De 1926 à 1936 puis de 1940 à 1942, Emmanuel Mounier a consigné dans des carnets ces "entretiens" qui sont des transcriptions de ses rencontres intellectuelles et personnelles. Il s'agit souvent de comptes rendus, écrits parallèlement à son activité d'étudiant puis de directeur de revue, qui lui permirent, à des moments-clés de son existence, d'éclairer ses choix. Ils constituent en ce sens de véritables dialogues intimes. Ces textes, dont seuls quelques extraits avaient été publiés, sont d'une valeur exceptionnelle pour mieux cerner la personnalité contrastée et l'action de Mounier. Austère étudiant en philosophie ? Mais aussi écrivain talentueux, brossant à la perfection impressions de voyages et portraits de personnages. Penseur politique de la génération du krach boursier de 1929 ? Mais aussi mystique, contemplatif. Fondateur, en 1932, d'une revue ouverte : Esprit ? Mais avec un certain purisme, à ses débuts, qui en effarouchera plus d'un. Tête solide, santé à toute épreuve ? Mais profondément perturbées par de longues fiançailles toujours au bord de la rupture. Catholique fervent ? Mais suspecté d'hétérodoxie par le Vatican qui menace plusieurs fois de mettre Esprit à l'Index. Hésitant sur l'attitude à adopter face à Vichy en 1940 ? Mais pour tenter d'infléchir la collaboration avec les nazis et la législation antisémite. Enfin, patriote jusqu'au-boutiste ? Mais pour insuffler à la France des valeurs spirituelles, qui lui vaudront d'être arrêté en janvier 1942. En prison, il fait une grève de la faim durant laquelle il prend des notes ici reproduites. Exceptionnels, ces documents le sont également pour qui s'intéresse à l'effervescence des années 1920-1940. Soucieux de comprendre son temps, Mounier est allé à la rencontre de toutes sortes de milieux en Espagne, Belgique, Ecosse, Italie, Tunisie, mais surtout en France qu'il parcourt de long en large. Il y croise les intellectuels les plus en vue dans les cercles de Jacques Chevalier, Jacques Maritain, Nicolas Berdiaev, puis ceux qu'il regroupe lui-même autour d'Esprit. Philosophes, écrivains, théologiens, historiens, éditeurs, politiques, ecclésiastiques, ou simples témoins, nombreux, arrachés à l'anonymat : tous sont approchés par Mounier dans un même souci de restituer la vérité de chaque personne.
Nombre de pages
979
Date de parution
20/04/2017
Poids
1 562g
Largeur
170mm
Plus d'informations
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EAN
9782753553545
Titre
Entretiens 1926-1944. Emmanuel Mounier
Auteur
Mounier Emmanuel ; Comte Bernard ; Roullière Yves
Editeur
PU RENNES
Largeur
170
Poids
1562
Date de parution
20170420
Nombre de pages
979,00 €
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Cet ouvrage, écrit dans un style accessible et rigoureux, constitue la meilleure synthèse des idées d'Emmanuel Mounier. Prenant appui sur sa philosophie de la personne, l'auteur éclaire des thèmes majeurs: la communication, la liberté, l'éthique, l'engagement, la politique, la culture. En ce sens, ce livre est également une remarquable introduction à la philosophie. Le lecteur percevra vite l'actualité d'un penseur qui fit de l'événement son « maître intérieur », et que l'on a pu caractériser comme un Socrate du XXe siècle.
Résumé : Cet ouvrage, écrit dans un style accessible et rigoureux, constitue la meilleure synthèse des idées d'Emmanuel Mounier. Prenant appui sur sa philosophie de la personne, l'auteur éclaire des thèmes majeurs : la communication, la liberté, l'éthique, l'engagement, la politique, la culture. En ce sens, ce livre est également une remarquable introduction à la philosophie. Le lecteur percevra vite l'actualité d'un penseur qui fit de l'événement son "maître intérieur", et que l'on a pu caractériser comme un Socrate du XXe siècle.
Voici la réédition attendue d'un très grand livre d'Emmanuel Mounier paru en 1947 sous le titre modeste de Introduction aux existentialismes". C'est en ces termes particulièrement chaleureux que Manuel de Dieguez accueillait en 1961, dans les colonnes du journal Combat, la cinquième réimpression du livre de Mounier initialement paru en 1946 chez Gallimard. "Ce qui fait, ajoutait-il, la valeur de ce petit traité, ce n'est pas seulement la supérieure clarté et la simplicité qui naissent d'une maîtrise totale du sujet, c'est surtout la critique des thèmes existentialistes". On ne pouvait plus clairement exprimer le sens d'un propos qui vise, d'abord, à réinscrire cette philosophie "nouvelle" dans la continuité d'une tradition plus ancienne remontant à Pascal et sans doute au-delà, et ensuite, à faire ressortir la singularité de l'approche personnaliste de tonalité elle-même existentialiste et pourtant, sur des points fondamentaux, en désaccord foncier avec les analyses sartriennes. Un débat vigoureux mené avec autant d'honnêteté que de clarté dans un essai aujourd'hui encore inégalé.
