La notion d'immanence telle qu'elle a été développée par Spinoza peut à bon droit être considérée comme l'un des concepts pivots de la modernité. Vittorio Morfino propose dans Le Temps de la multitude d'en établir les contours et la généalogie chez l'auteur de l'Ethique et du Traité théologicopolitique, ainsi que la postérité, autrement dit les interprétations et les déplacements, mais aussi les neutralisations, dont elle a fait l'objet dans l'histoire de la pensée. Informé par une lecture attentive d'Aristote, Lucrèce, Augustin, Machiavel, Descartes, Leibniz, Hegel, Engels, Darwin, Husserl, Heidegger ou encore Simondon, guidé par la nouvelle lecture de Spinoza qu'autorise le concept de " matérialisme aléatoire " développé par Louis Althusser, Vittorio Morfino interroge les conséquences systémiques qu'eut " l'invention de l'immanence " sur l'épistémologie, l'éthique, la métaphysique et la politique. Ce faisant, il met au jour la manière dont les définitions de la causalité, de la temporalité ou encore de la contingence sont devenues l'enjeu d'un affrontement philosophique majeur entre deux conceptions de l'immanence : celle de Spinoza et celle déployée dans une certaine tradition allemande qui court de Leibniz à Heidegger, en passant par Hegel et Husserl. C'est ici fondamentalement la possibilité de penser le contemporain et d'y intervenir politiquement qui est en jeu.
Nombre de pages
289
Date de parution
22/05/2010
Poids
374g
Largeur
140mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782354800741
Titre
Le temps de la multitude
Auteur
Morfino Vittorio ; Gailius Nathalie
Editeur
AMSTERDAM
Largeur
140
Poids
374
Date de parution
20100522
Nombre de pages
289,00 €
Disponibilité
Sur commande en 4-6 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Plus de vingt-cinq ans après le concile Vatican Il, la Parole de Dieu a retrouvé une place centrale dans la vie de l'Eglise. Dans ce réjouissant contexte, l'ouvrage de Mauro M. Morfino est tout entier animé par la conviction qu'il faute vivre la Parole pour mieux la comprendre ". Seule une vie enracinée dans la mise en pratique du contenu des textes bibliques conduit à une interprétation fructueuse de l'Ecriture. L'auteur confronte cette certitude aux deux grandes traditions exégétiques que sont les écrits des Sages d'Israël et des Pères de l'Eglise. Il fait ainsi entrer le lecteur moderne, souvent très ignorant en la matière, dans un véritable compagnonnage avec ces deux familles d'interprétation. De l'une comme de l'autre ressort la même injonction à se laisser façonner par la Parole, à" habiter l'Ecriture "selon le mot de Péguy. Biographie: MAURO MARIA MORFINO est prêtre salésien. Après des études universitaires de philosophie et de théologie, il a poursuivi sa formation à Jérusalem en se spécialisant dans les sciences bibliques au Studium Biblicum Franciscanum. Il est actuellement professeur titulaire d'" exégèse du texte hébreu de la Bible "à la Faculté pontificale de théologie de Sardaigne à Cagliari, et rédacteur en chef de la revue scientifique Theologica & Historia."
Ce livre retrace la rencontre de Spinoza avec Machiavel à partir de la matérialité de ses traces : de l'analyse de sa bibliothèque à travers ses grands textes politiques jusqu'à la construction métaphysique, cette rencontre peut être parcourue dans ses effets pluriels qui ouvrent une perspective de lecture de la philosophie de Spinoza irréductible aux deux grands développements du spinozisme dans la modernité, la philosophie de l'histoire et le nihilisme.
Lorsqu'il fut publié pour la première fois aux Etats-Unis en 1990, Epistémologie du placard devint immédiatement un classique qui, aux côtés des travaux de Judith Butler et de Teresa de Lauretis, posa les termes de la " théorie queer ". À mi-chemin entre les études féministes et les gay and lesbian studies, Eve Kosofsky Sedgwick déconstruit la sexualité comme Butler le genre. Dans cet ouvrage de référence, elle affirme que l'ensemble de la culture occidentale moderne s'articule autour de l'opposition homo/hétérosexuel et que celle-ci affecte les binarismes qui structurent l'épistémologie contemporaine, de savoir/ignorance à privé/public en passant par santé/maladie. S'appuyant sur de nombreux textes datant de la fin du XIXe et du début du XXe siècles (Wilde, Proust, Nietzsche, Melville et James), l'auteur traque l'émergence des nouveaux discours institutionnels médicaux, juridiques, littéraires et psychologiques, qui produiront en miroir les figures de " l'homosexuel " et de " l'hétérosexuel ", au détriment des multiples différences au c?ur des sexualités.
