Justin martyr. Apologie pour les chrétiens. Introduction, traduction et commentaire
Munier Charles
CERF
52,00 €
Epuisé
EAN :9782204081467
L'ouvrage se présente comme un exposé thématique, selon la tradition des écoles de philosophie c'est un plaidoyer en faveur des chrétiens injustement calomniés et persécutés. Justin commence par réfuter les accusations communes : les chrétiens ne sont ni des athées ni des séditieux. Leur conduite innocente et leur loyalisme prouvent leur honnêteté. Leurs enseignements prônent les vertus les plus utiles à la cité : dignité de vie, entraide, patience, non-violence. Leurs dogmes n'ont rien d'inouï ni d'absurde. Suit un exposé doctrinal du christianisme, centré sur la personne et l'enseignement du Christ, Logos, Fils de Dieu, fait homme, entré par l'Incarnation dans l'histoire, mort crucifié, ressuscité et retourné à Dieu, en attendant la Parousie. À l'appui de sa thèse, selon laquelle la doctrine chrétienne est supérieure aux conceptions des païens sur la divinité, Justin développe sa preuve par les Écritures : puisque les prophètes juifs ont annoncé par avance, tous les événements marquants de la vie et de la mission du Christ, ainsi que la destruction de Jérusalem et de la Judée, la persécution des disciples, la conversion des païens et l'incrédulité d'Israël, c'est que la personne de Notre-Seigneur Jésus Christ a quelque chose de divin. Justin fait ensuite un rapide exposé des rites essentiels de la religion chrétienne, le baptême et l'eucharistie, qui ne comportent rien de suspect ni de criminel. Cet exposé prouve que la vie, la doctrine et le culte des chrétiens méritent considération et respect dès lors la justice exige que l'on cesse de condamner des innocents, contrairement à ce qui se passe dans tout l'Empire, où des hommes perdus de moeurs les traduisent devant les tribunaux, comme l'atteste, à Rome même, le martyre de Ptolémée et de ses compagnons.--This work is laid out in the manner of a thematic exposé, in the tradition of the philosophy schools it is a plea in favour of those Christians unjustly accused and persecuted. Justin begins by refuting the widespread accusations: Christians are neither atheistic nor seditious. Their blameless conduct and their loyalty are proof of their honesty. Their teachings extol those virtues of greatest value to the city: a dignified life, mutual aid, patience, non-violence. Their dogma has nothing incredible or absurd. There follows a doctrinal account of Christianity, centred on the person and the teachings of Christ, Logos, Son of God, made man, who through Incarnation entered into history, died on the cross, resurrected and returned to God, awaiting the Second Coming. Now resting on this thesis, according to which the Christian doctrine is superior to pagan concepts regarding divinity, Justin develops his proof by citing the Scriptures: since the Jewish prophets foretold all the major events in the life and mission of Christ, as well as the destruction of Jerusalem and Judea, the persecution of His disciples, the conversion of the pagans and the incredulity of Israel, it follows that the person of Our Lord Jesus Christ has an element of the divine. Justin then gives a brief account of the basic rites of the Christian religion, Baptism and the Eucharist, which involve nothing suspect or criminal. This exposé proved that Christian life, doctrine and religion merited consideration and respect consequently the law required that innocents should not be condemned, contrary to what was taking place throughout the Empire, where unscrupulous men betrayed Christians before the courts, demonstrated in Rome itself by the martyrdom of Ptolemy and his companions.
En cette année du millénaire de la naissance du pape Léon IX, l'échec tragique de son pontificat interpelle l'Église, plus que jamais consciente des limites de son action et de l'obligation qui lui incombe d'entreprendre sa réforme en profondeur: Ecclesia semper reformanda. Il n'est pas indifférent d'observer que les domaines privilégiés qui ont fait l'objet de la sollicitude pastorale du pape Léon IX n'ont rien perdu de leur actualité: l'excellence de la vie monastique, la condition et le mode de vie du haut et du bas clergé, ses relations avec le laïcat, l'administration pontificale, les difficultés du dialogue oecuménique, les avatars des relations des églises avec les puissances séculières. Homme de son temps, le pape Léon IX nous déconcerte parfois par certains aspects de sa sensibilité et de sa piété, qu'il partage avec ses contemporains. Il nous étonne aussi par le caractère « moderne » de ses procédés: homme de terrain, voyageur infatigable, il préféra toujours suggérer les réformes, nécessaires, en obtenant l'assentiment des intéressés, plutôt que de les imposer de force. Fut-il trop bon? trop indulgent? Compte tenu de la brièveté de son règne, de la gravité des problèmes qu'il lui fallut affronter, de ta tutelle que l'empereur ne cessa d'exercer sur lui et des conditions de sa captivité aux mains des Normands, il n'en demeure pas moins un pape exemplaire par son sens du devoir poussé jusqu'au sacrifice suprême.
