1777. Mozart a vingt-et-un ans ; poussé par son père, il quitte le milieu trop mesquin de la cour du prince-archevêque Colloredo, mais Leopold reste Salzabourg, car la maladie et de graves soucis financiers l'empêchent, cette fois, d'accompagner Wolfgang qui part avec sa mère. Le but unique de ce voyage est de trouver un emploi auprès de quelque prince et de gagner de l'argent grâce à ses talents de pianiste, violoniste et compositeur. Munich et Augsbourg ne présentant guère de ressources, Wolfgang et sa mère passent l'hiver à Mannheim ; heureux séjour car il compose les quatuors et concertos pour flûte et tombe amoureux de la jeune chanteuse Aloisia Weber. Au printemps de 1778, les Mozart gagnent Paris ; c'est le succès qui attend Wolfgang avec se Symphonie "parisienne", mais c'est la mort qui y surprend sa mère, le 3 juillet. En ces années décisives, Wolfgang Amadeus s'affranchit peu à peu de la pointilleuse tutelle paternelle. Il souscrit de plus en plus difficilement à la maxime de son enfance : "Après Dieu, il y a Papa" ! Leopold en est réduit à écrire et ses lettres contiennent recommandations, reproches et semonces ; Wolfgang répond avec respect, mais aussi toute l'insouciance et la désinvolture d'un esprit pétillant, la candeur d'un coeur très vulnérable.
Nombre de pages
474
Date de parution
15/07/1993
Poids
712g
Largeur
152mm
Plus d'informations
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EAN
9782080660367
Titre
Correspondance. Tome 2, 1777-1778
Auteur
Mozart Wolfgang Amadeus
Editeur
FLAMMARION
Largeur
152
Poids
712
Date de parution
19930715
Nombre de pages
474,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Qu'est-ce que la nostalgie sinon une mélancolie humaine rendue possible par la conscience de quelque chose d'autre, d'un ailleurs, d'un contraste entre passé et présent ? Et cette nostalgie n'est-elle pas aussi provoquée essentiellement par l'irréversibilité du temps ? Car on ne saurait remonter le cours du temps, tel est l'obstacle insurmontable qu'il oppose à nos entreprises. C'est notre impuissance devant cette impossibilité qui fait toute l'amertume de la nostalgie et l'absurdité des chimères du rajeunissement. La nostalgie n'est pas le mal du retour : on peut toujours revenir à son point de départ, à son lieu natal (l'espace se prête docilement à toutes nos allées et venues) mais il est impossible de redevenir celui qu'on était au moment du départ. Mais si le temps s'oppose irréductiblement à la rétrogradation il ouvre devant nous une carrière infinie à la liberté. L'homme peut s'ouvrir à l'idée du futur et confirmer ce que le temps affirme. Se servant d'exemples tirés de la vie quotidienne aussi bien que d'oeuvres poétiques, philosophiques ou musicales, Vladimir Jankélévitch démontre en fin de compte que l'irréversible n'admet qu'un seul remède : le consentement joyeux de l'homme à l'avenir, au futur.