Kakeru et Serii vivent dans un vaste manoir rempli de livres. Depuis une catastrophe, dont on ignore si elle est climatique ou écologique, le jeune homme et l'androïde sont confinés. Sans contact avec le monde extérieur, ils ont toutefois des réserves de nourriture et de chauffage. Serii fait la lecture à son compagnon, seul passe-temps possible. Elle lui relit les oeuvres qu'il apprécie de Pouvoirs de Ursula K. Le Guin à Journal of a Solitude de May Sarton, Pilote de guerre d'Antoine de Saint-Exupéry ou L'Erotisme de Georges Bataille. Après une panne de générateur, elle perd la vue, et c'est à Kakeru de lui faire la lecture. Mais bientôt, la domotique cesse complètement de fonctionner... Véritable ode à la littérature, Serii est suivi de quatre courts mangas dont trois sont autobiographiques. Avec cette oeuvre publiée au Japon en 2018, Takehito Moriizumi nous raconte une histoire qui résonne étrangement avec la crise du Covid-19 et l'urgence climatique".
Date de parution
09/06/2020
Poids
434g
Largeur
149mm
Plus d'informations
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EAN
9782379270611
Titre
SERII
Auteur
MORIIZUMI TAKEHITO
Editeur
ATELIER AKATOMB
Largeur
149
Poids
434
Date de parution
20200609
Nombre de pages
0,00 €
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Takehito Moriizumi est une figure unique dans le monde du manga. Ayant développé sa propre technique de dessin sans utiliser de plume, il jongle avec les genres avec l'agilité d'un funambule, allant du drame à la romance, en passant par le mystère, le fantastique et même l'horreur. Les dix nouvelles qui composent ce recueil forment une parfaite introduction à l'univers de cet auteur préférant exprimer émotions et états d'âme par les traits plus que par les mots. Nul ne met mieux en scène les tragédies terrées sous le voile du quotidien que Moriizumi.
Cette petite ville tranquille, nichée entre deux montagnes, n'a rien de remarquable si ce n'est que l'air y est le plus pur du Japon. Par une chaude après-midi d'été, cinq fillettes jouent au ballon à l'ombre du gymnase de l'école primaire, désertée pour les vacances. Arrive un inconnu, qui se prétend artisan et sollicite leur aide. Sae, Yuka, Maki et Akiko laissent Emiri partir seule avec cet homme. Quelques heures passent avant qu'elles ne s'inquiètent. Pénétrant dans les vestiaires de la piscine, elles découvrent alors le corps sans vie de leur amie. Les quatre petites filles sont les seuls témoins, mais malgré les questions répétées de la police, elles affirment toutes n'avoir aucun souvenir du visage du meurtrier. Dévastée par le chagrin et la ranc?ur, la mère d'Emiri les somme d'aider à son arrestation ou de trouver un moyen d'expier. À défaut, aucune n'échappera à sa vengeance. Quinze ans plus tard, le tueur n'a toujours pas été arrêté et les fillettes sont devenues des adultes. Une série d'événements les forcent à revisiter cette terrifiante journée dont l'impact n'a cessé d'entraver cruellement leur existence. Parviendront-elles à se confronter enfin au passé ? Il reste peu de temps avant que le délai de prescription du crime n'arrive à expiration... Expiations, celles qui voulaient se souvenir (Shokuzai), deuxième roman de Kanae Minato, a connu un grand succès à la fois auprès de la critique et du public japonais grâce à sa construction méticuleuse et à son acuité psychologique. Nominé notamment pour le prix Naoki et le prix de l'association des auteurs de romans policiers, il a été adapté pour la télévision et le cinéma par Kiyoshi Kurosawa en 2013.
Venu à la mise en scène par la télévision, il retrace dans cet ouvrage foisonnant ? qui tient du carnet de création et du récit autobiographique ? trente années de réalisation, d'une émission de téléréalité en 1989 à la Palme d'or de Cannes en 2018.Formé à l'école du documentaire, Kore-eda ne cesse d'interroger dans ses films le statut des images. Proche en cela du néoréalisme et de la Nouvelle Vague, il est ouvert aux « accidents de tournage » et remodèle son scénario et ses dialogues au jour le jour, en fonction des circonstances et des suggestions des acteurs.Ôzu, Fellini, Spielberg et... Ultraman : Kore-eda pense sans frontières. Le cinéma est pour lui une « patrie », enfin débarrassée de tout nationalisme. Chroniqueur inspiré de l'histoire de son pays, il cherche à dévoiler les liens qui unissent les humains, y compris ceux que l'on ne voit plus, les « invisible people » dont parlait Cate Blanchett en lui remettant son prix à Cannes.Cet ouvrage est paru au Japon en 2016. En exclusivité mondiale pour cette édition, Kore-eda a accepté de l'enrichir d'un commentaire sur Une Affaire de famille. Il évoque le tournage de La Vérité, avec Catherine Deneuve et Juliette Binoche (sortie en janvier 2020).