Est-il encore possible - et au fond est-il bien raisonnable - d'oser envisager aujourd'hui l'élaboration d'une anthropologie centrée sur le don, compris comme structure fondamentale de la personne ? Renonçant à se prendre pour sa propre origine, la personne se comprend elle-même comme le fruit d'un don. D'abord donnée à elle-même, elle se reçoit en son être de sa relation à une altérité première, elle advient à elle-même en s'appropriant singulièrement le don qu'elle est et elle s'accomplit en se donnant librement elle-même. Telle serait la loi ternaire du don qui régit la vie personnelle. La foi dans la Trinité comme mystère de pure donation révèle la source de ce rythme ternaire du don - le Père, origine de toute donation, le Fils, pure réceptivité et offrande, l'Esprit, don de l'intimité partagée du Père et du Fils - constituant le modèle analogique de toute communion des personnes, comme l'enseigne le concile Vatican II. En effet, l'analogie trinitaire de la famille donne à penser le don de la vie dans le don mutuel des époux, don dans le don, selon une fécondité analogue à la spiration de l'Esprit au sein de la Trinité. Une telle « théo-logique » de la vie personnelle parvient-elle à lever le soupçon contemporain sur l'anthropologie du don ? Une telle anthropologie du don, en sa structure ternaire et sa source trinitaire, est-elle en mesure de fonder, d'éclairer et de déployer une authentique éthique sexuelle, conjugale et familiale, à la hauteur des enjeux contemporains ...
Date de parution
31/08/2023
Poids
612g
Largeur
154mm
Plus d'informations
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EAN
9782204161527
Titre
Une anthropologie personnaliste du don
Auteur
Muizon François de
Editeur
CERF
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154
Poids
612
Date de parution
20230831
Nombre de pages
0,00 €
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Simple bergère illettrée d'une petite vallée des Alpes, Benoîte Rencurel reçoit les faveurs de la Vierge à Notre-Dame du Laus. Les pèlerins affluent et les conversions abondent. Prodiges et miracles se multiplient. C'est avec le concours des anges que, de 1664 à sa mort en 1718, Benoîte accomplit sa mission. Cette expérience unique dans l'histoire des religions donne d'approcher le très grand mystère des anges. François de Muizon nous permet de les appréhender sur le vif, d'observer comment ces esprits invisibles interviennent. Devenus les compagnons de Benoîte, ils insistent auprès d'elle pour que cette histoire soit écrite de son vivant. Le 4 mai 2008, Mgr Jean-Michel Di Falco reconnaît officiellement le caractère surnaturel des faits et visions relatés par Benoîte Rencurel, tels qu'ils sont racontés dans les Manuscrits du Laus.
Même si les ermites sont très peu nombreux (200 à 300 en France, selon les dernières estimations, dont deux tiers de femmes), ils continuent à fasciner l'opinion. Ils vivent très pauvrement, à l'écart, tout concentrés sur la rencontre avec Dieu dans la solitude. Mais ils attirent beaucoup de gens qui veulent puiser à la source de leur paix intérieure. L'auteur de ce livre est allé les rencontrer, dans leurs ermitages. Il nous livre des portraits saisissants où transparaissent à la fois la lumière de la plus haute vie spirituelle et la quête laborieuse des femmes et des hommes d'aujourd'hui.
Quelle prodigieuse aventure que celle de cette paysanne illettrée, qui fut pendant 54 ans (1664-1718), la messagère des volontés divines et qui, dans le même temps, reçut les plus implacables assauts de forces démoniaques qui la transportaient, disait-elle, en pleine nuit dans les montagnes environnantes. Sa vie est une des vies les plus merveilleuses que l'histoire religieuse nous ait laissée, merveilleuse au sens propre du terme tant Benoîte Rencurel vécut avec la Vierge Marie qui venait régulièrement lui rendre visite, et un Ange qui fut son compagnon de route. Benoîte a été choisie, et Le Laus, ce hameau inconnu des Alpes du Sud, perdu dans la montagne, pour remplir une mission prophétique : être un lieu pour ceux et celles qui se sentent tellement éloignés de Dieu, qu'ils ne savent plus comment le trouver (Refuge des pécheurs, comme l'indique une inscription). Les éléments contenus dans les Manuscrits du Laus ainsi que l'instruction du dossier de béatification et de canonisation fournissent les fondements pour étudier ces phénomènes extraordinaires et leur contexte historique.
