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Mouton Antoine
CONTRE ALLEE
20,00 €
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EAN :9782376650164
Dans Cho^mage monstre, son précédent texte paru à La Contre Allée en 2017, Antoine Mouton s'? interrogeait sur la façon dont on pouvait "habiter" un corps que l'? on a longtemps pre^te ? a` un emploi, un corps et une langue que l'? on a trop longtemps de ? serte ? s. Poser proble`me s'? inscrit dans la continuite ? de cette réflexion. On y retrouve ce questionnement à propos de la difficulté d'? être et d'? exister en-dehors des injonctions multiples et normatives du quotidien. Une journée faite de toutes les questions Il fallait une forme et une langue inventives pour nous convier au doute, au questionnement qui aident à réinterroger notre quotidien. Le recueil se présente comme une journée et une nuit aux côtés du poète. A suivre le folio, qui donne aussi l'? unité à l'? ensemble, on remarque que le temps passe. L'? écriture procède par associations d'? idées, par glissement sémantique et cherche un retour au sens propre des expressions langagières parfois figées, ou bien encore à redonner aux mots quotidiens une densité que l'? usage leur fait perdre. "Je me suis serré la ceinture ça m'? a coupé en deux" "Je prends la parole je la serre je la presse rien n'? en jute mais je tiens bon" Voir c'? est aussi penser, mais autrement Avec l'? insertion d'un regard photographique dans le fil de la narration, Antoine Mouton cherche a` e ? largir son champ poe ? tique et propose un pas de co^te ? suffisamment remarquable pour nous amener a` conside ? rer l'? existence à partir de points de vue multiples. Les blancs, les temps qui manquent d'? une heure a` l'? autre, d'? une page à l'? autre sont autant d'? espaces de silence pour exprimer ce qui e ? chappe aux mots et a` la pense ? e. Autant d'? interstices et de place qui nous sont dédiés.
Nombre de pages
208
Date de parution
06/11/2020
Poids
234g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782376650164
Titre
Poser problème
Auteur
Mouton Antoine
Editeur
CONTRE ALLEE
Largeur
135
Poids
234
Date de parution
20201106
Nombre de pages
208,00 €
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Résumé : A l'origine, une idée simple : que se passerait-il si un livre changeait tandis qu'on ne le lit pas ? Idée a priori plaisante, mais qui rendra fou le metteur en scène polonais, auquel un directeur de théâtre parisien a confié la tâche d'adapter pour la scène le roman d'un auteur autrichien, roman dont les personnages et les situations disparaissent d'une lecture à l'autre. Les répétitions parisiennes sont catastrophiques : un interprète alcoolique traduit pour les comédiens français les invectives du metteur en scène polonais, un comédien engagé n'a pas été distribué, le spectacle durera huit heures, le budget a été largement dépassé, une grosse armoire trône au milieu du plateau... Le récit tente de réunir les éléments ayant conduit le metteur en scène polonais à se comporter de la sorte. Nous traversons ainsi différentes époques à ses côtés : la mise en scène des Démons de Dostoïevski dans un stade de football en Pologne ; Qu'il s'agisse de l'actrice française, du directeur du théâtre, de la femme du metteur en scène polonais ou d'un philosophe grec logé dans le même hôtel, tous ces personnages sont autant de figures qui se révèlent comme dans un jeu de cartes, abattues sur la table, aussitôt recouvertes, et remises en jeu pour le coup final. Entre eux et le metteur en scène polonais, il n'y a plus de discussion possible, seulement quelques oeufs durs. Dans la poche du metteur en scène polonais se niche une impressionnante quantité d'oeufs durs, que ceux qui devraient négocier, parlementer ou sermonner, préfèrent soudain partager avec lui plutôt que de lui faire le moindre reproche. Ce roman peut être lu comme un conte, prenant pour décor le milieu du théâtre, afin d'ouvrir à un état des lieux européen plutôt fantasque - c'est l'humour qui prédomine ici. Il s'agit également d'une quête. Celle d'un homme devenu détective de ses propres pensées, dont les défaillances sont autant de ressorts comiques ou dramatiques, permettant des sauts extravagants dans le temps et dans la logique.
Résumé : Un couple de psychanalystes se rend compte qu'un même patient les fréquente tous deux. Comme il vient de disparaître, ils mènent l'enquête et découvrent un manuscrit intitulé Imitation de la vie. Le manuscrit retrace l'histoire d'Emir Sulter. Il vit à Setrou, une ville de banlieue parisienne où il gère, avec Ingrid Egala et quelques cinéphiles passionnés, un cinéma dédié aux films expérimentaux, le Mekas Palace, nommé ainsi en hommage à Jonas Mekas, l'un des plus célèbres représentants du cinéma underground. Ingrid et Emir sont des amoureux de la radicalité. Ce qu'ils préfèrent par-dessus tout, c'est montrer des films que personne n'a jamais vus. Ils font tout pour que leur cinéma vive, parce que ce lieu est devenu toute leur vie. Si Ingrid a vraiment changé, renonçant aux films qu'elle voulait réaliser pour s'occuper exclusivement du cinéma, Emir est davantage tiraillé entre ses restes d'enfance et son aspiration à devenir adulte, tel un gamin qui aurait mis un costume d'homme d'affaires. Deux autres femmes gravitent autour de lui : sa femme et sa mère, avec lesquelles il vit. Il s'est marié il y a quelques années par inadvertance avec Mélissa, qui insistait. Quant à sa mère, elle " fait des cuirs ", employant un mot pour un autre, jetant de la confusion tout autour d'elle dès qu'elle ouvre la bouche. Volontiers comique, Imitation de la vie se veut le roman de la désillusion de devenir adulte, quand on s'aperçoit que l'adulte est celui qui feint encore mieux que les autres.
