Biographie de l'auteur Né en 1931, Greg est l'un des grands maîtres de la bande dessinée franco-belge. De son vrai nom Michel Régnier, il était belge d'origine mais naturalisé français. Auteur prolifique, il a produit plus de 250 albums et est, notamment, le créateur depuis 1963 de la série Achille Talon et de son héros éponyme. Il s'est éteint en 1999, à l'âge de 68 ans. Greg, de son vrai nom Michel Regnier, naît le 5 mai 1931 à Ixelles, une commune de Bruxelles. Il est cependant de nationalité française. Dès l'école communale, dans un quartier « à risques », où ses petits camarades ne pensent qu'à castagner leur prochain, il sauve sa peau en racontant des histoires : chaque matin, on l'attend sur le chemin de l'école pour savoir la suite, et il a tout intérêt à se montrer talentueux. Cette vocation, bien qu'un peu forcée au départ, ne le quittera jamais. Par ailleurs, il dessine pour le plaisir des Pieds Nickelés et des Tarzan. À 16 ans, il signe les mésaventures humoristiques de Nestor et Boniface, puis du cow-boy Ted Aclak dans le quotidien belge Vers l'Avenir, mais ses talents de dessinateur ne sont guère saisissants et une bonne âme lui conseille d'aller consulter Franquin - autant dire Dieu lui-même. À chaque entrevue, Franquin le félicite chaleureusement pour les progrès accomplis, tout en lui suggérant d'améliorer le nez, les oreilles, les pieds, et aussi le monsieur qu'on voit derrière. Récupérant sa page gribouillée du haut en bas, Greg hésite entre sauter de joie et se flinguer tout de suite. Pourtant, il progresse... En 1953, pour le magazine Héroïc-Albums, il crée Le Chat, une sorte de Batman dont il n'est pas spécialement fier, mais qui fait maintenant courir les collectionneurs. En 1954, le Journal Spirou publie ses aventures de Caddy («Le Temple aux Tigres»), puis de Dopy et Badino («La grande Corrida»). En 1955, il fonde le Journal de Paddy dont, sous divers pseudonymes, il est pratiquement l'unique rédacteur-dessinateur. Confronté à de sordides problèmes d'argent, le périodique ne vivra que 5 numéros. Il entre ensuite à l'agence International Press, où Goscinny et Uderzo viennent de se faire virer après avoir osé réclamer une augmentation... En 1957, tandis que pour le supplément «Junior» de La Libre Belgique, il conte entre autres les histoires de Fleurette et assure, après Uderzo, la reprise de Luc Junior créé par Sirius, Franquin lui confie l'invention de gags de Modeste et Pompon. (Pour la petite histoire, Goscinny a créé dans cette série le voisin Dubruit et Greg, le voisin Ducrin - lesquels ne se rencontrent jamais : on sait ainsi à qui appartient chaque gag, ce qui facilite la comptabilité...) En 1958, tout en écrivant pour Franquin quelques albums de Spirou et Fantasio, dont la fameuse série des Zorglub, Greg couvre l'Exposition universelle de Bruxelles et propose ses excédents d'information au Journal Tintin. Malgré sa totale ignorance du sujet, on lui confie une rubrique automobile et il devient ainsi l'un des collaborateurs réguliers de l'hebdomadaire des jeunes de 7 à 77 ans. En 1963, pour le magazine Vaillant (puis Pif-Gadget), il lance Les As et illustre leurs exploits (édités en albums chez Dargaud). C'est au Journal Tintin (dont il sera le rédacteur en chef et le grand rénovateur de 1964 à 1973) qu'il s'impose comme l'auteur le plus éclectique et le plus prolifique de la BD francophone : plus de 250 albums au total! En plus de ses propres publications comme auteur dessinateur, telles Rock Derby et Babiole et Zou, il produit des