La dispute de l'ornement que nous ont rendue familière les travaux de l'historien de l'art Aloïs Riegl et le célèbre pamphlet d'Adolf Loos, tout comme les prises de positions des artistes du modernisme et du minimal art, a une longue histoire. Les Concepts préliminaires en vue d'une théorie des ornements de Karl Philip Moritz rédigés en 1793, constituent une étape décisive. Signé par l'un des tenants de la Klassik, héritier de Winckelmann et de Herder, dont l'influence sur Goethe est notoire, l'ouvrage étonne par son enquête empirique et sa pratique de la description. Une théorie des ornements et non de l'ornement se construit dans l'étude des motifs, la connaissance des productions qu'un long voyage en Italie et l'observation des demeures berlinoises ont procurées à l'auteur. Moritz montre que la pensée de l'ornement est une pièce maîtresse de la réflexion esthétique sur la beauté. À l'opposé de l'allégorie, les ornements sont des formes libres qui n'imitent rien, qui n'ont pas de signification. Ils dévoilent la dimension anthropologique du besoin d'art et contribuent à la promotion de l'imagination. Conçu dans le contexte de l'Académie des arts de Berlin, ce texte a un rôle éducatif; il remplit aussi une fonction politique, à l'heure d'une industrialisation croissante des arts appliqués autour de 1800. Premiere edition 2008 (collection Aesthetica) Nouvelle edition revue et augmentee Planches couleur
Nombre de pages
280
Date de parution
10/05/2024
Poids
298g
Largeur
140mm
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EAN
9782728808632
Titre
Sur l'ornement
Auteur
Moritz Karl Philipp ; Paquet Clara ; Cohn Danièle
Editeur
ULM
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140
Poids
298
Date de parution
20240510
Nombre de pages
280,00 €
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Anton Reiser wurde 1785 veröffentlicht und ist wohl der bedeutendste Roman des deutschen 18. Jahrhunderts. Als Zeitgenosse von Goethes Werther (1774) erlangte es schnell Berühmtheit, was ihm Übersetzungen in Italien und in angelsächsischen Ländern einbrachte - und sogar in Frankreich, wo es jedoch seit dem ersten Kaiserreich nicht mehr nachgedruckt wurde. Es handelt sich um einen autobiografischen Bericht, der, so der Autor, ?das von der Bourgeoisie unterdrückte Gefühl" beschreibt. Zu diesem soziokulturellen Thema kommen jedoch noch weitere Elemente hinzu - der hypochondrische Charakter der zärtlich geliebten Mutter, das Unverständnis und die Härte des Vaters usw. _ ebenso wichtig, dem Anton Reiser seinen Ruf als erster deutscher ?psychologischer" Roman verdankt. Beseelt von dem unnachgiebigen, schmerzhaften, ?masochistischen" Wunsch, sich ohne Verkleidung zu präsentieren (Einfluss von Rousseaus ?Bekenntnisse"), sucht der Held von Karl Philipp Moritz in der Kunst, insbesondere im Theater, einen Zufluchtsort gegen seine Qualen und seinen Narzissmus."
Anton Reiser, ein junger Mann, der in einer Welt voller Erwartungen und gesellschaftlicher Normen seinen Platz sucht, steht im Mittelpunkt dieser autobiografischen Erzählung. Die Geschichte spielt im späten 18. Jahrhundert, einer Zeit des Umbruchs und der Aufklärung, in der alte Strukturen hinterfragt und neue Ideen geboren werden. Anton, der Sohn eines armen Perückenmachers, kämpft mit den Herausforderungen seiner Herkunft und den hohen Ansprüchen, die er an sich selbst stellt. Sein Streben nach Bildung und Anerkennung führt ihn auf eine Reise durch verschiedene Städte und Lebenssituationen, die seine innere Zerrissenheit und seinen unermüdlichen Drang nach Selbstverwirklichung offenbaren. Die Erzählung ist nicht nur ein persönliches Schicksal, sondern auch ein Spiegel der gesellschaftlichen Verhältnisse jener Zeit. Themen wie Identität, Selbstfindung und der Konflikt zwischen individuellem Streben und gesellschaftlichen Erwartungen ziehen sich durch das Werk. Moritz gelingt es, die psychologischen Tiefen seines Protagonisten auszuloten und dabei die universellen Fragen nach dem Sinn des Lebens und der Suche nach dem eigenen Ich zu stellen. Durch die detaillierte Schilderung von Anton Reisers innerem Kampf und den äußeren Umständen, die ihn prägen, bietet das Buch eine wertvolle Perspektive auf die menschliche Natur und die Herausforderungen des Erwachsenwerdens. Es lädt den Leser ein, über die eigenen Lebensziele und die Einflüsse der Gesellschaft nachzudenken, und zeigt, wie der Weg zur Selbstfindung oft von Zweifeln und Rückschlägen begleitet wird.
