Il était une demi-fois. Poèmes pour les petits, les grands et les autres
Moses Emmanuel ; Miette Maurice
LANSKINE ED
12,00 €
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EAN :9782359630107
Des poèmes pour les grands, les petits et les autres... Tiens, tiens, voilà qui est curieux. Les grands, on les connaît, ils lisent le journal, gagnent de l'argent et se serrent la main quand ils se rencontrent dans la rue. Les petits aussi on les connaît bien, et comment, puisque c'est nous ! On crie dans la cour, on rit à table et on a plein de questions à poser tout le temps à nos parents. Beaucoup plus de questions qu'il n'ont de réponses. Mais les autres ? Qui sont les autres ? Peut-être les grands restés secrètement tout petits. Ou les petits qui aimeraient être grands, parfois, rien que pour regarder la télévision jusqu'à minuit et aller se coucher sans se brosser les dents. Ou encore ceux qui n'ont pas besoin de fermer les yeux pour rêver. Comme vous. Comme moi. N'est-ce pas ...
Nombre de pages
48
Date de parution
27/04/2019
Poids
112g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782359630107
Titre
Il était une demi-fois. Poèmes pour les petits, les grands et les autres
Auteur
Moses Emmanuel ; Miette Maurice
Editeur
LANSKINE ED
Largeur
150
Poids
112
Date de parution
20190427
Nombre de pages
48,00 €
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Ballade Le vent souffle sur les aigles de la Sierra Gorda sur les arbres appelés los blancos et pirules il souffle sur la Pena de Bernal et les jardins de Xilitla j'avais oublié qu'il y avait tant d'amour je voulais oublier si peu d'amour la musique vivait dès l'aube dans le chant des loriots à minuit les cloches ralliaient les processions de Cristeros la Vierge priait pour les vieux paysans - la pluie nous a cachés sous son rideau sale silencieuse comme les bergers qui ramènent leur maigre troupeau au village autour de nous la terre avait bu toutes les batailles qui serait aimé ? Le vent insoumis s'est perdu...". Emmanuel Moses.
Le grand poète Z. A. passa une décennie à se soûler à Paris, après s'être soûlé pendant trois ans à Berlin. Puis il rentra se soûler jusqu'à la fin de ses jours à Lvov/Lviv/Lemberg, sa ville natale. Les femmes travaillent sur l'histoire des femmes. Les homosexuels travaillent sur l'histoire de l'homosexualité. Les Noirs travaillent sur l'histoire du colonialisme. Les Juifs travaillent sur l'histoire de la Shoah. Chaque temps grammatical est porteur d'un espace qui lui appartient en propre. Au point qu'on peut parler peut-être tout autant d'espaces que de temps grammaticaux. En écoutant une symphonie, il n'oubliait pas le théâtre. En lisant un roman remarquable par sa forme, il n'oubliait pas le théâtre. En observant toutes les portes cochères qui menaient de chez lui au théâtre, il n'oubliait pas le théâtre. (Hommage à V. M. 3.)"
Großvater (grand-père) Kühlbrand faisait l'objet, non sans raison d'ailleurs, d'un véritable culte. Cet aïeul, médecin, était évoqué bien plus comme une figure de légende que comme une personne de chair et de sang et, tout bien considéré, il ne serait pas exagéré d'affirmer qu'il formait la souche sur laquelle s'était développée la chronique familiale et que l'auréole qui l'entourait rejaillissait sur ses descendants - en tout cas dans l'esprit de ma grand-mère - de même que dans la Bible, les actes d'un ancêtre se ressentent sur sa postérité jusqu'à la millième génération. Sa silhouette menaçante se glissait sous la porte de ma chambre ou dans l'entrebâillement avec le rai de lumière qui attestait la continuation de la vie pendant ces instants, parfois courts comme un clin d'oeil, parfois interminables, qui s'étendent entre l'état d'éveil et celui du sommeil, sorte de zone frontalière régie par des lois surnaturelles. Entièrement recouvert de cuir noir, il écartait les bras, dressé de toute sa hauteur, semblable à un grand oiseau de proie qui va prendre son envol. Autour de lui, le feu mauvais et rouge de la maladie dardait ses innombrables langues mais il ne paraissait pas s'en apercevoir ou plutôt, il le tenait en respect car les flammes ne l'atteignaient pas."