Des régimes d'authenticité. Essai sur la mémoire patrimoniale
Morisset Lucie ; Andrieux Jean-Yves
PU RENNES
14,00 €
Epuisé
EAN :9782753507975
Le patrimoine change. Depuis son ancêtre, le monument historique, jusqu'à ses plus récentes incarnations de trésors de l'humanité, il révèle, tout autant que l'histoire ou la culture qu'il symbolise, les relations variables entre l'homme et le monde. Dans le temps long, l'objet de patrimoine s'avère oeuvre ouverte: investi de sens, puis réinvesti et investi encore, ou relégué aux oubliettes de nos constructions identitaires, il porte les traces empilées des intentions cycliques et de l'affection collective qui l'ont adopté. Notre univers visible fourmille ainsi de fossiles patrimoniaux, créatures consacrées jadis pour des raisons dorénavant plus ou moins limpides, qui toutes, cependant, marquent nos pratiques et nos conceptions dont elles ont jalonné la différenciation selon les époques et les territoires. C'est la mémoire patrimoniale. L'essai que voici inverse la proposition des "Lieux de mémoire" de Pierre Nora pour recentrer l'étude du patrimoine sur l'objet patrimonial, producteur d'identité. Cette herméneutique du patrimoine s'attache à expliquer la vie de ces objets merveilleux caractérisés, conservés puis valorisés, à travers les mutations de leurs formes et de leurs sens. Afin de soutenir, par cette perspective originale, des histoires du patrimoine encore inédites, l'ouvrage apporte à la discussion un cadre théorique qui assortit, à l'étude de la mémoire patrimoniale, l'observation de régimes d'authenticité successifs - clin d'oeil aux régimes d'historicité débusqués par François Hartog - portant l'un dans l'autre la signification des objets et des actes patrimoniaux. Le patrimoine se dévoile alors au coeur d'un écosystème, dans lequel s'équilibrent, pour un moment, un rapport au Temps, un rapport à l'Espace et un rapport à l'Autre dont l'examen éclaire, en retour, la constitution des représentations patrimoniales et le chemin parcouru par leurs objets jusqu'à nous. Une illustration de ce propos heuristique clôt l'ouvrage: il s'agit du basculement de régimes d'authenticité survenu alors que le monument prenait la définition qu'on lui attribue maintenant et le geste de classement, le sens qu'il a depuis. En auscultant les procès-verbaux de la Commission des monuments historiques québécoise, beaucoup moins connue que sa cousine française traitée jusqu'ici comme un modèle par les chercheurs, l'on découvre tour à tour deux protagonistes des premiers jours du patrimoine, le monument et la relique; l'on démasque le rôle essentiel du tourisme dans la construction patrimoniale et, tout en revisitant quelques classiques de l'aventure patrimoniale occidentale, l'on saisit comment naît et s'épanouit une idée particularisée du patrimoine, en miroir de l'état de la société qui s'y réfléchit.
Nombre de pages
131
Date de parution
06/05/2009
Poids
272g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782753507975
Titre
Des régimes d'authenticité. Essai sur la mémoire patrimoniale
Auteur
Morisset Lucie ; Andrieux Jean-Yves
Editeur
PU RENNES
Largeur
140
Poids
272
Date de parution
20090506
Nombre de pages
131,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Cet ouvrage regroupe les 3 volumes chronologiques de la collection Lettres latines : la période cicéronienne, le siècle d'Auguste et la période impériale.
Ils sont considérés comme les maîtres incontestés du design brésilien. Mais qui sont vraiment Humberto et Fernando Campana, ces auteurs d'une étrange famille de meubles, sans cesse à la limite de l'art et de l'artisanat ? D'où vient leur anticonformisme, leur sens absolu de la liberté, leur façon de perturber les diktats du design ? À travers cette série d'entretiens, Cédric Morisset remonte aux sources de leur inspiration. Sans tabous, les deux frères égrènent leurs souvenirs d'enfance, leurs premiers projets et succès dans un Brésil oscillant entre bossa-nova et dictature militaire... Une occasion unique d'aller à la rencontre de deux figures majeures de la création contemporaine qui se livrent, ici, avec une vérité saisissante.
Partout en Occident, de nombreuses églises, de toutes traditions religieuses, ferment leurs portes faute de fidèles et de célébrants. Ces hauts lieux de nos villes, de nos villages et de nos mémoires sont menacés de disparaître à plus ou moins brève échéance. Le patrimoine ne cesse de s'effriter : près de 2 000 églises fermées en Angleterre ; des milliards d'actifs fonciers inexploités ou perdus aux Etats-Unis ; plus de 600 églises démolies aux Pays-Bas. Des dizaines de milliers d'églises de Scandinavie, d'Allemagne, de Belgique et de France réclament aussi notre attention, tout comme celles du Québec confrontées, depuis quelques années, à la désaffection constante de leurs paroissiens. Une quarantaine de spécialistes nord-américains et européens analysent les expériences vécues et formulent des propositions concernant l'avenir et la propriété de ces nobles bâtiments, leur vocation et leur usage. Ils évaluent également les défis que posent la planification urbaine et la gestion de tels édifices et explorent de nouvelles approches qui permettront d'assurer la survie des églises dans la cité, en redéfinissant leur vocation communautaire et leur statut au sein de la collectivité. Il s'agit, en somme, de saisir comment l'église peut aujourd'hui redevenir le patrimoine de la collectivité entière.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
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