Pourquoi « Littérature et Photographie » ... La photographie est une donnée traversière des discours contemporains ? théorie, critique, littérature ou philosophie. Son PH (neutre, si l'on veut) arbore les mêmes initiales que celles qui balisent la modernité : phantasmes, phénoménologie. Traversière, la photographie est ce qui prend par le travers concepts et discours, met en crise la pensée, appelle les chemins qui ne mènent nulle part, les jardins aux sentiers qui bifurquent. Les textes rassemblés ici, issus de deux années de séminaire à l'École normale supérieure, dans le cadre de l'Aleph (atelier littérature et photographie) ont pour point de rencontre une logique paradoxale développée en termes photographiques, qui mettent en cause l'évidence et l'idée reçue, appellent le hors-texte et le hors-sujet. Une lecture des bords entre en jeu, via des textes fondamentaux comme la Petite Histoire de la photographie de Walter Benjamin, ou des auteurs aussi divers que Jules Husson dit Champfleury, Charles Dickens, Hervé Guibert, Bruce Chatwin, Vladimir Nabokov, écrivains-photographes ou crypto-photographes, soumis ici à diverses lectures claires. La clarté de la chambre photographique est ce qui tient la photographie à distance de tout « pathos », de toute spectrographie mortifère, à laquelle il faut opposer un gai savoir de l'image. Contre l'histoire de la photographie, souveraine, est ici avancée une photographie de l'histoire, ou l'histoire comme photographie ; contre l'écriture comme donnée linéaire, relevant de la trace et du temps, une écriture comme donnée spatiale, espacement, lieu de l'entre. Ces Jardins d'hiver à plusieurs mains (chercheurs, élèves, photographes) appellent par leur titre l'invisible « Photographie du Jardin d'Hiver » de La Chambre claire de Roland Barthes, texte fondateur qui donne ici lieu à un phénomène de spectrographie claire : une signature, celle de Jacques Derrida, traverse et habite joyeusement la chambre photographique, inversant le déjà en son image positive, J. D., comme Jardin D'hiver.
A la fin de la République romaine, deux figures contrastées ont dominé la scène philosophique le Romain Cicéron et Philodème de Gadara, un Oriental hellénisé. Le rôle de Cicéron est bien connu, au moins comme historien de la philosophie ; celui de Philodème, le maître épicurien de la baie de Naples, commence seulement à l'être, depuis que sont réédités scientifiquement les textes transmis par les papyrus d'Herculanum. Il restait à étudier de près les liens unissant ces deux contemporains dont les ?uvres présentent des problématiques qui méritent d'être comparées, sur la politique, l'éthique, la théologie et surtout sur l'esthétique (rhétorique, poétique et musique) tel est l'objet de ce volume qui rassemble une bonne vingtaine de contributions de spécialistes français et étrangers. Leurs travaux font apparaître la fécondité philosophique des polémiques conduites par Cicéron et par Philodème et dessinent des perspectives nouvelles et prometteuses pour l'étude de la polémique philosophique en milieu romain.
Si je devais donner le nom de trois ouvrages américains qui promettent d'avoir une longue, même une très longue vie, je dirais sans hésiter La Lettre écarlate, Huckleberry Finn et Le Pays des sapins pointus. " Ce commentaire de Willa Cather dans sa préface de 1925 au livre de Jewett (1er éd. 1896) étonnera sans doute le lecteur français qui n'a pu encore parcourir dans sa langue les sentiers rocailleux du pays de Jewett. Il est temps aujourd'hui d'ajouter à la cartographie littéraire de la Nouvelle-Angleterre - entre le Boston de Henry James, le Walden de Thoreau et le Salem de Hawthorne - un autre coin de terre. Ce " pays " devient le lieu d'exploration d'une esthétique propre, lieu de négociation avec un imaginaire qui, retaillé à l'aune du quotidien, du féminin, donne au lecteur de ces petites pièces cousues à la manière d'un roman l'occasion de découvrir une autre vision de l'Amérique.