Résumé : Quand Emmanuel Mounier (1905-1950) publie en 1931 La Pensée de Charles Péguy, il n'a pas encore fondé la revue Esprit dont on sait le rôle considérable qu'elle jouera dans les débats politiques et philosophiques à venir. Or cette référence à Péguy restera très forte chez les successeurs de Mounier à la tête de la revue. Ne l'oublions jamais, Péguy est à l'origine un anarchiste, et ni sa conversion au catholicisme en 1908, ni son passage à une forme de patriotisme un peu plus tard ne rompront ce premier élan. L'écriture de Péguy, comme celle de Mounier, est toujours charnelle, toujours prise dans le plus concret de l'Histoire, toujours contenue dans la notion de personne. C'est donc à un anarchiste mort pour la France après avoir reçu l'eucharistie que nous avons affaire. Combattant virulent pour la justice dans l'affaire Dreyfus, très lié à Georges Sorel et opposant à Jaurès, Péguy avait tout pour devenir l'objet du premier livre de Mounier. En effet, Mounier trouva en lui les germes de ses propres engagements anarcho-socialistes, personnalistes et chrétiens. Cette édition est précédée d'une étude sur le rôle de la philosophie de Bergson tant chez Péguy que chez Mounier, et enrichie d'un dossier : articles de Mounier sur Péguy, polémique de Mounier avec Henri M assis, réactions de penseurs contemporains comme Gabriel Marcel, Jean Guitton ou Jean Lacroix. Elle est suivie d'une importante bibliographie de Péguy par Mounier lui-même.
Humbert-Amemiya Hiroko ; Cabel Eflamm ; Numajiri R
Le japonais... comme au Japon. Chotto Nihongo vous offre : des explications en français facilitant l'auto-apprentissage, un lexique de plus de 1 300 mots et une centaine d'idéogrammes (Kanji) pour découvrir et pratiquer l'écriture japonaise ; un accès aux structures de base de la langue et de la grammaire japonaises avec des exercices corrigés ; des dialogues et de petits textes inspirés de la vie quotidienne avec les expressions usuelles pour se débrouiller dans la vie réelle. Ils sont suivis par des exercices de compréhension et leurs corrigés en fin de volume ; des présentations du contexte socioculturel japonais comme dans aucun autre manuel. Chotto Nihongo est un excellent outil interactif entre étudiants et enseignants dans un cursus d'apprentissage du japonais. C'est dans un tel cadre qu'il a été élaboré, au cours de plusieurs années, par l'auteur.
L'histoire du serment politique en Occident est celle d'un long dévoiement. Ce rite habillé d'oripeaux antiques, médiévaux et religieux, avait été pensé comme l'instrument de la conjuration des hommes libres. Il sera devenu un des moyens de conjurer leur liberté. Alliance des hommes libres et égaux sous le regard de Dieu, il est progressivement encadré par les puissances politiques et ecclésiales, puis capté par l'Etat moderne à partir du XVIIe siècle. L'expérience révolutionnaire cherchera à redonner au serment son caractère démocratique et égalitaire, avant qu'au XIXe il ne devienne un rite de sujétion bureaucratique. Dans les régimes autoritaires et totalitaires, il exprime non seulement une fidélité politique mais il est la marque d'un biopouvoir par lequel l'individu abdique sa conscience et jusqu'à son propre corps dans le peuple, le parti, l'Etat, l'idéologie, le chef. C'est à une histoire politique enracinée dans les pratiques juridiques et les doctrines religieuses propres à l'Occident, et aujourd'hui négligée, que ce livre s'attache à donner une lecture originale et novatrice, puisqu'il s'agit de la première synthèse en français sur l'histoire du serment.
Fille aînée de Louis XV, Louise-Elisabeth (1727-1759), dite Madame Infante après son mariage avec Don Philippe, fils cadet de Philippe V d'Espagne, est sans doute l'une des princesses européennes les plus mystérieuses et les moins connues du XVIIIe siècle. Cette femme de tête connaît une destinée particulière en devenant, à l'issue de la guerre de Succession d'Autriche (1740-1748), duchesse de Parme, Plaisance et Guastalla. Cependant, Madame Infante ne voit dans ces Etats qu'un séjour de transition dans l'attente d'un établissement plus digne de sa naissance. Aussi n'a-t-elle qu'un seul souci, les échanger ou les agrandir. Jamais elle ne se résigne au rang modeste que lui assigne le traité d'Aix-la-Chapelle. Pour autant, elle ne se désintéresse pas des duchés et s'efforce d'y vivre en tentant de recréer la splendeur de la cour de Versailles, tout en cherchant à s'émanciper de la tutelle espagnole pour mieux défendre ses intérêts. Pour mener à bien sa politique de grandeur, elle cultive sans relâche son réseau de correspondants (ministres, diplomates, maîtresse royale) dont elle espère tirer les plus grands bienfaits. Eprise d'un amour filial, elle conserve aussi des relations très étroites avec sa famille et n'hésite pas à revenir à plusieurs reprises à Versailles pour plaider sa cause. Situé à la charnière de l'histoire des femmes de pouvoir et des relations internationales, l' ouvrage a pour ambition de dresser le portrait d'une souveraine en action, omniprésente tant dans la politique parmesane qu'européenne.
Résumé : Chaque jour depuis plus de 20 ans, le docteur Vincent Morel accompagne des patients qui vont mourir. Comment ces malades abordent-ils cette phase ultime de leur existence ? Quelles questions posent-t-ils ? Comment les accompagner et les soulager ? Comment leurs expliquer ce que sont réellement les soins palliatifs trop souvent assimilés à l'échec des traitements ? Ces questions se doublent aujourd'hui de celle de l'euthanasie et du suicide assisté. Cette question posée par les patients eux-mêmes fait aussi partie de son quotidien. Et elle mobilise autant les soignants qu'elle anime la société. Au lieu de s'enfermer dans une réponse binaire qui chercherait à soutenir une position militante, l'auteur invite au doute et à la réflexion. A partir de ses rencontres au chevet des malades, il présente les différents arguments qui agitent le débat public. Dans une société en mouvement, il apporte les outils cliniques, historiques, éthiques, conceptuels, juridiques nécessaires à la prise de position que chacun prendra librement.