Nguila Moungounga-Nkombo est l'un des rares hommes politiques de sa génération qui a eu un idéal politique et qui y est resté fidèle. C'est dire que c'est un homme avec des convictions solides. Par exemple, il a toujours refusé de cautionner toutes les dictatures instaurées dans son pays. C'est dans cet esprit qu'en 1969, ayant participé à la création du Parti Congolais du Travail (PCT), ancien parti unique d'inspiration marxiste, qui lui doit sa dénomination, il le quittera presque aussitôt, suite au refus de celui-ci d'intégrer en son sein des amis politiques des anciens présidents Massambat-Débat et Youlou, et certains autres patriotes, estimant que, minoritaire de fait, ce parti ne sera pas en mesure de mener à bien le développement du pays. Pendant deux décennies, il sera victime d'un harcèlement sans précédent du PCT : calomnies, menaces, arrestations, emprisonnement, tentatives d'assassinat, exil politique, etc. Ainsi, en 1977 suite à l'assassinat du président Ngouabi par ses propres amis du PCT, bien qu'innocent, il sera condamné à 10 ans de prison. Moungounga-Nkombo devient ministre pour la première fois en 1992, dans un gouvernement formé par le premier président élu démocratiquement dans l'histoire du pays, Pascal Lissouba. En 1993, il est ministre de l'Economie et des Finances, et obtient des résultats tangibles, salués d'ailleurs par des organisations financières internationales, et qui se traduisent entre autres par le renflouement des caisses vides de l'Etat et la paye régulière des fonctionnaires. Après le renversement du président démocratiquement élu, fidèle à ses convictions, il refusera toute capitulation devant la dictature en cours au Congo, en dépit des appels du pied de cette dernière...
Zang Ndi Serge Armand ; Foutsou Mounouna ; Mvessom
Les préjugés constituent une base essentielle de notre compréhension du monde. Ils servent presque comme adjuvant et point de départ à toute forme de réflexion. En effet, on pourrait soutenir que l'étude des stéréotypes est indispensable pour saisir le fonctionnement d'un individu. Ce livre, qui s'appuie sur une solide base empirique et qui est divisé en deux sections, vise à examiner les stéréotypes afin de mettre en évidence leur influence sur les relations entre communautés au Cameroun. Cette étude propose une grille d'analyse psychosociale pour examiner des évènements et des tendances actuelles dans le domaine des affaires publiques. Elle en conclut que, bien qu'elle soit une force et une richesse, la diversité peut parfois exacerber les conflits et cristalliser les tensions. C'est pourquoi il est crucial de s'adapter au concept de "? vivre-ensemble ? ", que l'on peut définir comme la capacité à gérer la diversité et la pluralité. Cette adaptation peut être facilitée en remettant en question les stéréotypes, les convictions et les préjugés courants.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...