Bien que Marcel Rochas ait marqué l'histoire de la mode, des années 1920 jusqu'à sa disparition, en 1955, son ?uvre et son parcours sont largement méconnus. Au mieux, certains gardent à l'esprit sa guêpière, ils se souviennent peut-être aussi de l'iconique dentelle noire ou, plus probablement encore, de ses parfums dont certains sont toujours commercialisés. C'est oublier que sa renommée a été éclatante en son temps, à l'égal de celles de Patou, Schiaparelli ou Lelong, et qu'elle a largement dépassé les frontières. Rochas entre en couture un peu par hasard : en grand admirateur des femmes, il conçoit des lignes simples, jeunes, élégantes et sportives, à l'image de sa jeune épouse Yvonne, qui le distinguent et lui offrent ses premiers succès. Dès lors, et au gré de ses mariages, il ne cesse de proposer une vision de la femme en constante évolution et de réinventer son style : architectural et artistique sous l'influence de Rina, puis classique, sage et délicat lorsqu'il épouse Hélène. Il expérimente ainsi tous azimuts, maniant les formes, les motifs ? comme avec sa collection des oiseaux ?, les textiles et de leurs textures. Il rencontre alors un écho médiatique sans précédent, dont il saura jouer en maître. Sa contribution ne se limite pas à la haute couture, accompagnant l'avènement du prêt-à-porter. Rochas ouvre une boutique des frivolités dans laquelle il commercialise des vêtements plus abordables, ainsi qu'un ensemble d'accessoires ? au titre desquels ses parfums ? qui, toujours, se déclinent dans une même cohérence esthétique. En véritable touche-à-tout, il dessine également des modèles de costumes de théâtre et de cinéma, comme pour le film Falbala de Jacques Becker. Enfin, il développe un système de communication qu'il décline sur tous types de supports : publicités, griffes ou encore revers de ses vêtements sont au pas de sa charte graphique. Cet ouvrage retrace l'itinéraire de Marcel Rochas en le replaçant au c'ur de l'histoire de la mode. Il présente toute l'étendue de la pratique de celui qui fut à la fois homme de mode, homme d'affaires, mondain médiatique et communicant avisé? toujours avec un certain sens de l'audace.
Nombre de pages
166
Date de parution
05/09/2025
Poids
500g
Largeur
170mm
Plus d'informations
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EAN
9782383140306
Titre
Marcel Rochas
Auteur
Morelle Hannah ; Bruna Denis
Editeur
UCAD
Largeur
170
Poids
500
Date de parution
20250905
Nombre de pages
166,00 €
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Raymond Aron avait analysé en son temps l'emprise du communisme sur les esprits dans L'opium des intellectuels.Et si l'opium des élites était aujourd'hui l'européisme ...On nous endort tous les cinq ans en nous promettant des lendemains qui chantent, alors que les vrais choix politiques ont été opérés il y a plus de trente ans. Et n'ont jamais été expliqués aux Français, auxquels on a au contraire raconté des fables lénifiantes.« La gauche devrait-elle opter pour l'Europe contre le socialisme, ou pour le socialisme contre l'Europe ? » s'interrogeait François Mitterrand dans une longue tribune publiée dans Le Monde en 1968. Eh bien, c'est précisément François Mitterrand une fois Président qui, avec le tournant de mars 1983 puis l'Acte Unique européen de 1986, a fait prendre à la France puis à l'Europe entière le chemin du fédéralisme. De sorte que loin d'être un bouclier contre la dérégulation, comme il nous a été répété à l'envi, l'Europe fut la matrice, puis le vecteur de la mondialisation libérale.Mieux (ou pire) : ce sont les Français qui ont été les chevilles ouvrières du néo-capitalisme financier, les anglo-saxons ne faisant que s'engouffrer dans la brèche que nous avons nous-mêmes ouverte, avec Fabius et Beregovoy au pouvoir en France, Delors et Lamy à la tête de la commission européenne, Chavranski à l'OCDE, Trichet à la Banque centrale européenne (BCE), Camdessus au FMI et Lamy à l'OMC (Organisation Mondiale du Commerce).La civilisation européenne était supposée reposer sur l'État, plus l'État-Nation, plus l'État de droit, plus l'État-Providence. Or, l'État perd son pouvoir, l'État-Nation est voué aux gémonies au profit d'un fédéralisme hors-sol qui s'apparente à une religion politique, et l'État-Providence fut sacrifié, jusqu'au « quoi qu'il en coûte » de Macron, sur l'autel de la rigueur Maastrichienne.Cela s'appelle l'abdication d'une démocratie, selon la belle mise en garde de Pierre Mendès France: « L'abdication d'une démocratie: la délégation de tous les pouvoirs à une autorité extérieure, laquelle, au nom de la technique, exercera en réalité la puissance politique ».Résultat : aucune majorité présidentielle ou parlementaire n'a été reconduite en France depuis 1983, le FN est passé de 0,8% des voix à plus de 25%, le pouvoir régalien parait illégitime ou impuissant, et ce que les élites appellent le « populisme » gronde.On connait la formule de Georges Bidault (ministre des Affaires étrangères) en 1953: « Faire l'Europe sans défaire la France ». Nous avons défait la France en catimini au nom de l'Europe, sans pour autant parvenir à faire l'Europe démocratique qu'attendent les peuples et pour laquelle plaide l'auteur. Nous avons en somme perdu sur les deux tableaux.Un sursaut est possible : après une analyse au scalpel de la décomposition française (première partie) et une déconstruction non moins rigoureuse de l'idéologie européenne (deuxième partie), c'est à quoi se consacre la troisième partie de cet ouvrage.Un essai politique de fond, puisant aux meilleures sources françaises et internationales, puissant et argumenté, qui fera date tant il remet en cause les opinions convenues.Notes Biographiques : Aquilino Morelle a accompagné depuis vingt ans les combats de la gauche. Conseiller de Lionel Jospin à Matignon entre 1997 et 2002, directeur de la campagne d'Arnaud Montebourg en 2011, conseiller politique du Président François Hollande de mai 2012 à avril 2014 , il a acquis une expérience rare du pouvoir d'État, dans les arcanes duquel il nous fait entrer aujourd'hui.
Ces dix-sept nouvelles, rassemblées pour l'unité qu'elles représentent dans leur diversité, manifestent une tentative de l'auteur afin de mieux comprendre la complexité humaine. L'origine de chacune d'elles lui est particulière. Ainsi, un appel à l'enchantement des cinq sens : la vue pour « Les petites routes des clues », l'ouïe pour « Les parures de l'orgue », l'odorat pour « Son parfum », le toucher pour « Horus », le goût pour « Le restaurant de Pierre ». Et aussi la tendance dangereuse à l'affabulation : « Gare de Lyon ». Comme l'empreinte indélébile d'un cauchemar, impliquant la présence d'un enfant : « Un rêve signifiant ». Ou le souvenir marquant d'une vision lointaine, entretenue par l'attachement de son mari au moulin de sa famille : « Le moulin de Jean ». Et, inspiré par l'érudition de celui-ci : « Reflets piégés ». Des souvenirs personnels : « Les trains de la guerre », « Une semaine d'hospitalisation », « Déjeuner d'anniversaire ». Et quelquefois une approche de sa vie professionnelle passée, transposée en Côte d'Ivoire : « Hôpital de brousse ». Enfin, la pure imagination l'emporte pour « La plus belle », « Une paille dans le rouage », « Le voyage à Marbeau », « La trompette secourable ». Toutes ressortent du plaisir de l'auteur à raconter des histoires à son journal, autrefois, comme à son piano. Une habitude prise du temps de son enfance, sa défense contre les horreurs de la guerre.
Stupéfaite, la France découvrait, en 1991, "l'affaire du sang contaminé". Cinq ans plus tard, notre pays va enfin comprendre que la contamination des hémophiles n'était que le premier signe de la véritable faillite du système français de santé publique. Contamination des personnes transfusées par le virus du sida et par celui de l'hépatite C, contamination de l'hormone de croissance, hécatombe chez les toxicomanes, ravages provoqués par l'amiante: des centaines de milliers de français ont déjà payé de leur vie le prix de cette faillite. Autant de "scandales", autant de symptômes d'un même mal: la faiblesse - considérable - de la santé publique en France. A la pointe de la recherche médicale, la France est aussi - on le sait moins - la lanterne rouge de la santé publique au sein des pays industrialisés. De ce mal français, les racines sont profondes: elles sont historiques et sociologiques, et cet essai entreprend de les mettre à jour. Tâche indispensable: déjà terriblement amère, la défaite de la santé publique serait tout simplement insupportable si elle ne permettait pas, au moins, d'engager les réformes qui s'imposent.