A l'occasion du neuvième centenaire de sa naissance, un nombre considérable d'ouvrages ont paru sur Hildegarde de Bingen s'efforçant d'éclairer les différentes facettes de sa vie et de son ?uvre. Dans la préface de son admirable monographie sur Hildegarde (Ed. du Rocher, 1995), Régine Pernoud souhaitait que " d'autres soient attirés par elle... et s'attaquent aux travaux d'envergure qu'il faudrait entreprendre pour nous la rendre plus proche, et qu'un large public sache tirer profit de ce qu'elle peut nous dire ". Le présent ouvrage voudrait répondre, en partie et très modestement, à ce souhait, en donnant la première traduction française de la Vie de sainte Hildegarde, composée au lendemain de sa mort par le moine Thierry d'Echternach, à l'aide des notes laissées par des témoins oculaires de tout premier plan, entre autres le moine Geoffroy et Guibert de Gembloux, qui furent ses secrétaires dans les dernières années de sa vie. L'auteur a recueilli fidèlement les témoignages de ceux qui furent ses collaborateurs et ses confidents (livre I). Pour décrire les dons visionnaires d'Hildegarde, il reproduit son " autobiographie ", les passages de ses écrits où elle essaie de rendre compte de sa mission " prophétique " (livre II). Enfin, il consigne soigneusement les " miracles " attribués à l'intervention de la sainte. S'il ne s'agit pas d'une biographie au sens moderne du mot, mais d'une ?uvre " hagiographique ", composée suivant les lois du genre, elle n'en constitue pas moins un témoignage contemporain des plus précieux sur la vie et l'?uvre de l'abbesse de Bingen et un premier guide pour les lecteurs de langue française désireux de mieux la connaître.
La Bible de Jérusalem est le fruit de la traduction collective des textes hébreux et grecs par l'Ecole biblique et archéologique française de Jérusalem qui lui a donné son nom. La première version est parue en 1956. La version actuellement imprimée date de 2000. La qualité des introductions, des traductions et des notes reflète le meilleur de la recherche exégétique contemporaine. La mise en pages réjouit l'oeil tout en facilitant l'intelligence du texte - l'usage de strophes signalant par exemple les passages poétiques. Cette disposition est devenue un modèle pour toutes les bibles modernes ultérieures. Des références dans les marges renvoient à d'autres passages. La Bible de Jérusalem est actuellement la traduction biblique la plus répandue en France, et fait figure de classique. La fidélité aux textes originaux en fait une bible d'étude. La qualité littéraire de sa traduction, la grande attention portée à son vocabulaire et à son style en font une bible pour la lecture, adaptée à tous les publics. Les livres présentés sont ceux du canon catholique.
Depuis la vague d'attentats de janvier 2015 jusque dans des tragédies plus récentes, une incompréhension mine notre société : comment des jeunes, français ou installés en France de longue date, peuvent-ils adopter des positions haineuses à l'égard de ceux qu'ils décrivent comme leurs ennemis ? Comment des campagnes de harcèlement peuvent-elles se développer sur les réseaux sociaux pour dénoncer les contenus de certains cours ? Les questions sont complexes, et n'appellent pas des réponses simplistes. Cet ouvrage - élaboré dans une perspective interdisciplinaire (droit, philosophie, psychologie, sciences de l'éducation, sociologie, théologie) - aborde concrètement les difficultés et les actions possibles, associant chercheurs et acteurs du terrain éducatif. Le monde éducatif est, en effet, confronté à la problématique du décalage entre discours se voulant scientifiques et dogmes religieux, menant dans certains cas au dysfonctionnement de l'institution scolaire (avec notamment le refus de participer à certains cours). La réflexion et l'action sur ce thème supposent donc de ne pas prendre de position surplombante, mais de pallier la méconnaissance du phénomène religieux chez une partie de ceux qui se confrontent à ses manifestations contemporaines, et de prendre la mesure des failles psychiques, intellectuelles, voire spirituelles de nos dispositifs collectifs d'éducation et de transmission du savoir. Les expressions religieuses contemporaines les plus extrêmes seraient alors à penser dans ce cadre du déficit des valeurs symboliques partagées qui feraient lien...
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Un document pour accompagner les adultes au sacrement du baptême. Une proposition d'itinéraire en plusieurs rencontres, qui peut élargie aux recommençants.