Pourquoi étudier aujourd'hui des textes littéraires rédigés il y a plusieurs siècles ? Pour quoi faire ? On répondra à ces questions en proposant un plaidoyer pour les lectures actualisantes, qui cherchent dans les textes d'hier de quoi réfléchir sur les problèmes d'aujourd'hui et de demain. Ce plaidoyer proposera en fait cinq livres reliés en un seul : une théorisation rigoureuse des méthodes, des enjeux et des limites du geste actualisateur ; un essai d'ontologie herméneutique, qui fait de l'activité de lecture le modèle de constitution de notre réalité humaine et sociale ; une tentative de cartographie des principaux changements sociétaux en cours, destinée à situer le rôle nouveau que sont appelées à jouer les activités d'interprétation ; une prise de position politique dénonçant les angles morts et les perspectives étriquées du néo-conservatisme dominant ; un ouvrage de vulgarisation, visant à faciliter l'accès aux problématiques actuelles de la théorie littéraire, de la réflexion herméneutique et des multiples noeuds qui unissent biopolitique, capitalisme cognitif et économie des affects. Cette démonstration articulée en 14 chapitres et scandée par 58 thèses succinctes invite son lecteur à conclure que, loin d'être condamnées à rester une discipline poussiéreuse, les études littéraires peuvent devenir le lieu d'une indiscipline exaltante, en plein centre des débats les plus brûlants de notre actualité.Yves Citton est professeur de littérature française du XVIIIe siècle à l'université de Grenoble-3 et membre de l'UMR LIRE (CNRS 5611). Outre une soixantaine d'articles sur la littérature et la pensée des Lumières, l'histoire de l'économie politique et le jazz, il a publié Impuissances (Aubier, 1994), Portrait de l'économiste en physiocrate (L'Harmattan, 2000), L'Envers de la liberté. L'invention d'un imaginaire spinoziste dans la France des Lumières (Editions Amsterdam, 2006) (Prix Rhône-Alpes du Livre 2007) et Spinoza et les sciences sociales (Editions Amsterdam, 2008, avec Frédéric Lardon). Il est membre du comité de rédaction des revues Multitudes et Dix-huitième siècle.
Dans la très riche histoire des études sur l'âge classique, c'est la première fois qu'un ouvrage se donne pour projet l'analyse comparative des philosophies de Pascal et de Spinoza. Les univers de pensée des deux auteurs ont longtemps été tenus pour si hétérogènes qu'il apparaissait inutile de réfléchir même à leur incompatibilité. Que pourraient bien avoir à se dire, en effet, le solitaire de Port-Royal, apologiste de la religion chrétienne, et le Juif athée de Voorburg ? C'est oublier que tous deux avaient sur leur table de travail la Bible et le Discours de la méthode, et que la même année, 1670, paraissent les Pensées et le Tractatus theologicopoliticus. Pascal et Spinoza partagent des intérêts communs, développent des problématisations parallèles, engagent des connivences souterraines et des divergences irréductibles. Sans se connaître, ils se sont en quelque sorte répondu. Les lectures croisées que propose cet ouvrage permettent d'apporter un éclairage suggestif sur leurs ?uvres respectives. L'investigation de ces points de rencontres et de désaccords s'avère aussi être, pour nous, une source d'idées nouvelles sur la conception de l'Écriture et de la religion, de l'anthropologie et de l'éthique, des sciences et de la politique, de la sagesse ou du salut. Au-delà de l'histoire des idées, mais aussi grâce à elle, cette première étude systématique et comparative du contraste Pascal-Spinoza offre au lecteur contemporain des frayages philosophiques éminemment prospectifs.