Moriceau Jean-Luc ; Letiche Hugo ; Le Theule Marie
HERMANN
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EAN :9782705696825
Chaque art du sens ouvre un monde, à explorer et à penser : il est un art de chercher, de comprendre, d'écrire, de s'engager, voire un art de vivre. Aussi stimulantes que soient les théories de Weick sur la création de sens, celles-ci ne sauraient épuiser la question du sens dans les organisations. La fabrique du sens est à la convergence des arts de l'artisan et de l'artiste, aussi est-ce du côté de l'esthétique, dans ses liens avec l'éthique et le politique, que les auteurs sont à la recherche de manières et de matières pour penser le sens dans les organisations. Les auteurs proposent de nous emmener dans quatre arts du sens, quatre manières d'élaborer et de partager du sens, dans ses rapports au sensible, au sensé et à l'organisation. L'entrée dans chaque art se fait par un auteur-clé de cette façon. L'art d'Howard Becker est de s'imprégner dans le monde des musiciens de jazz afin d'en comprendre les codes ou de montrer la déviance vue du déviant, de la morale et de la répression. L'art de Karl Weick analyse l'improvisation, les subtils ajustements pour que du sens se maintienne dans une organisation qui menace chaque fois de s'effondrer. L'art de Bernard Stiegler rapporte chaque fois le sens à ses contextes historiques, techniques et économiques, l'envisageant non pas comme un code ou un signe, mais comme individuation. L'art enfin d'Alphonso Lingis est de s'ouvrir de tous ses sens à la rencontre de l'autre, aux événements qui l'affectent, pour chaque fois ressentir l'impératif de repenser le sens à partir de ce qui lui est ainsi donné. Chaque art est ensuite représenté par des contributions qui pensent le sens dans les organisations à la rencontre de danses, romans, théâtres, vidéos, conférences ou tables de chef. Chaque art a sa façon d'approcher, ses méthodes et ses modes d'écriture, où le sens se crée tout autant dans le fond que dans la forme, autant dans la pensée que dans la manière. Plus que quatre images de l'organisation et du sens, nous découvrons quatre univers différents et en différend.
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Nombre de pages
326
Date de parution
23/12/2019
Poids
452g
Largeur
152mm
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EAN
9782705696825
Titre
L'art du sens dans les organisations
Auteur
Moriceau Jean-Luc ; Letiche Hugo ; Le Theule Marie
Editeur
HERMANN
Largeur
152
Poids
452
Date de parution
20191223
Nombre de pages
326,00 €
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Un collectif de voix invite à composer, et non à appliquer, notre propre méthode de recherche qualitative. Etre en recherche c'est vouloir comprendre, apprendre et penser et c'est en même temps lutter contre nos propres résistances, impatiences et préconceptions - et c'est pour tout cela que nous avons besoin de méthode. Apprenons à composer notre méthode de façon à ce qu'elle nous pousse à nous exposer d'une façon sincère et plurielle, à nous ouvrir à la rencontre et à l'inattendu, avant de vouloir prendre de la distance. Qu'elle nous amène à cheminer, à nous laisser emporter vers ce que nous ne savons pas encore, prêts à faire bouger le tenu pour acquis et non à seulement nous caler dans les théories établies. Qu'elle nous impose de réfléchir au contexte de notre recherche, à ses effets sur le monde étudié et sur notre communauté, à notre position, à notre façon d'enquêter, de penser et d'écrire. En effet, sans un contact profond, sensible, à l'écoute et réflexif, que pouvons-nous comprendre ? Si la recherche ne nous a pas dérangés, défiés, mis en mouvement, alors qu'avons-nous appris ? Et si nous n'avons pas tenté de penser cette expérience de recherche par nous-mêmes et avec toutes les ressources de la théorie, quelle est notre contribution ? Cet ouvrage s'adresse aux chercheurs, confirmés ou débutants, en théorie des organisations et de la communication, et plus largement en sciences sociales. Il présente d'abord un ensemble de méthodes génériques qui agencent des façons originales de s'exposer, de cheminer et d'exercer sa réflexivité. Ensuite il indique une quinzaine de problématiques qui régulièrement se posent lors de la composition de sa méthode et la façon selon laquelle un chercheur expérimenté y a fait face. Tâchant de ne pas être normatif et d'appeler tant à la créativité qu'à la réflexivité, de mêler questionnement épistémologique et enjeux éthiques et politiques, il invite- au-delà de faire de la recherche -à "être en recherche" : avec engagements et doutes, sens et sensibilité, rigueur et style.
Au printemps 1764, une jeune bergère est attaquée par une "bête". Elle ne doit son salut qu'à ses boeufs qui chassent l'agresseur. S'ouvrent trois années de terreur pour l'une des régions les plus reculées d'Europe : le Gévaudan. Malgré la venue de chasseurs royaux et des battues incessantes, les victimes sont légion, tuées ou mutilées. Sur la Bête bien des hypothèses surgissent, jetant sur les événements plus d'obscurité que de lumière. Un mythe s'est élaboré, traversant les frontières du temps et de l'espace. Décryptant les réalités dont la Bête du Gévaudan est le révélateur, Jean-Marc Moriceau retrace l'histoire du drame et l'empreinte qu'il a laissée en un récit extrêmement vivant.
Résumé : Sous l'Ancien Régime, le cheptel était un marqueur social. L'utilisation des animaux signalait la hiérarchie sociale au village. Il en résultait des conflits permanents dans l'utilisation du sol, l'organisation des assolements et la gestion des espaces non cultivés. L'auteur insiste sur les facteurs structurels de l'économie rurale pendant cette période, et sur les conditions de spécialisation.
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