scénarios pour Tibet (Chick Bill, Les Peur-de-Rien), Cuvelier (Corentin, Flamme d'Argent, Line), Chéret (Domino), Aidans (Les Panthères), Mittéï (Rouly-la-Brise), Derib (Go West), Auclair (Les Naufragés d'Arroyoka), Fährer (Cobalt), Dupa (Chlorophylle), Turk et de Groot (Clifton), Maréchal (Prudence Petitpas) et bien d'autres... Pour Le Lombard, il écrit surtout 16 albums de Luc Orient pour Paape, 11 albums de Bruno Brazil pour Vance, 13 albums de Bernard Prince pour Hermann et 2 pour Dany, 10 albums de Comanche pour Hermann, 11 albums d'Olivier Rameau (sa série préférée) pour Dany... Sans oublier, bien sûr, les 42 albums publiés chez Dargaud consacrés aux états d'âme alambiqués d'Achille Talon qui, lui, est né dans Pilote de la façon suivante: en 1963, alors que Greg vient de reprendre (pour 5 albums) le Zig et Puce d'Alain Saint-Ogan, Goscinny lui téléphone. Il a besoin de gags en une page, susceptibles de sauter à la dernière minute pour laisser la place à une pub. C'est le genre de faveur qu'on ne peut demander qu'à un copain... Greg s'y colle et crée Achille Talon. Quelques mois plus tard, Goscinny le rappelle et lui dit en substance: «Depuis que ton imbécile est dans le journal, tout le courrier des lecteurs parle comme lui, maintenant tu as deux pages et quinze jours de retard.» C'est ainsi qu'Achille passa du statut peu enviable de bouche-trou à celui de star ! Dans le même temps, les Américains souhaitent lancer une série de télé-dessins animés dont le héros serait Tintin. Comme Hergé ne manie pas bien l'anglais, il demande à Greg de l'accompagner à la projection du film-pilote. La lumière s'éteint, un type avec un gros T sur son tee-shirt envahit l'écran et braille: «My name is Tintin» (prononcer Tine-Tine). Hergé dit sobrement «Coupez!» et exige un scénariste qui travaille pour lui. Voilà comment en 1969, pour les Studios Belvision à Bruxelles, Greg adapte Les Sept Boules de Cristal et Le Temple du Soleil en un seul long métrage d'animation, puis écrit le scénario original d'un second film de cinéma, Tintin et le Lac aux Requins, en 1971. Directeur littéraire aux éditions Dargaud depuis 1975, Greg s'installe à New York dans le but d'y promouvoir la bande dessinée européenne, en tant que responsable du bureau américain des éditions Dargaud. Il travaille aussi aux scénarios de quelques séries télévisées, en tant que spécialiste du «pittoresque» français vu de l'Amérique... Comme il lui reste du temps libre, il écrit six polars pour Le Fleuve Noir, où il mêle ce qu'il sait de la PJ et de la police new-yorkaise. Récompensé des prix internationaux les plus prestigieux pour ses diverses productions, lauréat du Grand Prix des Arts graphiques décerné à Angoulême en 1987 et consacré «Géant de la BD» en 1992 par la Chambre belge des Experts en Bande dessinée, Greg est par ailleurs promu Chevalier des Arts et Lettres par le ministre français de la Culture François Léotard en 1988, et Chevalier de l'Ordre de Léopold par le roi Baudouin Ier de Belgique la même année, puis Officier des Arts et Lettres en 1999 par la ministre Catherine Trautmann. En 1991, Greg entame la série Colby avec Michel Blanc-Dumont et relance Comanche avec Michel Rouge chez Dargaud. En 1992, Aidans illustre un 16e album de Bernard Prince pour les éditions Blanco et Paape met en images les aventures de Johnny Congo créées pour les éditions Lefrancq. En 1995, réédition de Zig et Puce chez Glénat. En 1993, le trentième anniversaire de son héros culte Achille Talon est l'occasion de nombreuses festivités