L'irréductible dissymétrie entre le génie féminin et le génie masculin, source inépuisable de signification, constitue sans doute l'une des énigmes humaines les plus difficiles à déchiffrer. La sexualité serait dès lors réinventable, au gré des caprices et des hésitations d'un sexe devenu incertain. Paradoxalement, la différence entre l'homme et la femme s'impose dans son évidence simple, immédiate, charnelle. Elle est ce qui de la personne se voit en premier, mais sa signification ultime échappe à toute emprise totalisante. Énigme insaisissable, elle ne se réduit ni à son inscription charnelle (sexe anatomique) ni à sa construction sociale et culturelle (genre). Le naturalisme et le constructivisme s'avèrent impuissants à rendre compte du sens du sexe qui concerne le tout de la personne. Insaisissable par concept, la différence se donne pourtant à vivre dans le vif de la chair. Elle se donne à entendre, s'offrant à un déchiffrement. Indice de transcendance, cette irréductible dissymétrie révèle au c'ur de l'humain une structure relationnelle fondamentale d'altérité. Brèche dans la toute-puissance de la représentation, elle résiste à la personne qui risque de s'enfermer dans l'image qu'elle se fait d'elle-même. Ultimement, elle s'ordonne à la communion des personnes, qui s'origine - d'après une vision chrétienne - dans le mystère d'une insondable communion trinitaire. La tradition personnaliste judéo-chrétienne, parfois encore accusée de cultiver une mentalité naturaliste, un patriarcat machiste et misogyne, un mépris du corps et de la sexualité, fournit en réalité, au prix d'un exposé ajusté et d'un accueil renouvelé, des clés fondamentales qui éclairent puissamment l'énigme de l'altérité des sexes.
La Bible de Jérusalem est le fruit de la traduction collective des textes hébreux et grecs par l'Ecole biblique et archéologique française de Jérusalem qui lui a donné son nom. La première version est parue en 1956. La version actuellement imprimée date de 2000. La qualité des introductions, des traductions et des notes reflète le meilleur de la recherche exégétique contemporaine. La mise en pages réjouit l'oeil tout en facilitant l'intelligence du texte - l'usage de strophes signalant par exemple les passages poétiques. Cette disposition est devenue un modèle pour toutes les bibles modernes ultérieures. Des références dans les marges renvoient à d'autres passages. La Bible de Jérusalem est actuellement la traduction biblique la plus répandue en France, et fait figure de classique. La fidélité aux textes originaux en fait une bible d'étude. La qualité littéraire de sa traduction, la grande attention portée à son vocabulaire et à son style en font une bible pour la lecture, adaptée à tous les publics. Les livres présentés sont ceux du canon catholique.
Depuis la vague d'attentats de janvier 2015 jusque dans des tragédies plus récentes, une incompréhension mine notre société : comment des jeunes, français ou installés en France de longue date, peuvent-ils adopter des positions haineuses à l'égard de ceux qu'ils décrivent comme leurs ennemis ? Comment des campagnes de harcèlement peuvent-elles se développer sur les réseaux sociaux pour dénoncer les contenus de certains cours ? Les questions sont complexes, et n'appellent pas des réponses simplistes. Cet ouvrage - élaboré dans une perspective interdisciplinaire (droit, philosophie, psychologie, sciences de l'éducation, sociologie, théologie) - aborde concrètement les difficultés et les actions possibles, associant chercheurs et acteurs du terrain éducatif. Le monde éducatif est, en effet, confronté à la problématique du décalage entre discours se voulant scientifiques et dogmes religieux, menant dans certains cas au dysfonctionnement de l'institution scolaire (avec notamment le refus de participer à certains cours). La réflexion et l'action sur ce thème supposent donc de ne pas prendre de position surplombante, mais de pallier la méconnaissance du phénomène religieux chez une partie de ceux qui se confrontent à ses manifestations contemporaines, et de prendre la mesure des failles psychiques, intellectuelles, voire spirituelles de nos dispositifs collectifs d'éducation et de transmission du savoir. Les expressions religieuses contemporaines les plus extrêmes seraient alors à penser dans ce cadre du déficit des valeurs symboliques partagées qui feraient lien...