D'où viennent les parents ? Psychanalyse de la Shoah
Moscovitz Jean-Jacques
PENTA
23,00 €
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EAN :9782296039094
Quelle psychanalyse depuis la Shoah, après la brisure de l'Histoire et de la Civilisation ? Qu'est-il arrivé à la vie, à l'amour, aux désirs, à la mort, à la jouissance, à la filiation, au lien entre les hommes, quels que soient nos liens à l'originaire, à l'identitaire ? Il s'agit dans ce livre d'inscrire la rupture de notre civilisation dans le discours psychanalytique par la mise en perspective de l'ouvrage de Freud L'homme Moïse et la religion monothéiste, le film Shoah de Claude Lanzmann, l'enseignement de Lacan et l'apport d'un clinicien ayant une pratique de la psychanalyse. D'où viennent les parents ? nous rend témoins de thèmes que Jean-Jacques Moscovitz approche avec l'aisance tragique du praticien de l'inconscient, et la rigueur intellectuelle de celui qui tient, qui nous tient, passionnément à ses repères. Ceux-là mêmes qui fondent, parmi d'autres, la psychanalyse dans l'actuel : le féminin, le Père, la pulsion de mort, le fantasme / fiction, le dire / écrit... Thèmes qui nous font mieux aborder les violences d'aujourd'hui afin de les apaiser... quelque peu. . . Jean-Jacques Moscovitz est praticien de la psychanalyse, formé à l'Institut de Psychanalyse de Paris, puis à l'Ecole Freudienne. Il est co-fondateur de Psychanalyse Actuelle en 1986, et membre d'Espace Analytique. Il anime un séminaire de formation clinique et de recherche depuis de nombreuses années sur les thèmes de la liaison / déliaison entre l'intime et le politique, le désir du psychanalyste et la transmission. Il anime dans le cadre du Regard qui bat... des projections de films proches de ces questions avec débats entre cinéastes, philosophes, historiens, psychanalystes...
Nombre de pages
263
Date de parution
27/07/2007
Poids
370g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782296039094
Titre
D'où viennent les parents ? Psychanalyse de la Shoah
Auteur
Moscovitz Jean-Jacques
Editeur
PENTA
Largeur
135
Poids
370
Date de parution
20070727
Nombre de pages
263,00 €
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Ce livre est le fruit d'une longue pratique psychanalytique à l'écoute des mots (des maux ?) d'amour. Mais il est aussi une réflexion sur le couple, la passion, l'abandon, autrement dit sur les variations autour de la souffrance et de l'élection amoureuses. L'amour est le lieu de toutes les attentes à une époque où s'effondrent les repères, et où la question du mal radical a resurgi dans la mémoire de la Shoah. C'est au croisement de notre destinée collective et de la réponse que chacun de nous donne à l'invention de l'amour que, peut-être, la possibilité d'une sortie du traumatisme et un retournement de la plainte mélancolique en espérance d'aimer adviendra. Comment soutenir aujourd'hui une Hypothèse Amour ? Cette question ne peut plus rester sous silence : la rupture de l'Histoire dans ce XXe siècle et la destruction de l'interdit du meurtre a provoqué un radical changement du rapport que l'être humain entretient avec la jouissance, la vie, l'amour, la mort, comme en témoignent nombre de productions artistiques. Des films sont ainsi convoqués par l'auteur, mais aussi des livres, des récits, des histoires, qui entrelacent autour de l'Hypothèse Amour leurs interrogations et leurs réponses.
Art du cinéma et psychanalyse se regardent et s'écoutent, nouant l'intime, le social et le politique. Jean-Jacques Moscovitz témoigne de cette rencontre à travers un ensemble de films - de Un chien andalou de Bunuel et Salvador Dali à A Dangerous Method de David Cronenberg en passant entre autres par Salo de Pasolini, Shoah de Lanzmann, The Memory of Justice de Marcel Ophuls. Pour lui, les effets de tels films sur le spectateur évoquent les symptômes, les angoisses, les inhibitions que l'analysant donne à écouter sur le divan de son psychanalyste, tout en ouvrant sur le vacarme du monde. Images de cinéma et paroles en séances gardent leur part de mystère grâce à la surprise et à la beauté des mots et des images, quelle que soit la génération à laquelle on appartient. Art du cinéma et intelligence de l'approche psychanalytique enrichissent notre regard et notre écoute et laissent espérer quelque apaisement relatif à notre histoire intime, familiale et/ou collective en lien avec la grande Histoire. Psychanalyse et cinéma font oeuvre émancipatrice pour le sujet et la société.
