Nous vivons un moment décisif. A l'euphorie des années 1990, marquées par le triomphe de la démocratie libérale et la célébration d'un " nouvel ordre mondial ", a succédé l'illusion d'une démocratie sans frontière, sans ennemis, sans partis. Une démocratie cosmopolite qui apporterait enfin paix et prospérité aux peuples du monde. Mais la montée des populismes de droite en Europe et la menace que représente aujourd'hui le terrorisme international ont révélé à quel point ce rêve était superficiel. Et les mots censés l'illustrer - " dialogue ", " consensus ", " délibération " - impuissants. Pour la philosophe Chantal Mouffe, figure de la démocratie radicale et plurielle, considérée, avec Ernesto Laclau, comme l'inspiratrice du mouvement Podemos, le conflit est constitutif de la politique. Aussi, concevoir la politique démocratique en termes de consensus et de réconciliation n'est pas seulement erroné conceptuellement, mais dangereux politiquement. Quand les luttes politiques perdent de leur signification, ce n'est pas la paix sociale qui s'impose, mais des antagonismes violents, irréductibles, susceptibles de remettre en cause les fondements mêmes de nos sociétés démocratiques.
Nombre de pages
196
Date de parution
30/03/2016
Poids
204g
Largeur
125mm
Plus d'informations
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EAN
9782226314932
Titre
L'illusion du consensus
Auteur
Mouffe Chantal ; D'Istria Colonna
Editeur
ALBIN MICHEL
Largeur
125
Poids
204
Date de parution
20160330
Nombre de pages
196,00 €
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Résumé : Le débat classique, en France et en Europe, entre libéralisme et socialisme, ou, aux Etats-Unis, entre libéralisme et " communautarisme ", s'épuise et débouche sur une impasse. L'adhésion au libéralisme individualiste nous condamne à tout accepter de la modernité occidentale capitaliste, y compris ses tares les plus criantes, et à tout refuser des cultures ou des valeurs qui ne se plient pas au modèle dominant. Mais, à l'inverse, l'aspiration communautarienne à refonder l'ordre social sur des fins partagées par tous témoigne d'une incapacité à comprendre le fiat que les sociétés modernes sont inexorablement divisées et que c'est justement en cela qu'elles sont démocratiques. En fait, par delà l'opposition rituelle qui les sépare, libéraux individualistes, communautariens et sociales traditionnels participent d'une même difficulté à accepter le fait du conflit et de la pluralité des valeurs. Pour cette même raison, si les philosophes qui les inspirent savent élaborer des doctrines morales et juridiques, ils ne parviennent pas à élucider les enjeux du politique. En esquissant les grandes lignes d'une philosophie proprement politique, et non seulement morale ou juridique, Chantal Mouffe qui, la première, a fait connaître en France le débat américain entre libéraux (tels J. Rawls ou C. Larmore) et communautariens tels A. Mac Intyre, M. Sandel, C. Taylor ou M. Walzer) dessine ici les contours de ce que pourrait être un socialisme libéral et agonistique. Autrement dit, une démocratie authentiquement plurielle et radicale.
Résumé : Quelle stratégie de changement politique la gauche peut-elle mettre en place pour faire face à la crise économique, sociale et écologique que la pandémie a mise en évidence ?
Résumé : Le Paradoxe démocratique est l'ouvrage de Chantal Mouffe le plus lumineux et le plus accessible sur les aspérités, les fractures et les disparités de la démocratie. Situant ses analyses au coeur des débats sur la démocratie libérale moderne, elle s'attaque à John Rawls, Jürgen Habermas et au consensus de la politique de la "troisième voie" pour démontrer en quoi leurs conceptions de la démocratie sont victimes de contradictions paralysantes. Sur cette toile de fond, l'auteur élabore une conception complexe du "pluralisme agonistique" qui s'inspire de Wittgenstein, Derrida et des thèses provocatrices de Carl Schmitt, pour tenter de réinscrire l'antagonisme et le conflit comme les caractéristiques les plus vitales et les plus constantes de la démocratie radicale.
Résumé : Au moment où les partis populistes remportent des succès déconcertants dans les sociétés libérales occidentales, en Autriche, en Italie, aux Etats-Unis... , nul ne saurait douter que nous traversons aujourd'hui ce que Chantal Mouffe appelle un "moment populiste" , qui s'explique par la désaffection croissante envers les partis de gouvernement traditionnels et la défiance envers la chose politique dans son ensemble. Après L'illusion du consensus, la gauche progressiste que défendait l'auteure, capable de revitaliser la démocratie et de rétablir un espace où s'expriment les conflits, doit désormais se reconstruire ; et il semble bien qu'elle n'ait d'autre choix que d'adopter, elle aussi, une "stratégie populiste" . Mais attention, par "populisme de gauche" , il faut entendre la stratégie qui vise à construire une frontière entre "le peuple" et l' "oligarchie" , la seule frontière politique qui vaille, comme l'avance Chantal Mouffe dans ce texte aux allures de véritable manifeste.
Un roman noir, malaisant, addictif qui nous emmène dans le quotidien des circassiens à travers les choix de Tony, un jeune gadjo qui fuit un père violent et alcoolique. Très vite fasciné par les fauves, il veut les approcher et les dompter. L’autrice interroge sur les rapports de force, les blessures intérieures, les héritages inconscients, la colère, la passion, l’amitié et l’impatience. Une lecture à la fois suffocante et envoûtante, elle ne laisse pas de répit. Un récit qui happe, fascine, bouleverse, et questionne jusqu’à un final explosif. « Nous, les hommes, on a beau paraître civilisé, on est comme eux : des bêtes sauvages et impatientes, enclines à la violence. »