Ce livre s'appelle Ouvrir son coeur. Le sujet de ce livre, c'est la honte. Ce livre raconte ma vie, des morceaux de ma vie. Il raconte la solitude d'une enfant, l'école peuplée de camarades qui savaient, eux, comment être des enfants, comment être un groupe, alors que je ne savais pas. Il raconte l'histoire de mon oeil. Il raconte les chirurgies, la peur, et l'amitié fusionnelle et jalouse avec une petite fille lumineuse, que la mort guettait. Il raconte une adolescence atrabilaire et secrète. Il raconte une petite ville industrielle, son usine immense et inhumaine, aux allures de vaisseau générationnel, et l'été de terreur et d'hébétude que j'y ai vécu, avant ma fuite à Montréal, qui n'arrangera rien. En racontant, j'essaie de comprendre comment les souvenirs deviennent des souvenirs, les personnes des personnes, les livres des livres. L'instant présent est inconnaissable et le passé est perdu. Les souvenirs, les livres, les personnes se construisent en se racontant. En se racontant, ils se transforment. Rien n'est jamais fixé. Au bout de cette histoire se trouve la mort. Ce livre s'appelle Ouvrir son coeur. Le sujet de ce livre, c'est la mort. ? A. M.
Nombre de pages
376
Date de parution
22/08/2019
Poids
382g
Largeur
131mm
Plus d'informations
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EAN
9782896983629
Titre
OUVRIR SON COEUR
Auteur
Morin Alexie
Editeur
QUARTANIER
Largeur
131
Poids
382
Date de parution
20190822
Nombre de pages
376,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Vincent et David McCabe ont grandi ensemble au milieu de nulle part, hors de la vue de leurs parents démissionnaires, entre une forêt aux replis innombrables et les recoins obscurs et encombrés de la maison de leur jeune tante Marylou. La famille McCabe, après d'éphémères années de prospérité, menace ruine, rongée par les disparitions, le silence et la folie.Ils ont seize et dix-sept ans. Chacun à sa façon cherche une issue. L'un veut partir, l'autre veut disparaître. Au solstice d'hiver, ils essaient sans le savoir de se dire adieu.La maison du rang Lynch raconte neuf jours et neuf nuits, présents et passés, qui s'engendrent et s'éclairent mutuellement. Des fantômes naissent, des enfants se jurent fidélité, et les époques se diffractent en un jeu de miroirs et d'échos. Voulant s'enfuir, David et Vincent s'égareront, peut-être pour toujours, dans l'écheveau du temps et des secrets qui les hantent.Avec ce livre, premier volume du Cycle de Wickford Mills, Alexie Morin revendique son amour de la weird fiction et signe un roman gothique et psychologique où les sources d'angoisse et d'horreur sont intérieures autant que cosmiques. Marchant sur les traces d'Emily Brontë, d'Anne Hébert et de Shirley Jackson, elle inaugure un univers romanesque riche et prégnant, aux paysages baignés d'une clarté crépusculaire, qui a pour c'ur le clan McCabe et la ville fictionnelle de Wickford Mills, dans les Cantons-de-l'Est.Peuplé de personnages aux prises avec l'indicible et l'incommunicable, la maladie mentale et la souffrance héréditaire, La maison du rang Lynch fait appel aux codes de l'histoire de fantôme et du récit initiatique pour explorer les limites de l'identité et l'appartenance à une nature mystérieuse et toujours plus vaste que soi.
Vincent et David McCabe ont grandi ensemble au milieu de nulle part, hors de la vue de leurs parents démissionnaires, entre une forêt aux replis innombrables et les recoins obscurs et encombrés de la maison de leur jeune tante Marylou. La famille McCabe, après d'éphémères années de prospérité, menace ruine, rongée par les disparitions, le silence et la folie.Ils ont seize et dix-sept ans. Chacun à sa façon cherche une issue. L'un veut partir, l'autre veut disparaître. Au solstice d'hiver, ils essaient sans le savoir de se dire adieu.La maison du rang Lynch raconte neuf jours et neuf nuits, présents et passés, qui s'engendrent et s'éclairent mutuellement. Des fantômes naissent, des enfants se jurent fidélité, et les époques se diffractent en un jeu de miroirs et d'échos. Voulant s'enfuir, David et Vincent s'égareront, peut-être pour toujours, dans l'écheveau du temps et des secrets qui les hantent.Avec ce livre, premier volume du Cycle de Wickford Mills, Alexie Morin revendique son amour de la weird fiction et signe un roman gothique et psychologique où les sources d'angoisse et d'horreur sont intérieures autant que cosmiques. Marchant sur les traces d'Emily Brontë, d'Anne Hébert et de Shirley Jackson, elle inaugure un univers romanesque riche et prégnant, aux paysages baignés d'une clarté crépusculaire, qui a pour c'ur le clan McCabe et la ville fictionnelle de Wickford Mills, dans les Cantons-de-l'Est.Peuplé de personnages aux prises avec l'indicible et l'incommunicable, la maladie mentale et la souffrance héréditaire, La maison du rang Lynch fait appel aux codes de l'histoire de fantôme et du récit initiatique pour explorer les limites de l'identité et l'appartenance à une nature mystérieuse et toujours plus vaste que soi.
Tout au long de son enfance, Carolus avait réalisé une ?uvre pléthorique, protéiforme, fragmentaire, en tout cas entièrement inédite. Celle-ci avait été archivée dans une série de boîtes. Qui avaient été déposées chez moi. Il fallait bien qu'un événement m'obligeât à les ouvrir.
Avant la guerre, Carel Ender habite à Privine. Il est fonctionnaire de l'administration impériale. C'est toujours mieux que ce qu'en attendait sa famille.Ses amis se nomment Isabelle Van Duyck, fondatrice d'une résidence utopique; Jean Faber, militant politique de gauche; Nina Fischer, journaliste de renom donnant de son temps au Secours des réfugiés; Ilya Rehberg, jeune dramaturge intéressé par la «question kadienne»...Puis la grande histoire tombe sur Privine, et efface le souvenir de cette communauté.Des années plus tard, l'historienne Sabine Oloron rencontrera le nom de Carel Ender dans ses recherches. Peut-être saura-t-elle dire la morale de cette fable.4e de couverture : Avant la guerre, Carel Ender habite à Privine. Il est fonctionnaire de l'administration impériale. C'est toujours mieux que ce qu'en attendait sa famille.Ses amis se nomment Isabelle Van Duyck, fondatrice d'une résidence utopique; Jean Faber, militant politique de gauche; Nina Fischer, journaliste de renom donnant de son temps au Secours des réfugiés; Ilya Rehberg, jeune dramaturge intéressé par la «question kadienne»...Puis la grande histoire tombe sur Privine, et efface le souvenir de cette communauté.Des années plus tard, l'historienne Sabine Oloron rencontrera le nom de Carel Ender dans ses recherches. Peut-être saura-t-elle dire la morale de cette fable.