Enée le mal-aimé. Du roman médiéval à la bande dessinée
Mühlethaler Jean-Claude
BELLES LETTRES
35,00 €
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EAN :9782251730462
Enée le mal-aimé ! Si Didon, plainte dans son malheur ou admirée pour avoir fondé la ville de Carthage, n'a cessé de fasciner depuis le Moyen Age, les faits et gestes du héros de Virgile, ancêtre mythique d'Auguste, peinent par contre à occuper le devant de la scène, comme s'ils ne répondaient pas aux problèmes du monde moderne. Les raisons d'un tel déséquilibre méritaient d'être interrogées. Quelles sont les conditions historiques qui permettent de revaloriser Enée en faisant résonner ses aventures avec l'actualité ?... Sa récupération implique-t-elle nécessairement un rejet de Didon, une condamnation de la passion perçue comme faiblesse féminine ?... Au prix de quelles distorsions l'acculturation de l'épopée antique est-elle possible ?... Les métamorphoses d'Enée au fil des siècles comportent des enjeux littéraires et culturels, mais aussi existentiels et idéologiques. D'un côté, Enée se prête à une lecture politique, car il est le père d'un empire ; de l'autre, par ses errances et ses erreurs, sa rencontre avec Didon (l'amour), puis avec son père en enfer (le devoir), il apparaît comme un individu en quête d'identité, cherchant à donner un sens à sa vie. A travers lui se pose des questions qui devraient interpeler chacun : à quoi sert aujourd'hui un mythe littéraire ?... Est-il des héros pour notre temps ?...
Nombre de pages
404
Date de parution
12/09/2016
Poids
552g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782251730462
Titre
Enée le mal-aimé. Du roman médiéval à la bande dessinée
Auteur
Mühlethaler Jean-Claude
Editeur
BELLES LETTRES
Largeur
150
Poids
552
Date de parution
20160912
Nombre de pages
404,00 €
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Nous avons longtemps vécu sur l'idée reçue d'un Moyen Age tardif moribond, à la sensibilité d'autant plus exacerbée qu'une " fin " obscure semblait proche, en une sorte d'image romantique et troublante. La présente synthèse tourne le dos à une approche évolutionniste, globale et nécessairement réductrice (Huizinga, Elias), pour faire siens les regards que, déjà, les intellectuels des XIVe et XVe siècles ont portés sur une réalité extrêmement mouvante. Désormais les clercs ne sont plus seuls à s'adresser au prince. Qu'il ait mis sa plume au service du roi et de la nation, qu'il en ait fait l'instrument d'une critique de la Cour et du pouvoir, qu'il ait pénétré au plus secret du cercle royal, l'écrivain laïc, voire la femme de lettres, conquiert le droit à la parole dans une France meurtrie par la guerre de Cent Ans. Christine de Pizan, Alain Chartier ou Jean Molinet adaptent les registres d'expression traditionnels aux besoins du moment, retrouvent les pouvoirs de la rhétorique antique, maîtrisent les techniques poétiques, avec une virtuosité et une invention parfois étourdissantes, développent les stratégies auctoriales les plus diverses, pour imposer à leur lecteur un discours de vérité émouvant, puissant. Des miroirs des princes aux mémoires, d'Eustache Deschamps à Philippe de Commynes, la littérature explore ainsi les voies de l'engagement. La figure de l'auteur moderne se dessine en filigrane. Vox poetica, vox politica, la littérature dessine, à l'aube des temps modernes, ce territoire nouveau du politique, ce lieu où dialoguent, de manière plus sensible et pressante, le poète et le prince. L'ambition de ce livre est de révéler la portée considérable de cet échange novateur pour l'écrivain et pour la société.
