Cahiers de philosophie du langage N° 8 : Grammatical ou transcendantal ?
Moreno Arley ; Soulez Antonia
L'HARMATTAN
22,50 €
Sur commande en 6-8 jours
EAN :9782296962170
Pourquoi Wittgenstein s'est-il attaqué à la métaphysique ? Pas tellement pour dire que les métaphysiciens avaient tort, ou éliminer radicalement leurs spéculations, mais pour ramener leur mode de parler au parler quotidien, en éradiquant la tendance à créer des expressions" métalogiques" à chaque fois que l'occasion se présente. "Transcendantal" est un mot de métaphysicien qui inscrit Wittgenstein dans la tradition de l'histoire de la philosophie. Or Wittgenstein ne voulait rien de tel. A tort ou à raison, il voulait mettre fin à des emplois de mots désignant des formes de relation construites au-dessus du niveau où les choses se passent. "Grammatical", c'est comme "orthographe", ou la carte d'un terrain. Pas besoin d'ériger des règles de syntaxe pour des relations que la carte montre à l'évidence dans leur bon ordre. Pourtant, bien des arguments en faveur du "transcendantal" se laissent apercevoir à travers la conception wittgensteinienne de la grammaire. Ce volume met à plat les points de vue sur la question de savoir s'il faut "choisir" entre le transcendantal et le grammatical. Image de couverture : Autoportrait du moi publié dans L'analyse des sensations (1900) d'Ernst Mach.
Nombre de pages
196
Date de parution
25/04/2012
Poids
325g
Largeur
155mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782296962170
Titre
Cahiers de philosophie du langage N° 8 : Grammatical ou transcendantal ?
Auteur
Moreno Arley ; Soulez Antonia
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
325
Date de parution
20120425
Nombre de pages
196,00 €
Disponibilité
Sur commande en 6-8 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
II s'agit d'apprécier quelques conséquences épistémologiques suggérées par la thérapie grammaticale de Wittgenstein, quoiqu'inattendues par son auteur. Conçue tout d'abord comme une activité d'auto-thérapie, la philosophie ne doit chercher, selon lui, qu'à dissoudre ses propres confusions conceptuelles sans proposer des nouvelles thèses. En conséquence, malgré les proximités que l'on peut entrevoir entre la méthode de variation eidétique husserlienne et la variation wittgensteinienne des applications des mots, il y a ce grand fossé qui sépare l'attitude phénoménologique et l'attitude grammaticale : la première cherche à atteindre des résultats positifs, tandis que la seconde ne cherche qu'à éliminer le caractère de profondeur des difficultés philosophiques. Cependant, la thèse développée dans ce livre est que l'activité même de description de l'usage des mots développe, comme en négatif, sous nos yeux, les étapes positives du travail de la pensée s'exprimant linguistiquement, au travers des chemins qui conduisirent aux confusions. La thérapie présente, en effet, deux faces complémentaires et indissociables: traitement de la pensée dogmatique et description des conditions de possibilité a parte post de la pensée objective. Ce que, prolongeant Wittgenstein, l'on pourrait appeler : épistémologie de l'usage.
Sous la direction d'Antonio Soulez avec la collaboration d'Arley R. Moreno Consacrer un ouvrage collectif de cette nature qui réunît différentes contributions de philosophes, scientifiques, et musiciens, aux travaux de Gilles Granger sur la pensée formelle, a été le pari des Journées dont ces Actes présentent les articulations maîtresses. Pour dessiner en quelque sorte la table d'orientation dont le lecteur peut se servir pour arpenter les différentes voies qui s'offrent, voici regroupées par thèmes les questions auxquelles touche la pensée formelle telle que Gilles Granger la comprend : la pragmatique découvre des liens clefs avec les écrits de Wittgenstein dont Granger lui-même fut, plus qu'un grand lecteur, un héritier fécond et incomparable, le rôle de la pensée formelle et ses liens avec le symbolisme dans les sciences (ici la physique) et ses applications, les sciences humaines et la philosophie, mais aussi le style et la pensée de la création dans la science comme en art et la manière dont se présentent encore, dans la musique en particulier, l'opératoire dans la constitution de systèmes d'objets, ainsi " l'objectal ", le contenu formel, et quelques autres concepts traversants de l'oeuvre du grand " épistémologue " français qui nomme Gaston Bachelard mais aussi et surtout Jean Cavaillès comme " ses maîtres " et fut également proche, comme on sait, de Jules Vuillemin. En étendant le concept d'" oeuvre " du signe à la connaissance (un " fait épistémologique " n'est pas seulement un " fait de science "), Gilles Granger a achevé de redéfinir ni plus ni moins que l'activité philosophique elle-même comme connaissance conceptuelle dans le devenir de la science et pour l'homme. Ce livre est ainsi une invitation à découvrir la pensée de ce grand épistémologue français, disciple de Bachelard et surtout de Cavaillès.
Dessinateur de bande dessinée, proposant une palette de couleur basée sur des techniques informatiques issues du jeu vidéo, Moreno crée des univers et des ambiances dont la série Le Régulateur est typique. L'observation, le dessin sur le vif du monde qui l'entoure sont pour lui d'excellents moyens d'embarquement vers l'ailleurs.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...