En 2001, à l'occasion du cinquantenaire de la mort de Maxence Van der Meersch, se tenait un colloque sur cet auteur, dont les actes ont été réunis sous le titre: Maxence Van der Meersch: "écrire le Nord, écrire le monde". L'accent était alors mis sur les thèmes privilégiés par le romancier: les lieux, la guerre, le travail, les corps et les âmes. En 2007, à l'occasion du centenaire de la naissance de Van der Meersch, a eu lieu un second colloque, qui, bien sûr, a évoqué les mêmes thèmes, mais cette fois-ci sous l'angle de l'engagement du romancier. Si Van der Meersch ne fut pas engagé au sens sartrien du terme, dans la mesure où il ne s'inféoda pas à un parti politique, à une institution, à un groupement, il profita néanmoins de sa notoriété de romancier pour exprimer dans la presse et, à partir de 1936, dans ses oeuvres romanesques et hagiographiques, ses idées politiques, sociales, médicales, morales et religieuses. Non content d'exprimer ses idées, il eut aussi le désir de convertir ses lecteurs à sa vision du monde, marquée par un catholicisme doloriste et par des opinions de droite, qui se trouvèrent en écho, pour certaines d'entre elles, avec la Révolution nationale de Pétain. Dans sa vie, il s'engagea aussi, auprès de la J.O.C. par exemple, et, durant la Seconde Guerre mondiale, il eut une attitude hésitante, entre actions caritatives dans la mouvance de Vichy et un soutien discret à la Résistance. Ce second colloque international consacré à l'engagement de Van der Meersch était co-organisé par le Conseil Général du Nord et par le Centre de recherche "Textes et Cultures" de l'Université d'Artois. Il a réuni des chercheurs d'origines très différentes: Belgique, Pays-Bas et France, qui, historiens, littéraires, psychologue des religions, médecin ou ecclésiastique, ont contribué, dans un souci d'objectivité, à préciser la nature très personnelle de l'engagement de Van der Meersch. Il reste à souhaiter qu'un autre colloque s'intéresse à un écrivain assez méconnu, dont les techniques romanesques méritent aussi des études approfondies.
Nombre de pages
286
Date de parution
11/12/2008
Poids
530g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782908481624
Titre
Maxence Van der Meersch, écrivain engagé
Auteur
Morzewski Christian ; Renard Paul
Editeur
PU SEPTENTRION
Largeur
160
Poids
530
Date de parution
20081211
Nombre de pages
286,00 €
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Sous l'Ancien Régime, les finances du roi de France étaient nimbées de secret jusqu'au jour où le célèbre Necker décida de publier le montant estimé des recettes et surtout des dépenses de la monarchie. Le public découvrit alors le montant faramineux des pensions que Louis XVI payait à une grande partie de la noblesse. À la Révolution, l'Assemblée nationale décida d'enquêter puis révéla la manière dont les fonds publics tirés de la contrainte fiscale avaient pu servir à subventionner des courtisans. C'est à la fois l'histoire de cette enquête mais aussi celle de l'objet enquêté que ce livre propose de faire découvrir au lecteur. En décrivant pour la première fois, grâce à des archives inédites, les usages de cette pratique sociale qui liait le roi à la noblesse, l'auteur jette un regard nouveau sur les ressorts de la crise finale de l'Ancien Régime et retrace la genèse du premier système de retraite de la fonction publique d?État.4e de couverture : Sous l'Ancien Régime, les finances du roi de France étaient nimbées de secret jusqu'au jour où le célèbre Necker décida de publier le montant estimé des recettes et surtout des dépenses de la monarchie. Le public découvrit alors le montant faramineux des pensions que Louis XVI payait à une grande partie de la noblesse. À la Révolution, l'Assemblée nationale décida d'enquêter puis révéla la manière dont les fonds publics tirés de la contrainte fiscale avaient pu servir à subventionner des courtisans. C'est à la fois l'histoire de cette enquête mais aussi celle de l'objet enquêté que ce livre propose de faire découvrir au lecteur. En décrivant pour la première fois, grâce à des archives inédites, les usages de cette pratique sociale qui liait le roi à la noblesse, l'auteur jette un regard nouveau sur les ressorts de la crise finale de l'Ancien Régime et retrace la genèse du premier système de retraite de la fonction publique d?État.Notes Biographiques : Benoît Carré est chercheur en histoire moderne, spécialiste de l'Ancien Régime et de la Révolution. Il est docteur de l'Université de Lille depuis 2018. Distribuer l'argent du roi au XVIIIe siècle est son premier livre.