Le présent volume entreprend de reconnaître l'oeuvre et la pensée de Roger Munier, en leur champ d'action et leur envergure. Philosophe, poète (ou encore critique, traducteur), aussi bien il récuse ces dénominations en son travail même, parce qu'elles dressent des barrières et croient définir ainsi des objets, quand il n'y a que des frontières, toujours franchies, et un seul objet, bien qu'il échappe sans cesse. Roger Munier occupe superbement celle qui se trace entre ontologie et phénoménologie - clairement soumises à une interrogation eckhartienne du divin. Il déplace avec non moins de force celles qui dessineraient le territoire de la poésie, exercice de la parole, écoute du monde. Ainsi aux "méditations" qui conduisent la pensée jusqu'au bout d'elle-même, répond le dire del"Opus incertum, où s'actualise l'horizon d'une présence adossée au Rien. Proche des grands poètes de son temps, auteur d'un livre majeur sur Rimbaud, théoricien de l'image et ami des peintres de l'apparaître, témoin enfin de l'" espace intérieur ", Roger Munier, dans l'écart où il se tient, met en relief d'un rayonnement oblique les questions que tend à occulter la représentation que notre temps se fait de lui-même."
Nombre de pages
283
Date de parution
21/01/2010
Poids
618g
Largeur
166mm
Plus d'informations
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EAN
9782868535191
Titre
Roger Munier
Auteur
Munier Roger ; Lallier François ; Thélot Jérôme
Editeur
TEMPS IL FAIT
Largeur
166
Poids
618
Date de parution
20100121
Nombre de pages
283,00 €
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Résumé : Entre l'aphorisme et la poésie, Roger Munier entreprend de "dire le rien plutôt que de ne rien dire". Tous ces textes éclair font allusion à une expérience indicible, mais que Roger Munier s'acharne à dire. C'est la démarche même des mystiques, qui essaient de parler de ce dont on ne peut parler. L'aspect fragmentaire de l'oeuvre épouse la mobilité de cette recherche. Peu de détails touchant la vie intime, mais par endroits des allusions retenues, des instantanés d'impressions vécues, des ébauches de description de la nature qui ont toujours un pouvoir d'évocation. On pense à Heidegger, aux haïkus aussi (Munier en a d'ailleurs traduits). Le moins du monde est un de ces livres sur lequel le lecteur éprouve le besoin de revenir.
Résumé : Dans cette civilisation du regard, l'image de toutes parts nous investit, substituant à la forme écrite un mode d'expression global, d'un pouvoir de suggestion considérable. Quel est le sens de ce phénomène, somme toute assez récent, quels en sont les périls ? La première tâche est d'en prendre mesure. Dans la photographie et ses dérivés : presse illustrée, cinéma, télévision, le rapport traditionnel de l'homme aux choses est inversé. Le monde n'est plus nommé : il se dit lui-même, dans sa répétition simple sur le papier ou sur l'écran. De pure matière à un discours, il devient son propre énoncé et dans cet énoncé "aborde" l'homme. D'où ce silence de la conscience fascinée, qu'on tente ici de reconnaître, en lui-même et dans ses effets prévisibles. En fait, c'est à une réflexion sur un profond changement, un tournant peut-être, de notre civilisation, que ce court essai nous invite.
Le monde humain est un domaine gardé. Nous y évoluons suivant nos humeurs, avec prudence ou folie, mais sur une aire balisée. C'est le territoire habitable où nous sommes chez nous. Mais ce territoire a des marges, des confins indécis où le réel accoutumé n'a plus la même assiette. C'est une incursion dans certaines de ces marges que ce livre propose. Elle peut permettre à une autre dimension des choses d'affleurer, que masque le plus souvent le cadre étroit de nos conduites. Le Paradis n'est peut-être fermé que parce qu'un monde clos commence à ses portes. Qu'on sorte de l'enceinte et ce monde peut redevenir matière d'extase, départ d'extase... Quatrième de couverture Le monde humain est un domaine gardé. Nous y évoluons suivant nos humeur, avec prudence ou folie, mais sur une aire balisée. C'est le territoire habitable où nous sommes chez nous. Mais ce territoire a des marges, des confins indécis où le réel accoutumé n'a plus la même assiette. C'est une incursion dans certaines de ces marges que ce livre propose. Elle peut permettre à une autre dimension des choses d'affleurer, que masque le plus souvent le cadre étroit de nos conduites. Le Paradis n'est peut-être fermé que parce qu'un monde clos commence à ses portes. Qu'on sorte de l'enceinte et ce monde peut redevenir matière d'extase, départ d'extase? - R.M.