à travers toute la France et la Belgique. Dès 1994, Le Lombard réédite ses prodigieuses aventures de Bernard Prince dessinées par Hermann et de Bruno Brazil dessinées par Vance. Greg revend les droits d'Achille Talon aux éditions Dargaud en 1997, la même année où Canal+ diffuse la série animée, dont Greg a écrit l'adaptation française. En janvier 1999, le festival d'Angoulême célèbre son talent en lui consacrant une exposition rétrospective, intitulée « ABCDEF... Greg ! ». Le mois suivant, Dialogue sans bulles paraît aux éditions Dargaud : un important recueil d'entretiens recueillis et illustrés par Benoît Mouchart. Greg est décédé le 29 octobre 1999.Mouchart, Benoit Scénariste Né le 20/07/1976 en FRANCE Benoit Mouchard est né en 1967. Sa passion pour la bande dessinée le conduit à participer activement dès 1993 à l'organisation du festival BD de Rambouillet. C'est à cette occasion qu'il rencontre pour la 1ère fois Michel Greg. Depuis 1995, Benoit Mouchard anime, en compagnie de Martin-Pierre Baudry et Jean-Paul Jennequin, l'émission "BD Bulles" sur Radio Aligre. Titulaire d'une licence de Lettres Modernes à la Sorbonne, il consacre actuellement son mémoire de maitrise à Jean-Patrick Manchette, sous la direction de Jean-Yves Tadié. Le Festival International de la Bande Dessinée lui a demandé de concevoir l'exposition "ABCDEF...GREG", présentée à Angoulême en janvier 1999, avec Dominique Poncet comme scénographe. Série(s) réalisée(s) (AUT) Greg (AUT) Hergé (AUT) Jacobs (AUT) Veyron
La revue Pandora présente des récits autonomes, des "short stories", et des nouvelles sous forme de bandes dessinées mais aussi de quelques textes littéraires illustrés. Ouvrir Pandora est une expérience de lecture incomparable : la preuve par l'exemple que la bande dessinée conserve un immense potentiel de séduction et que l'imagination peut apporter une autre vision du monde. Tous les sujets peuvent être abordés, tous les genres revisités, tous les styles inventés sans aucune thématique imposée. La créativité et le plaisir sont prioritaires. Pandora s'adresse à tous les lecteurs, qu'ils soient des lecteurs de romans et de bande dessinée ou des spectateurs de films et de séries télé. La diversité des talents publiés dans Pandora - diversité géographique, narrative et artistique - donne à la revue la dimension d'un panorama extrêmement complet du meilleur de la créativité de la bande dessinée !
Directeur artistique du Festival international de la bande dessinée d'Angoulême depuis 2003, Benoît Mouchart est l'auteur de nombreux ouvrages parmi lesquels Manchette, le nouveau roman noir, Brigitte Fontaine, intérieur/extérieur, La Damnation d'Edgar P. Jacobs et Hergé, portrait du père de Tintin (avec François Rivière).
Après avoir traversé, à la fin de la décennie 1980, une inquiétante crise artistique et commerciale, la bande dessinée semble connaître, depuis le début des années 2000, un nouvel âge d'or. Secteur incontournable de l'édition, forme narrative aux inspirations multiples, expression graphique aux mille tendances, le 9e art ne bénéficie pourtant pas encore d'une reconnaissance à l'aune de son importance dans le paysage culturel français. Et cet état de fait favorise le bouillonnement d'idées reçues que la bande dessinée suscite encore malgré elle... A travers une analyse historique et esthétique, l'auteur nous invite à découvrir et comprendre les richesses d'un mode d'expression trop longtemps relégué au rang de babillages et dont on est loin d'avoir épuisé les ressources créatives.