L'art fait ici lien entre deux pratiques de discours, l'une psychanalytique par l'expérience de la parole de sujet, et l'autre par les images qui bougent et parlent, pour interpeller une troisième pratique, celle du politique pour faire face au vacarme du monde. En se posant comme critiques freudiens de cinéma, les auteurs ouvrent sur l'approche de la violence intime propre à chacun, au rapport de chacun à ses propres pulsions. Ils montrent comment chacun court le risque d'avoir à se situer face aux turbulences de notre monde. Le cinéma, en questionnant la destructivité suractivée depuis les génocides du XXe siècle, peut-il prémunir les adolescents de la dérive auto-destructrice et meurtrière actuelle ? Entre sujet et collectif, entre intime et extrême, les films autours desquels s'articule cet ouvrage ne cessent de nous enseigner et impliquent les spectateurs que nous sommes comme témoins actifs de la violence du monde.
Sarkozy sur le divan? Le défi est tentant, en effet, de décrypter le rapport au pouvoir du plus imprévisible des présidents que la Ve République ait élus. Car que sait-on de sa réelle personnalité? Fort peu de choses, si ce n'est l'activisme qui masque ses failles. On a dit qu'il n'avait qu'un désir: accéder à la fonction suprême. Quels sont désormais les ressorts de son ambition? Son exhibition médiatique ne fut-elle qu'une stratégie? Le narcissisme ne peut tout expliquer. Du "président people" au chef d'État "solennisé" en quête d'une popularité perdue, Jean-Jacques Moscovitz décrit un homme anxieux, "désirant", fort et fragile à la fois, engagé dans une lutte contre lui-même, sous le regard de ceux qui l'ont "fabriqué". Il est stimulé et parfois bousculé dans sa réflexion par Yann de l'Écotais, qui oppose à l'analyste le regard du journaliste politique. Blessures d'enfance, judéité, culte du "je", quête du père, rapport au corps... Loin de tout jugement, ce dialogue dessine un portrait inattendu de Nicolas Sarkozy
Biographie: Daniel Bonetti, psychanalyste à Charleroi (Belgique), est membre du Questionnement psychanalytique et de l'Inter-associatif européen de psychanalyse. Il est l'auteur de L'arbre effeuillé et autres brindilles, prix ?dipe 2006.
Psychanalyse, littérature, poésie... La question du transfert à l'oeuvre est au coeur de L'arbre effeuillé et autres brindilles, comme elle est au coeur de la découverte freudienne. Ce livre se lit comme un recueil de cas où l'enjeu n'est pas que dans le sens du symptôme, des notions fondamentales, dans la situation des institutions analytiques - thèmes qui, pourtant, traversent le livre de Daniel Bonetti entre les lignes - mais le sujet assis sur ses fragiles branches insensées. Ce qui engage le lecteur à ouvrir ses lettres cachées. Car on lit cet Arbre comme la généalogie protéiforme de nos désirs, mot à mot, à la lettre, l'une après l'autre, l'une avec l'autre, dans ses titres pleins, correspondance intime avec l'interlocuteur intérieur, inconscient, traducteur et traditore, qui parlent un dialecte jamais éteint, toujours vivant, rebelle à la syntaxe et à la logique du pouvoir de la langue. Comme Freud avait parlé le tchèque jusque ses trois ans, Daniel Bonetti nous rappelle qu'il n'y a pas d'analyse sans le double état de la parole. Son dialecte résonne comme une comptine, un air de musique qui caresse l'oreille et pourtant l'effraye. Il y a du Baudelaire et du Prévert dans ces brindilles que ramassent les mots des analysants et les associations de l'analyste. Choses ténues qui n'ont pas besoin de Grands Mots pour dire le tragique, la farce, la comédie, et laisser surgir dans le réel l'enfant qui nous aide à espérer.
Anna mit du temps pour comprendre ce qui l'avait si profondément fâchée. L'intrusion du spéculum et l'indifférence de la sage-femme lui avaient rappelé les abus de son enfance avec une étrange familiarité. Anna se sentit aussi impuissante et délaissée qu'à ces heures. Le spéculum froid en métal lui donnait la même sensation que le pistolet que son cousin avait enfoncé dans son vagin avant de la violer, à l'âge de dix ans..." L'accès à la maternité peut réveiller une douleur indicible chez les femmes qui ont subi des violences sexuelles au cours de leur enfance. Cette douleur qui resurgit parfois subitement au cours d'un examen gynécologique, lors de l'accouchement ou encore à l'occasion d'une tétée, perturbe fréquemment la relation mère-enfant. Sous la direction de Benoît Bayle, les auteurs nous font découvrir cet aspect méconnu des violences sexuelles. Cet ouvrage montre ainsi, plus que jamais, la nécessité d'un accompagnement psychoobstétrical de la grossesse. Les violences sexuelles n'ont pas seulement une forte morbidité chez les personnes qui les subissent. Elles ont également un impact sur les générations suivantes, dont il faut apprendre à soulager les effets parfois dévastateurs.