« Entre deux rires profonds, l?homme parle un français minutieux et ancestral, et ses « r » roulent comme une vague dans le ventre de Lila. L?homme dit : « Ce pays, il faut renoncer à le comprendre. Il est trop riche. De cultures, de haines, d?amours, de malentendus. Trop traversé par les civilisations. Trop complexe, stratifié, mouvant, on ne peut l?appréhender dans la totalité de ses dissonances. Il n?existe donc pas. Il vit, uniquement. C?est peut-être déjà beaucoup. Peut-être déjà un miracle en soi, qu?il vive. (...) Non, ce pays n?existe pas et nous devons, pour y comprendre quelque chose, nous contenter de raconter les vies éparses qui le traversent, instruire un dossier, en quelque sorte, qui permettrait un jour d?en délimiter le périmètre humain, le seul qui vaille. »Portée par l?espérance, Lila rentre au Liban au début des années 2000, après des années d?exil. Elle aime, rêve et dérive, entre autres auprès du mystérieux Ibrahim, antiquaire et pygmalion approximatif. Devenue journaliste, elle tâtonne. De paysage en paysage. Entre un attentat et une manifestation. Entre la beauté époustouflante d?une terre millénaire et l?absurdité destructrice du quotidien. Dans ses périples immobiles, elle est rejointe par sa soeur aveugle, Rim, pythie urbaine en quête de sacré sur cette terre détruite. A deux, elles incarnent les paradoxes du désespoir autant que les désirs de se réinventer un chez-soi : le Liban n?est-il pas le pays de tous les (im)possibles, un territoire qui n?obéît à aucune règle ?Dans une langue chirurgicale, d?une douce poésie mêlée d?humour féroce, Hala Moughanie fait plus que jamais vivre une terre qui n?en finit pas d?être incomprise, mais qui stupéfie par sa capacité d?évocation.
Nombre de pages
284
Date de parution
21/09/2023
Poids
339g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782493036148
Titre
Il faut revenir
Auteur
Moughanie Hala
Editeur
PROJECT ILES
Largeur
140
Poids
339
Date de parution
20230921
Nombre de pages
284,00 €
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4 Août 2020. Le port de Beyrouth vient d'exploser. Le narrateur, abasourdi, découvre sa ville dévastée. Alors que la population tente de s'organiser, ses pensées s'entrechoquent : malgré la version officielle d'un accident, il est convaincu d'avoir entendu des avions survoler son quartier, ces grosses bestioles qui lui tordent les entrailles. Pour lui, le monde entier complote contre le Liban. Car d'autres bestioles, plus anciennes, vrombissent aussi dans sa tête : bribes éparses de la douceur de sa femme, et flashs d'un passé fratricide qui lui colle à la peau. Un texte à l'ironie mordante et au rythme haletant, qui nous transmet le vertige de la folie lié à l'expérience de la violence, et pose la question d'une humanité si difficile à conserver.
Il pleut du ciel dans mon coeur, je le vois dans tes yeux. Boom boom boom ! mon coeur crie. Boom boom boom ! et la mort rit. Elle rit de me voir siège des mêmes angoisses, des mêmes quiétudes ; des mêmes sourires, des mêmes peines ; des mêmes démons aux bras des mêmes anges. Je mourrai demain. En attendant, la mort rit. Elle rit, elle rit, elle rit... elle ignore qu'il y a toi. Toi dans mes mots, toi dans mes rimes. Toi dans mon âme, toi lumière au creux de mes rêves. Boom boom boom dans ma poitrine d'ailleurs, c'est ton coeur divin qui bat. Et en sa voix lait et miel, vit le secret qu'ignore la mort : grâce à toi mon murime, qui m'existes en répétition, je sais que je suis immortel. D'un style élégant qui se pare tour à tour des grâces du lyrisme et de la force brute de l'oral, Kevin Maganga livre, avec mélodie, une vision juste et poignante d'une vie aussi magique qu'éphémère.
Selon le christianisme des origines, notre nature véritable est indissociable de Dieu, l'Esprit qui est à l'origine de tout. Mais, au fil du temps, le christianisme a connu des dérives qui l'ont détourné de son but premier : l'éveil spirituel. Car l'homme se limite à son organisme (corps et âme) et végète dans l'ombre. "Je suis venu comme une lumière dans le monde, afin que quiconque croit en moi ne demeure pas dans les ténèbres" (Jn 12 : 46) a dit Jésus le Christ ; et, émanation divine donc lumière, il dissipe les ténèbres dans lesquelles se perdent les humains qui à sa parole ne se sont pas encore éveillés... S'appuyant sur de nombreuses sources et preuves scientifiques, André Mouhani remonte aux origines du christianisme et présente une réflexion pertinente sur l'être humain qui, s'il atteignait l'éveil spirituel, se libérerait de bien des maux qui assombrissent pour l'heure son existence.
