Dans l'existence, tous les moments doivent être posés à la fois ", écrit Kierkegaard dans son Post-scriptum aux miettes philosophiques. L'accès au réel de l'être en sa subjectivité kaléidoscopique se fera donc dans l'éclatement du temps linéaire qui est indifférent à nos désirs tout en donnant sa structure à notre existence et à ce roman, fresque critique de notre époque sous tous ses aspects. "Ecrire, c'est faire exploser l'instant présent, le relier à tous les temps de la vie et de la grammaire (la vie s'exprime par la grammaire, non ?). " Nous nous apercevons alors de l'absolue ubiquité de notre esprit dans la durée. Mallarmé se proposait de rémunérer grâce au vers " le défaut des langues ". La narratrice de ces " moments posés à la fois " élargit ce souci au défaut du temps, au défaut des sociétés, au défaut du réel, au défaut du reptile en somme, dont le paysan, au dernier acte de la pièce de Shakespeare, confiait à Cléopâtre que, vraiment, il n'y avait en lui pas de bonté. Ecrire, c'est sans doute rémunérer cet irréductible défaut de bonté qui mine l'humaine condition, et la vie quotidienne. " Ecrire, c'est imaginer les autres. " A partir d'une inscription aperçue au bord de la route, l'auteur de cet ouvrage imagine la relation naissante d'Isabelle et de Jérôme, car l'amour fournit un fil conducteur à ces récits qui s'entremêlent.
Nombre de pages
206
Date de parution
23/04/2007
Poids
360g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782296031944
Titre
Jusqu'à l'excès. Ou Le reptile dans le livre
Auteur
Mounic Anne
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
160
Poids
360
Date de parution
20070423
Nombre de pages
206,00 €
Disponibilité
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Ce roman est né de la contemplation, sur la place du Dôme à Crémone, de la petite fenêtre qui surplombe le portique della Bertazzola. Cette fenêtre dispose de l'imagination à créer des personnages: Amadou, jeune Sénégalais, marche dans l'espoir d'émigrer; Joséphine, jeune professeur d'anglais, Chiara, fillette de douze ans, se réfugie là-haut, pour prendre son envol vers le merveilleux, triomphe raisonné de l'imagination.
Les quatre récits composant ce volume ont en commun une même préoccupation, l'individu, en ses pérégrinations en un monde indifférent. (X) de nom et prénom inconnu signale la mort d'un anonyme dans un petit village d'Ile-de-France ; l'auteur s'interroge sur la logique qui aboutit à de tels désastres. La Patinoire esquisse, dans les spirales que tracent sur la glace les danseurs, une silhouette au devenir et aux voix qui lui donnent forme. Paysage d'hiver, rassemblant divers personnages (médecin, professeur, peintre, militant, etc.) dans une salle d'un hôpital psychiatrique, fait écho à la crise profonde qui secoue notre monde. D'un texte à l'autre, le récit progresse vers un commencement ; c'est la raison pour laquelle chaque chapitre de la dernière nouvelle, Le plongeur de Paestum, débute par un A, jusqu'à faire advenir, grâce à l'acte décisif de Mary, adolescente qui voulait apprendre à plonger, le dernier, qui s'ouvre par un B.