf ou d'un banquet de pirates. Il nous apprend comment boire du lait a` bicyclette, de ? cline ses cent soupes pre ? fe ? re ? es au miso, e ? tudie les sept me ? tamorphoses de la fe`ve de soja ou perce le secret me ? taphysique du trou dans la racine de lotus. Ses Carnets de table sont de ? lectables, la malice s'y marie a` une fantaisie de ? bride ? e. Cependant, mine de rien, ils demandent beaucoup d'e ? rudition et une documentation minutieuse. Arashiyama nous e ? tonne, nous fait rire, nous met l'eau a` la bouche et, tout brillant qu'il est, ne rechigne pas a` nous livrer ses recettes prive ? es pour pre ? parer le riz, les raviolis wantan, les ramen froides, les chenilles de cerisier, un oeuf dur ou` le jaune et le blanc sont inverse ? s, et bien d'autres encore. Quel re ? gal !