L??uvre d?Emmanuel Lévinas suscite un intérêt toujours plus grand auprès du public philosophique, et se trouve à l?extrémité d?une réflexion qui a pris naissance avec ceux que Pierre Bouretz a récemment appelés les ? Témoins du futur ?: Rosenzweig, Buber, Cohen, Benjamin, Scholem... Ce témoignage apparaît à l?horizon de deux catastrophes historiques qu?ont constitué la Guerre de 14-18 et la Seconde Guerre mondiale, avec au c?ur de celle-ci l?extermination massive des Juifs par l?Allemagne nazie. Les trois études de Stéphane Mosès rassemblées ici montrent comment se constitue au sein de l??uvre de Lévinas une conception radicalement nouvelle de l?éthique, ? au-delà de la guerre ?. C?est de cette éthique du dialogue avec l?autre au sein de la Guerre ? totale ? qu?il témoigne à son tour, ouvrant des perspectives sinon nouvelles, du moins toujours nécessairement renouvelées, pour notre monde qui vient.
Nombre de pages
124
Date de parution
26/02/2004
Poids
116g
Largeur
110mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782841620838
Titre
Au-delà de la guerre. Trois études sur Levinas
Auteur
Mosès Stéphane
Editeur
ECLAT
Largeur
110
Poids
116
Date de parution
20040226
Nombre de pages
124,00 €
Disponibilité
Sur commande en 4-6 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Franz Rosenzweig, Walter Benjamin, Gershom Scholem : dans l'Allemagne des années vingt, ces trois auteurs ont imaginé une nouvelle vision de l'histoire qui met en scène l'idée d'une utopie messianique. A la vision optimiste d'une histoire conçue comme une marche permanente vers l'accomplissement final de l'humanité, ils opposent l'idée d'une histoire discontinue, dont les moments ne se laissent pas totaliser, et dont les déchirements sont plus significatifs - mais aussi plus prometteurs - que l'apparente homogénéité. Cette autre vision de l'histoire naît chez ces trois penseurs juifs de leur expérience directe des grands bouleversements du XXe siècle. Paradoxalement, sur les décombres de la raison historique l'espérance peut reprendre son essor. L'utopie resurgit chez ces trois auteurs - à travers la catégorie de la Rédemption. Dans ce modèle d'un temps ouvert à l'irruption du nouveau, la réalisation imminente de l'idéal redevient pensable.
« L'art ne peut vivre qu'en puisant sa substance aux sources les plus profondes, qui sont les sources nocturnes. » Telle est la dernière phrase du livre qui synthétise à merveille la thèse soutenue par l'auteur qui s'interroge sur la fonction salvatrice de l'art. En s'appuyant sur une analyse précise et minutieuse de deux textes majeurs du vingtième siècle, Stéphane Mosès porte un regard sur la situation de l'artiste moderne dans un monde où la question du mal est au coeur de l'expérience littéraire et philosophique. Il s'illustre ainsi, non seulement en tant que critique littéraire, mais surtout en tant que philosophe de l'art.
L'institution du Shabbat est la plus importante contribution du judaïsme à l'humanité, tout en étant le fondement de la vocation spécifique d'Israël. Résistance à l'oubli de l'origine, appel à la maîtrise du temps pour assurer la liberté de l'homme, évocation d'un jour futur "qui sera tout entier Shabbat et repos pour une vie du monde qui vient", il introduit dans l'existence une dimension essentielle, dont le monde contemporain, livré à la démesure, doit absolument prendre conscience. A un projet prioritairement économique, obsédé par la satisfaction du besoin et le culte de la croissance, il oppose une vision d'avenir liée non à un manque, mais à une plénitude. Il rappelle l'indispensable valeur de la limite et du lien entre les générations.