Un accident de voiture vient de se produire. L'un des occupants, William, étudiant à Oxford, est mort ; l'autre, sa fiancée, Anna, jeune aristocrate allemande d'une grande beauté, est transportée chez son professeur de philosophie, Stephen, qui est le narrateur. Autour de cet événement s'ordonne l'apparence des faits qui l'ont précédé. Car il s'agit bien d'apparence : tout au long de l'histoire un écran s'intercale entre le narrateur et la réalité. Les rapports entre les personnages - Stephen est à la fois amoureux de sa femme et épris d'Anna (moins pour elle-même que pour ce qu'elle représente), alors que la jeune fille est également courtisée par William et Charlie, un écrivain ami de Stephen - sont extrêmement subtils. C'est d' ailleurs par une même démarche que le lecteur et le narrateur lui-même en perçoivent la qualité, grâce à la technique du dialogue, déjà remarquable dans Aux quatre vents de Londres. Ce court roman, sobre, acide, ambigu, mais plein de poésie, inspira à Joseph Losey le film intitulé Accident.
Nombre de pages
240
Date de parution
28/02/1968
Poids
220g
Largeur
118mm
Plus d'informations
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EAN
9782070272303
Titre
ACCIDENT
Auteur
Mosley Nicholas
Editeur
GALLIMARD
Largeur
118
Poids
220
Date de parution
19680228
Nombre de pages
240,00 €
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Bert a dix-huit ans. Ses parents sont, comme on dit, dans la nature. Mais ne l'ont-ils pas toujours été ? C'est donc un jeune homme à problèmes. En tout cas, il n'en a pas pour se loger à Londres car il est hébergé par son oncle Bill, qui est aussi Premier ministre. Pour le reste il est suivi par une psychanalyste. Et également dans la rue par des gens étranges, car il fréquente les Jeunes Trotskistes, au nombre desquels figure sa petite amie. Se sentant tantôt perdu dans un labyrinthe dont il ne trouve pas l'issue, tantôt acculé au centre d'un affolant carrousel tandis que tournoient de plus en plus vite autour de lui espions et contre-espions, vedettes de la télévision, échotiers politiques, stars de pop music, sur fond d'assassinat, de chantage et de projection pornographique, il achoppe sans arrêt contre les miroirs biseautés et déformants de la réalité. Est-il en train de devenir schizophrène ou ne serait-ce pas au bout du compte la réalité elle-même qui le serait ? Allez trouver votre identité dans ce jeu bruyant et ondoyant des apparences ... Il y parviendra pourtant, mais il lui aura fallu beaucoup de bonne volonté et aussi d'humour pour atteindre un jour à l'état d'imago. Roman aigu, brillant et subtil qu'on imagine aisément devenir film.
The reader who follows the course of Assassins to its appropriately absurd end will be rewarded by a sophisticated plot, a cartographer's awareness of English landscape and a wealth of smiles."
Huit histoires précédées d'un conte ou d'un récit poétique ou philosophique, servent de contrepoint au thème principal. Trois hommes, trois femmes racontent leur fidélité ou leur infidélité. Tantôt la vie les pousse les uns vers les autres, tantôt elle les sépare. L'amour conjugal, paternel, adultère, la lassitude, l'incompréhension, l'impossibilité du bonheur sont les thèmes orchestrés ici sur un rythme direct.
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.