L'informatique en France de la Seconde Guerre mondiale au Plan Calcul. L'émergence d'une science
Mounier-Kuhn Pierre-Eric ; Duby Jean-Jacques
SUP
24,99 €
Épuisé
EAN :9782840506546
Comment l'ordinateur a-t-il été inventé? Comment s'est diffusée l'informatique? Comment une technique donne-t-elle naissance à une science? Comment stimuler ou freiner l'innovation? Pourquoi la France, où l'on prétendait en 1947 avoir une "avance théorique" en calcul électronique, a-t-elle dû, vingt ans après, lancer un Plan Calcul pour rattraper son retard? Fondé sur une ample documentation française et étrangère souvent inédite, ce livre est un essai d'histoire comparée. On découvre que la France est le seul de tous les pays industrialisés où la recherche publique n'ait pas réussi à construire d'ordinateur durant la période pionnière, avant 1960, dans un contexte caractérisé par les séquelles de la guerre, par les spécificités du milieu mathématicien français et par la faible demande de calcul au début de cette période, faiblesse elle-même liée à la situation des industries électrique et aéronautique. L'informatique s'y est cependant développée grâce aux initiatives d'universitaires, véritables entrepreneurs de science, qui collaboraient avec des industriels novateurs et avec les services techniques civils ou militaires - cela souvent dans le cadre régional de véritables pôles d'innovation. Ils ont bientôt dû faire face à l'explosion de la demande du marché du travail, qui réclamait toujours plus d'informaticiens. Au cours des années 1960-1970, on est passé progressivement du calcul électronique, outil au service des ingénieurs et des mathématiques appliquées, à la construction d'une discipline nouvelle, l'informatique, qui recomposait le paysage scientifique. Cette évolution ne s'est pas effectuée sans résistances ni controverses. Elle s'est accomplie parce qu'elle correspondait à la fois à la nécessité de formaliser les savoirs pour les enseigner, à la volonté modernisatrice des dirigeants de la politique scientifique et au besoin de mieux comprendre ce que l'on faisait en concevant des systèmes informatiques, afin d'améliorer les performances des ordinateurs et d'étendre leurs champs d'application dans l'économie et la société. Une science émerge pour maîtriser des techniques d'une extrême complexité: il n'y a rien de plus pratique qu'une bonne théorie.
Nombre de pages
718
Date de parution
11/03/2010
Poids
1 264g
Largeur
160mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782840506546
Titre
L INFORMATIQUE EN FRANCE DE LA SECONDE GUERRE MONDIALE AU PLAN CALCUL
Auteur
Mounier-Kuhn Pierre-Eric ; Duby Jean-Jacques
Editeur
SUP
Largeur
160
Poids
1264
Date de parution
20100311
Nombre de pages
718,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Résumé : L'informatique fait aujourd'hui partie de notre quotidien. Pourtant il a fallu plus de deux mille ans de découvertes, d'ingéniosité, de pratique, de savants, ... à travers toutes les civilisations du monde pour arriver aux ordinateurs, gadgets technologiques, réseaux etc. bref tout ce qui fait notre environnement actuel. L'ouvrage se présente comme un beau livre dont chaque chapitre décrit les avancées de façon chronologique. Une présentation du contexte social de l'époque donne également une dimension humaine à l'ouvrage. Ainsi, vous découvrirez entre autres le boulier chinois en Antiquité, les premières machines mécaniques du XVI au XIXe siècle, l'apparition des robots au XXe, Turing et le codage, les premières salles d'informatique, les premiers ordinateurs, l'ancêtre du CD, Internet... Richement illustré et présenté sous la forme d'une succession d'encadrés datés, cet ouvrage intéressera tout curieux, scientifique ou non. Le langage simple, le choix des photos, l'analyse sociétale donne à ce voyage dans le temps le goût d'une aventure sans précédent.
Mounier-Kuhn Isabelle ; Knock Jerry ; Descoings Ri
Amenés à changer souvent d'entreprise, de pays, de situation familiale, les managers et dirigeants d'aujourd'hui se dotent au fil du temps d'un positionnement qui les rend reconnaissables. Cette reconnaissance génère, en écho, la création de systèmes relationnels qui contribuent, en retour, à leur progression professionnelle. Au-delà des simples techniques de gestion de " réseaux ", cet ouvrage démontre l'importance de se (re)positionner clairement pour atteindre ses objectifs. Illustré de nombreux exemples et témoignages de dirigeants d'entreprise, ce livre fournit au lecteur les outils pour : apprécier ses potentialités propres et travailler son positionnement professionnel, ce que l'on est, ce que l'on vaut, ce que l'on veut ; appréhender la logique des systèmes relationnels, à travers trois notions : l'écho-système, l'ego-système, et l'e-cosvstème ; exploiter ses atouts pour optimiser sa carrière, à l'aide des conseils pratiques issus de l'expérience quotidienne des auteurs.