Mühlethaler Jean-Claude ; Loehr Joël ; Sirvent Mic
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Depuis le XIXe siècle, le succès de François Villon (1431-1463?) ne s'est plus démenti. Sa vie, réelle ou légendaire, fascine; son oeuvre a inspiré écrivains, illustrateurs et compositeurs. Des chanteurs comme Georges Brassens ont définitivement assuré son succès auprès d'un large public, surtout en France. Mais, si le "povre escollier" est le plus célèbre parmi les poètes du Moyen Âge, il reste à nos yeux un auteur des plus difficiles à cerner. Les multiples études qui lui sont désormais consacrées placent les ballades, le Lais et le Testament sous des éclairages trop changeants pour ne pas dérouter le lecteur. Le temps était venu de refaire le point. Grâce aux éditions d'un nombre important d'?uvres du XVe siècle, il est aujourd'hui possible de mieux percevoir la place qui revient à François Villon entre la culture de la ville et la culture des cours, mais aussi de comprendre pourquoi cette oeuvre, si ancrée dans le Paris de son époque, en partie écrite dans le jargon des Coquillards, a pu traverser les siècles.
Les Belles Lettres regroupent dans ce somptueux coffret réalisé par Benjamin Van Blancke les deux volumes d'Isaac Asimov consacrés à l'histoire romaine, de sa fondation à sa chute. C'est sa fascination pour l'histoire du grand Empire romain qui inspira Asimov pour construire son Empire galactique dans le Cycle de Fondation, oeuvre qui s'est rapidement imposée comme un classique et comme une référence de la littérature de science-fiction. Dans La République romaine, Asimov retrace l'épopée d'une petite tribu qui a bâti en l'espace de 500 ans, grâce à son audace et à son ingéniosité, l'une des civilisations les plus brillantes de l'histoire : Rome. De la fondation légendaire par Romulus à l'avènement d'Auguste, Asimov dresse, grâce à sa maîtrise parfaite de la narration, un tableau limpide de cette époque fascinante. Chaque chapitre s'ouvre sur l'une des superbes illustrations de Benjamin Van Blancke, et immerge tout entier le lecteur dans cette « suite extraordinaire de triomphes et de désastres, de faits de bravoure au combat et de bêtise dans la paix, d'intrigues sordides et d'idéalisme glorieux » (Isaac Asimov). Dans le second et dernier volume consacré à l'histoire romaine, Isaac Asimov guide ses lecteurs à travers les quatre siècles durant lesquels Rome assura son hégémonie sur le monde occidental, apportant la paix à une centaine de millions de personnes. L'Empire romain reprend le récit là où La République romaine l'avait laissé, à l'avènement d'Auguste et au début du principat, et couvre toutes les lignées d'empereurs jusqu'aux royaumes germaniques et à la victoire de Clovis à Soissons, qui marque la fin de la tradition romaine, 1239 ans après la fondation de la Ville par Romulus. Se plaçant en chroniqueur lucide, Asimov, au moyen d'anecdotes savoureuses et d'apartés, relie la « grande » histoire, celle des batailles et des dirigeants, à la « petite », celle du quotidien et des masses anonymes. Ce volume est, comme le précédent, illustré par les majestueux dessins de Benjamin Van Blancke.
Pendant une douzaine d'années, Jean-Pierre Otte s'est attaché à rassembler les mythes premiers du cercle Arctique, des deux Amériques, de l'Afrique noire, de l'Océanie et de l'Australie de l'"Ere du rêve". Ces mythes de création qui, dans le recours à l'imaginaire, demandent à la vie le secret de ses origines, étaient peu connus, dispersés ou fragmentaires, souvent jamais traduits de la langue dois laquelle les grands voyageurs et les premiers ethnographes les rapportèrent. Dans un second temps - et cette démarche fera date -, Jean-Pierre Otte s'est efforcé d'amener ces grands récits de la tradition orale à l'existence écrite. Son travail dans la rigueur n'en est pas moins une transposition poétique, aussi vivante et passionnée que possible. Il s'agissait d'amplifier le sens, d'exalter les couleurs, d'accentuer les contrastes, et de mettre en évidence, sans le dénaturer, le contenu philosophique, métaphysique, religieux, amoureux ou moral des mythes du commencement. Rendus magnifiquement, ces matins du monde ont été choisis pour être représentatifs des grands courants cosmogoniques, lesquels ne sont peut-être, malgré leurs différences, ou plutôt grâce à elles, que la diversité fabuleuse et fertile d'une unité foncière inscrite au plus profond de la mémoire du monde et de la nôtre.
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