A partir de 1850, en France, le contexte de prospérité économique est propice au développement d'un nouveau concept qui jette les bases du commerce moderne et de la société de consommation : les grands magasins. A leur tête, de grands entrepreneurs comme Aristide Boucicaut, Jules Jaluzot ou le couple Cognacq-Jay, profitant des transformations urbaines de la capitale, bâtissent de larges empires grâce à de nouvelles techniques commerciales - l'invention des soldes ou la vente par correspondance - qui leur permettent de fidéliser les clients mais aussi les employés. Les vitrines, savamment élaborées, font rêver les passants et les invitent à venir découvrir une profusion d'articles : vêtements, gants, chapeaux, lingerie, cols, souliers, sacs à main, éventails, boutons, dentelles... Décrits par Zola dans Au bonheur des dames, ces enseignes transforment la figure de la femme bourgeoise qui, en tant que principale cliente, devient leur cible publicitaire, bientôt suivie par l'enfant avec l'apparition des premiers rayons dédiés aux jouets. Ces temples du shopping déploient ingénieusement leur offre et éditent également du mobilier dessiné par des artistes décorateurs contemporains comme Maurice Dufrêne. Les ateliers Pomone pour Au Bon Marché, Studium pour les Grands magasins du Louvre, Primavera pour le Printemps et La Maîtrise pour les Galeries Lafayette connaissent leur apogée lorsqu'ils sont présentés à l'Exposition internationale des Arts décoratifs et industriels modernes de 1925. A travers neuf essais thématiques, cet ouvrage retrace les circonstances de la naissance des grands magasins parisiens. Il s'appuie sur une riche iconographie mettant en valeur aussi bien le vaste panel de marchandises proposé alors, des accessoires de mode aux vêtements en passant par les jouets et les objets de décoration, que des documents d'époque - publicités, catalogues de ventes et photographies.
Adamski Marie ; Lemahieu Sophie ; Monier-Vanryb An
L'immense popularité de l'ours en peluche, aujourd'hui présent dans toutes les chambres d'enfant, cache un paradoxe : comment cet animal féroce et sauvage est-il devenu le symbole de l'enfance ? L'ours en peluche naît au même moment à deux endroits différents. En 1902, le jouet est inventé aux Etats-Unis en référence Theodore Roosevelt ? d'où son nom anglo-saxon, Teddy's bear devenu teddy-bear. En Allemagne, la même année, Margarete Steiff commercialise son premier ours en peluche, créé à partir de coussins d'aiguilles, qui connaît un succès retentissant en Europe et en Amérique. Depuis les premiers exemplaires en mohair et paille de bois, lourds et rigides, l'ours en peluche s'est assoupli et adouci. Il s'est paré de couleur vives ou pastel, afin de pouvoir se transformer en doudou, objet transitionnel étudié et théorisé par le pédiatre Donald Winnicott. L'ours règne à présent sur toute une ménagerie d'animaux en peluche, mais aussi sur la fiction pour enfants, grâce à Winnie l'ourson, Michka ou Paddington. Plus étonnant, il est également prisé des créateurs de mode qui n'hésitent pas à le revisiter. Aujourd'hui, l'ours est, à travers les figures du panda et de l'ours polaire, le symbole des changements climatiques et d'une nature en danger. A travers cinq essais et trois cahiers thématiques, ce catalogue retrace l'histoire de l'ours en peluche, de ses premiers pas à ses transformations et ses succès. Il questionne aussi notre rapport aux ours depuis l'Antiquité. Enfin, il s'appuie sur une riche iconographie qui offre un large panel d'ours en peluche anciens ou plus récents, en regard de représentations d'ours par l'homme au fil des siècles.