Le récit d?une désaliénation progressiveChômage monstre questionne la difficulté de quitter un travail, de s?arracher à ce qui nous retient, puis de celle, ensuite, d?habiter un corps qu?on a longtemps prêté à un emploi. Pendant que les corps travaillent, les esprits et les idées chôment. Que retrouve-t-on dans un corps et une langue qu?on a trop longtemps désertés ?Redevenir vivant c?est-à-dire chaotique et précis comme une aiguille dans le néantD?une forme d?aliénation à la tentative de se réapproprier son existence, l?auteur pointe la place normative que prend le travail dans nos vies en cinq séquences qui ressemblent tour à tour à des fables ou à des essais où se conjuguent sens et sonorités, idées et rythme.La forme poétique se prête alors de façon naturelle aux interrogations que soulèvent Chômage monstre.
Un trio composé d'un père, d'une mère et de leur fils a pour seul domicile une voiture roulant vers le Nord. Destination improbable qui voit bientôt le road-movie tourner au drame, raconté par l'enfant qui s'adresse à sa mère : le monologue du fils dès lors se fait hypnotique pour progressivement se muer, au fil de ce récit d'une rare intensité, en une incantation fervente et douloureuse. Premier livre d'Antoine Mouton, "Au nord tes parents" a reçu en 2004 le Prix des Lycéens de la Région PACA et a rencontré un large écho, tant auprès de la critique que du public. Il a également fait l'objet de plusieurs adaptations théâtrales, dont l'une a notamment été jouée au Festival d'Avignon.
Marir Tomé est historienne. Elle vit dans une société bâtie sur la crainte de "l'Etre", une créature prédatrice mi-végétale, mi-animale. Pour s'en protéger, il faut prendre le jaune, une substance qui rend les chairs toxiques, mais qui a de lourdes conséquences sur la santé. Lorsque Marir émet l'hypothèse que le jaune n'a pas toujours été consommé et qu'une vie a existé sans lui, elle s'attire les foudres d'une partie de la population et du gouvernement. Sicane, son amante, se trouve alors embarquée malgré elle dans la polémique, tout comme les collègues de Marir, universitaires en quête de vérité. Paysages voraces est un roman foisonnant d'inventivité, dont les interrogations font écho à des réflexions contemporaines : questions de genres et d'assignations sociales, de croyances, de rapport au travail et d'inégalités sociales, de violences sexuelles...
Pour un pain volé, pour vagabondage ou pour indiscipline ; suite à une lettre de dénonciation d'un frère, à la tyrannie d'un père ; au nom de la protection et de l'éducation, sur fond de peur du corps féminin et des classes populaires, des jeunes filles sont jugées comme délinquantes et enfermées dans une école de préservation. Elles s'appellent Marthe, Monelle, Jeanne ou Berthe. Mineures, elles sont toutes considérées comme coupables ou, pour le moins, dérangeantes. Discipline et maltraitance sont le lot quotidien de ces pupilles soumises à la violence des surveillantes, à des ordres qui brisent les nuques. Mais ces mauvaises filles résistent... Un jour de novembre 1934, trois heures durant, sur les toits de l'école de préservation de Clermont, ces jeunes filles se réapproprient leur enfance inachevée et remplissent le ciel de leurs chants et de leurs rires. Un soulèvement-joie auquel Perrine Le Querrec prête son souffle en donnant voix à ces mutines.
Traductrice de l'anglais, et notamment de nombreuses autrices engagées, comme Julia Serano, bell hooks ou encore Dorothy Allison, Noémie Grunenwald cherche sans cesse à retranscrire cet engagement féministe au sein de ses traductions, questionnant les formes d' écriture, le choix des termes, se heurtant aux manques, aux absences, et élaborant de nouvelles stratégies dans une pratique politique, militante, de la traduction. Convoquant les autrices et auteurs qui ont marqué sa pratique, Noémie Grunenwald explore ce que signifie "traduire en féministe/s" : S'abandonner / Improviser / Se soumettre / Se décentrer / Interpréter / Corriger / Elargir / Inclure ? / Apprendre / Traduire / Tisser / Citer ; autant d' étapes nécessaires à l'écriture d' une traduction. C'est avec franchise, humilité et humour que Noémie Grunenwald ponctue son essai d'un récit plus personnel sur le parcours qui a été le sien, depuis les premiers articles de fanzines traduits, juste pour mieux comprendre, jusqu'à la traduction professionnelle. Rendant hommage aux êtres et aux textes qui jalonnent sa formation, l'autrice raconte son engagement, sa passion et sa détermination, et nous interpelle avec un ton aussi direct et percutant qu'accrocheur. Traduire en féministe/s, c'est un moyen de lutter contre l'ordre établi.
D'une manière incroyablement subtile et intelligente, Amandine Dhée, en partant de sa découverte et de son expérience personnelle du désir, élargit le propos et acquiert par là-même une résonance universelle. C'est lucide et parfois grinçant. C'est beau et réjouissant aussi, cette ode à la liberté et cet appel à résister aux injonctions, quelles qu'elles soient.