Dans l'une de ses plus fortes et saisissantes allégories, Stéphane Mallarmé projette l'image d'un cygne emprisonné dans le gel et piégé par un lac recouvert de glace, et déplore de ne pas avoir donné à ses ailes l'élan qui aurait permis son envol. Dans l'établissement scolaire qui sert de toile de fond à ce récit, trois personnages ? deux adolescents et un adulte ? vivront, à des degrés et avec des dénouements différents, la même expérience que celle du cygne : celle des vols qui n'ont pas fui et des rêves qui se sont figés. L'un des adolescents préférera mettre un terme à leurs promesses en les précipitant dans la mort, une mort où il rejoindra Jim Morrison. L'autre, conscient de l'intérêt particulier, presque fusionnel, que lui porte son professeur de français, attendra de lui qu'il lui invente la formule magique permettant de concilier les envolées vers les sommets des vagues et des montagnes avec la montée plus prosaïque vers l'entrée dans une grande école. Le professeur, quant à lui, exposé à une tentation qui le conduirait inévitablement à s'approprier une jeunesse et à la profaner, sera confronté au plus grand sursaut de son existence : découvrir que les vols qui voudraient fuir feraient de lui un voleur, et que le seul consentement qu'il puisse accorder est le renoncement.
Nombre de pages
122
Date de parution
15/10/2024
Poids
220g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782386471056
Titre
Les vols qui n'ont pas fui
Auteur
Morin Jean-Claude
Editeur
COMPLICITES
Largeur
155
Poids
220
Date de parution
20241015
Nombre de pages
122,00 €
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Le tout est de tout dire" disait Paul Eluard. Dire à la suite de Paul Nizan que vingt ans n'est pas le plus bel âge de la vie, c'est aussi promouvoir l'espoir que les mots agiront un jour pour lui redonner la formidable capacité de réveiller l'aurore. "Soyons réalistes, exigeons l'impossible" affirmait un combattant !
On ne peut pas aimer le cinéma sans vouloir en comprendre le langage. C'est le projet de cet ouvrage qui démonte bien des idées reçues. Ainsi, ce ne sont pas les frères Lumière qui ont inventé le cinéma, c'est l'Américain Thomas Edison, dont le collaborateur Laurie Dickson tourne le premier film en 1891. En moins d'une génération, les cinéastes primitifs vont créer pas à pas un langage spécifique qui permettra à leurs films d'être vus et compris par les spectateurs du monde entier. Et si la naissance des six premiers arts majeurs se perd dans la nuit des temps, nous possédons en revanche tous les jalons de l'élaboration du langage du cinéma. Aujourd'hui, c'est le même langage qui est utilisé, l'arrivée du parlant ne l'a nullement périmé, et pas davantage les autres avancées techniques. Les cinéastes actuels emploient de la même façon que Georges Méliès l'arrêt de caméra et la surimpression. Tels les cinéastes anglais de Brighton, ils ont recours au hors-champ et au plan subjectif. Ils pratiquent l'image par image à l'exemple du Français Emile Reynaud. De même qu'ils se servent des actions parallèles à la manière de David W. Griffith... Sont identifiés ici les "points de grammaire" dont les combinaisons multiples donnent les innombrables figures de style qui caractérisent le talent de chaque cinéaste. Cet ouvrage est composé de deux parties. La première retrace comment les cinéastes ont inventé leur grammaire et la seconde étudie comment ils l'ont développée jusqu'à nos jours, et comment ils en redécouvrent la force dans des utilisations nouvelles. Se côtoient aussi bien Hitchcock, Godard, Sergio Leone, Welles, Eisenstein, Kubrick, Fritz Lang, que Jean-Pierre Jeunet ou Clint Eastwood... 314 films, de 1891 à nos jours, sont étudiés ou cités. Un album central de 1039 illustrations complète le texte.
Morin Jean-Claude ; Malthieu Jacques ; Orgaer Chri
Les Dossiers industriels sont conçus pour faciliter l'acquisition des compétences requises en Bac Pro et favoriser le travail en autonomie. Le tome 1 comporte les parties Maîtrise des techniques, Motorisation et périphériques et Freinage. Le tome 2 comporte les parties Equipements embarqués, Gestion d'atelier, Tenue de route et Transmission. Les deux ouvrages couvrent les trois années d'enseignement de Maintenance des véhicules automobiles qui préparent au Bac Pro.
Qu'attendons-nous au juste, et que fait l'attente de nous ? Attendre un rendez-vous, un amour, une réponse, un miracle, la fin d'un voyage ou simplement que "ça passe"... L'attente imprègne nos vies quotidiennes, nos gestes ordinaires, nos plus grandes espérances et nos renoncements silencieux. Dans cet essai littéraire et philosophique, Jessica Vilarroig explore la poétique de l'attente, ses nuances, ses langages, ses vertiges. De l'attente amoureuse à l'attente de la mort, en passant par la salle d'attente, l'attente d'un événement ou d'un être, l'autrice revisite nos expressions, nos sensations, nos postures. Chaque chapitre interroge le temps suspendu, la tension intérieure, la rêverie, l'impatience ou l'ennui. Avec une plume à la fois précise, élégante et profondément humaine, Attendez-moi sous l'orme tisse une réflexion existentielle où se croisent philosophie du quotidien, littérature, peinture, psychanalyse et arts du langage. De Flaubert à Barthes, de Baudelaire à Edward Hopper, l'essai dialogue avec les grands textes pour mieux éclairer notre condition moderne : celle d'un être en attente constante. Un livre singulier, aussi intelligent que sensible, pour qui s'interroge sur le rapport au temps, au désir, au manque, à l'inattendu. Car au fond, vivre, n'est-ce pas attendre ...
Crépy-en-Valois, Quimper, Lille, Ménerbes, Libourne, Honfleur, Compiègne, Paris... Et, avec ou sans passeport : Québec, Milwaukee, Tokyo... A travers 28 récits insolites, Gérard Bertuzzi vous entraîne dans un univers où se mêlent humour, poésie, suspense, fantaisie et surprises. D'une ville à l'autre, d'un rêve à la réalité, de l'enfance à l'âge adulte, il raconte des histoires qui émeuvent, bousculent, intriguent et divertissent. Un recueil de nouvelles vif et singulier, entre fiction contemporaine, conte moderne et plaisir des mots. Méfiez-vous : Gérard Bertuzzi va vous raconter des histoires.
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L'objectif du présent volume est, comme cela a été le cas dans deux opuscules précédents de cette même collection, de présenter au lecteur francophone une synthèse des principaux résultats de toute une série d'études d'éthique empirique ayant porté sur l'acceptabilité, du point de vue du public, des décisions de fin de vie. Ces études ont, pour la plupart, été menées en France, mais pas exclusivement. Les décisions étudiées incluent, entre autres, le recours au suicide médicalement assisté ou à l'euthanasie, le refus ou l'arrêt des traitements, le recours à la sédation temporaire ou terminale, ou encore la réanimation cardio-vasculaire. Le lecteur ne trouvera pas, ici, les réponses normatives habituelles aux interrogations que posent ces décisions, qu'il s'agisse de normes légales, religieuses ou culturelles. Il ne trouvera d'ailleurs pas de réponse du tout. Juste un exposé détaillé de ce que pense, sur toutes ces questions, l'homme de la rue : un miroir en quelque sorte.