La Tunisie, moi j'y vais " clamait, au lendemain du tragique attentat au musée du Bardo, une campagne de publicité. Bien vu. Les Tunisiens vous attendent. Destination touristique s'il en est, la Tunisie mérite à tous point de vue le détour. Carthage et ses merveilles archéologiques romaines, les rivages de la Méditerranée, la douceur de Djerba, les étendues désertiques, les forêts cotières? Et surtout, un peuple résolu à se moderniser, amoureux de la culture occidentale, française en particulier. La Tunisie est ici racontée par les siens, intellectuels, émigrés, responsables politiques. Un récit pour dire le destin d'un pays fracturé, qu'une majorité de sa population s'emploie tant bien que mal à cicatriser. Pour lui redonner le charme et les vives couleurs d'antan. Ce petit livre n'est pas un guide. C'est un décodeur. Écrit dans le chaudron consécutif au printemps arabe, il raconte les tourments d'une nation audacieuse, résolue à montrer au monde son meilleur visage. La Tunisie est un pays de passion. Laissez-vous reconquérir.
Résumé : Cet essai porte sur les romans écrits par Georges Simenon au cours des années trente, aussi bien les " romans durs " que les " Maigret ", et en renouvelle profondément la lecture. Il y décèle un scénario latent. Hanté par le " vertige de la perte " qui le pousse à un retour fusionnel dans le Monde-Mère sous les espèces du rien, voire de la mort, l'écrivain l'exorcise en se réfugiant dans le contre-monde du Livre, par instinct de conservation, en " avare " de son désir. Mais il en conçoit de la mauvaise conscience, car il s'éprouve alors comme un escroc, ou un faussaire : c'est donner en effet pour réels, dans ses livres, des êtres et un monde de papier, sans vraie consistance. Pour se laver de ce péché d'escroquerie, il place dans ses romans des personnages qui sont ses doubles, assignés à des espaces mettant en abyme le Livre. Ce sont des boucs émissaires, car ils endossent la faute et, d'une façon ou d'une autre - en mourant, dans bien des cas -, l'expient, ce qui permet d'en dédouaner l'écrivain. Cependant, il n'y a là qu'un subterfuge puisque, en réalité, ce sacrifice expiatoire du Livre et de son démiurge se produit... dans un livre. C'est pourquoi, un roman terminé, Simenon n'a d'autre choix que d'en entreprendre un autre.
Ce livre est une monographie du Journal de Salonique, publié dans la ville, alors ottomane, dont il porte le nom, entre 1895 et 1911. Il cherche à mettre en lumière, au sein de la presse juive de l'époque, la spécificité de ce périodique sépharade en langue française publié par et pour l'élite bourgeoise et commerçante de la ville, ainsi que son rôle dans la société salonicienne alors en pleine transformation. Le contexte de cette publication est en effet marqué par la modernisation de la société juive ottomane, mais aussi par les transformations politiques de l'Empire dans lequel elle s'inscrit. Face aux défis que représentent l'occidentalisation, le développement du sionisme et la montée des nationalismes dans les Balkans, le journal se fait à la fois miroir et acteur de la communauté en difficulté, proposant une redéfinition de l'identité juive, ottomane et salonicienne. Cette étude analyse le contenu du journal pendant ses quinze années de publication. Elle met en lumière les intentions de ses dirigeants, qui en font un outil de modernisation, les représentations de la société véhiculées par les rubriques " mineures " du périodique (chroniques mondaines, feuilletons, publicités) ainsi que la position ottomaniste et antisioniste des rédacteurs au sujet de l'avenir de leur communauté.
Le premier 19e siècle, dans l'immédiat héritage, problématique, de la Révolution française, est un moment décisif où se reconfigurent les rapports de la littérature et de la morale. Préparée en cela par le rationalisme des Lumières, la Révolution a mis à bas un système social et moral hiérarchisé ; désormais l'individu, promu sujet raisonnable et responsable, se voit imposer de redéfinir son identité, sa place et sa fonction. L'ouvrage se propose de brosser un panorama de la reconfiguration de la question morale dans cette période charnière, particulièrement riche et complexe.