L'héritière de Château Grolo-Laglotte , maison de vignoble située dans le Médoc, a disparu subitement en laissant une simple lettre à sa famille. Son mariage avec John, fils d'un riche domaine vinicole californien, devait pourtant sauver le château au bord de la faillite... Avec l'aide d'Ange Léoni, viticulteur corse membre de la famille, les Grolo-Laglotte font appel à un détective privé « discret » qu'il a connu en Corse, un certain Jack Palmer... Une nouvelle enquête désopilante, initialement écrite par René Pétillon et qui était restée inédite. Une nouvelle réjouissante pour les nombreux lecteurs de Jack Palmer, de René Pétillon et de Manu Larcenet !Notes Biographiques : René Pétillon est né en 1945 à Lesneven, dans le Finistère. Dessinant depuis toujours pour le plaisir, c'est en autodidacte qu'il passe professionnel. Il n'a en effet jamais mis les pieds dans une école d'art. Après avoir envoyé quelques dessins par la poste, il débute en 1968 dans ?Plexus', ?L'Enragé' et ?Planète'. Comme le dessin d'humour ne le fait pas vivre, il se lance dans la bande dessinée et frappe à la porte de ?Pilote', où il publie aussitôt un récit en six pages intitulé "Voir Naples et mourir". En 1974, il crée le détective Jack Palmer qui se baladera dans ?Pilote', ?L'Écho des savanes', ?BD', ?Télérama' et ?VSD'. En 1976, pour ?L'Écho des savanes', il scénarise "Le Baron noir" dont Yves Got assure le dessin. L'année suivante, et jusqu'en 1981, la série est accueillie pour un strip quotidien dans les pages du ?Matin de Paris'. En 1993, Pétillon entre au ?Canard enchaîné', où, chaque semaine, il publie des dessins politiques. Grand Prix d'Angoulême en 1989, il reçoit, en 2001, à Angoulême toujours, le prix du meilleur album pour "L'Enquête corse". En 2002, il est lauréat du grand prix de l'humour vache au Salon international du dessin de presse et d'humour de Saint-Just-le-Martel. René Pétillon est aussi citoyen d'honneur de la ville de Bastia. En 2017, sort chez Dargaud un recueil de ses dessins d'actualité intitulé "Un certain climat". La même année, il gagne le grand prix du festival de Blois BDBoum ! René Pétillon nous a quittés le 30 septembre 2018. Emmanuel Larcenet, dit « Manu Larcenet » ou simplement « Larcenet », naît le 6 mai 1969 à Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine). Il suit des études de graphisme au lycée de Sèvres, puis il s'inscrit à l'école Olivier-de-Serres, où il obtient un BTS d'expression visuelle option images de communication. Dès 1991, il publie dans ?Yéti', pour lequel il réalise également sa première couverture de magazine. En 1994, il entre à ?Fluide glacial', où il peut développer à loisir des histoires, imprégnées d'absurde, de non-sens et d'humour parodique. Son premier album paraît en 1996, dans un format à l'italienne, « 30 Millions d'imbéciles » (Glénat). Il signe ensuite plusieurs histoires complètes ? « Soyons fous » (Fluide Glacial, 1996), « La Loi des séries » (Fluide glacial, 1997), « À l'ouest de l'Infini » (Fluide glacial, 1999), « Les Superhéros injustement méconnus » (Fluide glacial, 2001), « Ni dieu, ni maître, ni croquettes » (Glénat, 2002) ou encore « Le Guide de la survie en entreprise » (Fluide glacial, 2005). Entre-temps, Larcenet fonde, avec Nicolas Lebedel, sa propre maison d'édition, Les Rêveurs de Rune ? qui deviennent assez vite Les Rêveurs ?, pour publier des oeuvres à la limite de l'expérimental. Il y crée la collection « On verra bien... », dans laquelle il publie plusieurs one-shots qu'il écrit et dessine dans un format à l'italienne et en noir et blanc ? « Dallas Cowboy » (1997), « Presque » (1998), « On fera avec » (2000), « L'Artiste de la famille » (2001), puis « Ex Abrupto » (2005). Dans ces différentes oeuvres intimistes, il utilise un trait plus lâche et expressif, Larcenet s'interroge sur la création, la mort, ou