La foi chrétienne - catholique, orthodoxe, protestante, évangélique - est en crise dans la société moderne. Globalement, la fréquentation des églises est en baisse. Selon l'auteur, la forme sous laquelle le message chrétien est transmis est à présent insuffisante. Pendant des siècles, pour appartenir à une Eglise, il fallait accepter aveuglement les affirmations sur Dieu et Jésus-Christ, spécialement celles exprimées de manière synthétique dans les différentes versions du credo, "je crois" en latin. Dans le monde d'aujourd'hui, marqué par la science, les gens sont de moins en moins portés sur les croyances et sont de plus en plus en quête de certitudes. Il s'ensuit une incrédulité vis-à-vis du discours des églises menant au scepticisme, à l'agnosticisme voire à l'athéisme. Dans cet essai, André Mouhani, s'inspirant de l'affirmation d'Albert Einstein : "La science sans la religion est boiteuse, la religion sans la science est aveugle" , nous convie à examiner trois quêtes fondamentales de la science moderne et à comprendre l'éclairage scientifique qu'elles apportent aux Ecritures saintes, dissipant ainsi notre doute et nous guidant à la connaissance directe de Dieu. Ainsi, si Einstein ne pensait pas que science et religion sont antinomiques, cet ouvrage est une démonstration de cette complémentarité. Les réconcilier est le défi actuel de l'Eglise, afin de réanimer la foi défaillante.
Souffle coupé. Soirs de pluie où les masques se déposent, les coeurs et plaies s'apaisent. L'odeur de la mère gifle tendrement l'enfant qu'elle allaite. Moment de flottement. Symbiose entre l'esprit et le corps, entre une mère et son enfant. Les premières gorgées sont celles qui assomment l'enfant et scellent le pacte." Amère est une traversée de l'enfance brûlée par une lucidité lancinante sur le devenir adulte. Il y a là l'enfant sommé de grandir sans y avoir été préparé et qui se remémore une mère éreintée par le réel. Quelle langue pour fondre le métal de cette enfance qui enchaîne ? Nadjim Mchangama invente une forge dans laquelle il bat le fer rouge, à vif.
Rêve en carton est un essoufflement salutaire, incandescent. Pour sauvegarder l'impossible et la chair partie en fumée. Reste cette partie cramée par les bombes et ébréchée par les lames des pluies diluviennes. Trois parties constituent ce recueil, Les derniers mots de ma mémoire (1995), La Nuit infinie (2017), Utopie (2019). Des mots ramassés dans la cendre après que l'auteur a tout perdu dans les flammes de ce qu'il appelle pudiquement les événements, des mots empilés les uns sur les autres, scalpant l'infinitude du monde, et enfin des rêves ressassés avec l'art du phénix, comme il sied après les feuilles brûlées et la mémoire jetée aux pourceaux. Rêve en carton est un cri organique, jeté sur un rail, entre deux infinis où le funambule est le somnambule. /DANS/ L'OSMOSE DES MONDES/ Utopie-Corps-Vents-Frontières/ Se croisent des temps-imperceptibles-indéfinis-espèce de toutes sortes - Ressac-Flux-Diversité-Corps-Langues-Reflux/ Nous inventons des chimères pour augmenter la vie/
Johanna pour toi pour moi est un récit de l'intime. C'est surtout l'évocation de la femme aimée, trop tôt partie. Elle est à la fois muse et ombre perdue. Elle est cette liberté inexistante autour de soi, cette beauté et sensualité traquées dans le sombre des jours. En homme, en ami, en amant, en poète, Saindoune Ben Ali évoque l'enfance, l'amour, la perte, sur fond d'Histoire tragique d'un pays à genoux. Johanna Géante en furie Epargnée de colère Ruiné est l'esprit Pour t'écrire Pour toutes mes caresses Sur peau d'argile Sous l'eau de la fertilité Oui simple l'espace La rouille vague Ou éducation du maître Infectée et admise Ici commencement D'où tombent Les lueurs fertiles
Comment desserrer le carcan qu'impose la société quand on est née femme au cÅur de l'océan Indien ? En trois tableaux romanesques, Davina Ittoo nous fait entendre les femmes emmurées victimes ou volontaires. Puissantes de leur soif de liberté et d'amour, elles fissurent les murailles du mariage forcé, du désir amoureux, du deuil d'un enfant et tentent de se libérer des barrières physiques et morales imposées par une société complaisante et coupable. De souffles et de tempêtes, cernée par les vagues, l'île gronde et grouille. Les esprits y parlent à travers les rêves. La rumeur, le mauvais Åil, sont des chaînes qui répondent à d'autres esclavages et d'autres désirs de marronnages vers le Morne. Dans une langue poétique, violente et sensuelle, l'auteure interroge ce mouvement porté en chacun : le désir comme violence positive et force de libération.