encore l'obésité. Il poursuit son travail avec ?Fluide glacial', où il crée une série parodique de Bob Morane, intitulée « Bill Baroud », qui comptera quatre tomes (Fluide glacial, 1998-2002). Les six épisodes de « Minimal » (série éditée en albums par Fluide glacial en 2003), marquent une rupture. Dans ces pages, qui se moquent des dérives intellectualistes de la bande dessinée alternative, Larcenet se fait plus caustique. De la fin 2005 à 2006, il dessine, sur des scénarios de Lindingre, « Chez Francisque ». Mais, à la suite d'un désaccord avec Thierry Tinlot, il quitte la revue au mois de juin 2006, douze ans après y avoir publié ses premiers dessins. Entre 1997 et 2004, il est accueilli par ?Spirou' les éditions Dupuis. Il participe à la nouvelle collection « Humour libre », où il signe, avec Jean-Michel Thiriet, la trilogie « La vie est courte » (Dupuis, 1998-2000). Puis il scénarise les deux premiers albums de « Pedro le Coati », dessinés par Gaudelette. À cette époque, Larcenet va se concentrer sur de nouvelles séries humoristiques pour Dargaud, qui vient de créer la collection « Poisson Pilote », sorte de laboratoire pour jeunes talents issus de la bande dessinée indépendante. Il y déploie tout son talent et dessine « Les Cosmonautes du futur », des aventures scénarisées par Lewis Trondheim (3 tomes, 2000-2004), « Donjon Parade », série écrite par le même Trondheim et Joann Sfar (5 tomes, 2000-2007), « Les Entremondes », une histoire imaginée par son frère Patrice (2 tomes, 2000-2001), et « Le Retour à la terre » (5 tomes, 2002-2008), avec Jean-Yves Ferri. Seul, il réalise la série comico-historique « Une aventure rocambolesque de... » (2002-2009), puis « Nic Oumouk » (2 tomes, 2005-2007). Entre-temps, il commence le fabuleux « Combat ordinaire » (Dargaud), quatre tomes semi-autobiographiques. Cette oeuvre lui vaut le prix du meilleur album lors du festival d'Angoulême en 2004. La même année paraît « Vincent Van Gogh. La ligne de front », tome 2 d'« Une aventure rocambolesque de... » (Dargaud). En 2005, il écrit et dessine « L'Histoire du soldat » (Six Pieds sous terre), en 2007, « De mon chien comme preuve irréfutable de l'inexistence d'un dieu omniprésent » (Six Pieds sous terre). Entre 2006 et 2009, il poursuit « Une aventure rocambolesque de... » (Dargaud). En 2009, l'auteur surprend avec le tome 1 de l'époustouflant « Blast ». Le quatrième et dernier tome « Pourvu que les bouddhistes se trompent » sort en 2014. L'année suivante, Larcenet entame « Le Rapport de Brodeck (Dargaud), un diptyque adapté du roman éponyme de Philippe Claudel. Entre les épisodes de « Blast », il signe « Peu de Gens Savent » (Les Rêveurs) et « Nombreux sont ceux qui ignorent » (Les Rêveurs). En 2012, il illustre le roman de Daniel Pennac « Journal d'un corps » (Futuropolis-Gallimard). En 2014, il écrit et dessine « Microcosme » (Les Rêveurs), puis, peu plus tard, en 2017, « Les Branleurs » (Les Rêveurs). En 2018, il annonce dire « adieu au papier » pour dessiner uniquement sur tablette graphique. L'année suivant, onze ans après la parution du dernier épisode, il met en images le tome 6 de « Retour à la terre » (Dargaud), toujours avec Jean-Marc Ferri. En 2020, il commence la trilogie « Thérapie de groupe » (Dargaud, 2020), une oeuvre hilarante et déchirante. Dans un tout autre genre, il se plonge dans l'adaptation du prix Pulitzer 2007 ? en 2024 paraît ainsi « La Route », de Cormac McCarthy. Un ouvrage éblouissant.
Aldo, Nane et leurs parents déménagent sur la planète Terminax Conquis où ils sont attendus par les Terminaxiens avec impatience ! A leur arrivée, l'accueil est d'ailleurs plus que chaleureux. Mais c'est sans compter sur Pipon, le chat des voisins qui s'est ajouté au voyage interstellaire... La créature, inconnue des extra-terrestres, suscite la panique sur cette planète farfelue.
Scénariste, auteur, éditeur et concepteur d'expositions, la relation de Benoît Peeters à la bande dessinée est inséparable de l'enfance. A la fois acteur et témoin, il nous invite à de belles découvertes ou redécouvertes dans un paysage de la bande dessinée en perpétuelle métamorphose. Dès mes premiers textes critiques, il m'a semblé que se pencher en priorité sur les aspects les plus spécifiques de la bande dessinée - la case, l'ellipse, l'usage de la page, les relations entre le texte et l'image, entre le scénario et sa mise en oeuvre - n'était ni stérilisant ni purement académique. Avec le temps, le monde de la bande dessinée est devenu le mien. Au fil des ans, les albums que j'ai réalisés avec François Schuiten, mais aussi avec Alain Goffin, Anne Baltus, Frédéric Boilet et Aurélia Aurita m'ont entraîné dans de nouvelles directions, me permettant de découvrir d'autres styles et d'autres façons de collaborer. Mes réflexions sur la bande dessinée sont inséparables de la pratique que j'ai pu en avoir, comme scénariste et parfois comme éditeur ou concepteur d'expositions. Inséparables du plaisir de la lecture. Inséparables du dessin dans la magie de son surgissement. Inséparables de ces dessinateurs et dessinatrices que j'ai eu la chance de côtoyer, de Fred à Claire Bretécher, de Craig Thompson à Jirô Taniguchi, de Lorenzo Mattotti à Chris Ware, de Didier Comès à Catel et Bocquet... Témoin et acteur à la fois, j'ai vu, en une quarantaine d'années, le paysage de la bande dessinée se transformer en profondeur, tout comme le discours à son propos. Ce dictionnaire amoureux ne prétend bien sûr à aucune exhaustivité. Comme le veut cette collection, il est le reflet de mon histoire, de mes rencontres et de mes goûts. Les classiques de la bande dessinée franco-belge y tiennent une place importante, tout comme certaines oeuvres expérimentales. Chacun, c'est inévitable, s'étonnera de plusieurs absences, surtout parmi les autrices et auteurs contemporains : les talents sont aujourd'hui si nombreux, les publications si diverses, qu'il serait impossible d'en rendre compte. Je ne ferai qu'effleurer le vaste univers des mangas, qui mérite un dictionnaire complet. Mais j'espère, au fil des pages, inviter à de belles découvertes ou redécouvertes dans un paysage de la bande dessinée en perpétuelle métamorphose.
Résumé : Attention : ceci n'est pas un catalogue ordinaire ! A travers 100 anecdotes historico-amusantes, les deux auteurs nous racontent la petite histoire des Editions Dupuis ou comment un petit imprimeur de Charleroi parti de rien est devenu le plus grand fabricant de héros d'Europe ! Ce catalogue est un complément idéal à la visite que vous ne manquerez pas de faire au Musée des Beaux-Arts de Charleroi entre novembre 2022 et avril 2023. Mais il peut également se lire de manière totalement indépendante pour en savoir plus sur l'éditeur " carolo " devenu la plus grande maison d'édition de bandes dessinées du XXe siècle.
L'histoire de la bande dessinée en France, née dans la première partie du XIXe siècle, a connu une importante évolution jusqu'à nos jours. Cet ouvrage présente son paysage et les principaux événements pour chaque période, de même que ses auteurs et oeuvres les plus marquants. Plusieurs questionnements, qui constituent autant d'entrées dans cette histoire, sont abordés chronologiquement. Comment la bande dessinée est-elle devenue autonome par rapport à d'autres formes graphiques comme la caricature ou l'illustration ? Comment s'est-elle progressivement constituée en industrie culturelle ? Quel a été l'impact de ses supports de diffusion sur l'évolution de ses formes narratives et esthétiques, mais également sur le métier d'auteur et d'autrice et sur les publics de la bande dessinée (jeunesse, adulte, féminin, etc.) ? Quels sont les thématiques et les genres de prédilection de la bande dessinée et quand son registre s'élargit-il ? Comment a-t-elle été affectée par les circulations artistiques transnationales ? Enfin, comment sa reconnaissance culturelle a-t-elle évolué au fil des époques ?
Mellot Philippe ; Turpin Laurent ; Morzadec Isabel
Résumé : La "bible de la BD" est de retour. Véritable institution dédiée au 9e art depuis un demi-siècle, le BDM revient sous sa forme la plus complète, augmenté de plus de 5 000 nouveautés et mis à jour pour les tirages de tête, limités et spéciaux. Le marché de la collection est à nouveau en effervescence, aussi les cotes ont-elles souvent été revues à la hausse, les albums Tintin occupant la première marche du podium. Les collectionneurs de "classiques" ont été choyés. Suivant le concept appliqué aux albums Tintin, ont été établies cette année les tables de correspondance des seconds plats des éditions du Lombard (1950-1962) et de la collection Pilote. Cette 24e édition place aussi les femmes de la bande dessinée sous les feux de la rampe. Une riche iconographie leur rend hommage - qu'elles soient artistes ou héroïnes -, en particulier à celles qui ont façonné le paysage artistique et culturel des vingt dernières années. Avec plus de 300000 exemplaires vendus et près de 150000 albums recensés (1805-2024), le BDM est l'indispensable outil de référence de tous les collectionneurs, amateurs et professionnels de la bande dessinée.