La physique de Démocrite, affirmant que tout n'est qu'atomes et vide, a souvent été perçue, dès l'Antiquité, comme une vision de la nature austère et réductrice. Nous la connaissons d'ailleurs essentiellement par le truchement des critiques qui lui sont adressées. A l'examen cependant, l'atomisme démocritéen révèle une subtilité et une richesse d'applications longtemps négligées. La simplicité apparente de la théorie est en fait l'expression de son économie. Celle-ci lui permet en effet de prolonger ses ramifications dans tous les domaines de la philosophie naturelle : géologie, zoologie, embryologie, botanique, ou encore l'explication physiologique de nos représentations. Démocrite et la recherche des causes invite le lecteur à mener l'enquête auprès de ceux qui, d'Aristote à Simplicius, en passant par Epicure, Lucrèce, Plutarque, Galien, Sextus Empiricus, témoignent de cette pensée fondatrice et participent ainsi à l'une des grandes polémiques de la philosophie antique.
Nombre de pages
506
Date de parution
01/11/1996
Poids
710g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782252030967
Titre
Démocrite et la recherche des causes
Auteur
Morel Pierre-Marie
Editeur
KLINCKSIECK
Largeur
150
Poids
710
Date de parution
19961101
Nombre de pages
506,00 €
Disponibilité
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L'?uvre d'Aristote traduit la volonté constante de comprendre le réel dans sa diversité. Contre le risque d'une réduction du savoir aux abstractions vides, mais également contre la fascination qu'exerce la multiplicité considérée pour elle même. Lire Aristote, c'est donc mettre la philosophie à l'épreuve, et cela dans tous les domaines où s'accomplit le travail de la raison : les principes de la philosophie naturelle, les problèmes de méthode, la science de l'être en tant que tel, la connaissance du vivant, la recherche de l'excellence morale et du bien commun. Tel est le parcours que cet ouvrage propose au lecteur. Il le fait ainsi participer à un défi radical et fondateur.
Résumé : Démocrite, Épicure et Lucrèce sont les trois figures dominantes de l'atomisme ancien. Ils construisent une philosophie de la nature selon laquelle tout est constitué d'atomes en mouvement dans le vide. Le monde n'est donc ordonné par aucune intelligence organisatrice ni aucune intention qui en définirait les fins. Il est le fait de la pure nécessité. Aussi Démocrite affirme-t-il que la nécessité est le principe de toutes choses et de tout événement. Les épicuriens s'efforcent cependant de limiter le pouvoir de ce principe intangible sans pour autant dénier la réalité ni la force du nécessaire. Les enjeux d'un tel débat ne sont pas seulement d'ordre cosmologique ou physique. Ils concernent également la philosophie de la connaissance et l'éthique : pouvons-nous exercer notre jugement propre, nous efforcer au bonheur ou décider de bien agir, si nos actes eux-mêmes dépendent de la nécessité ? C'est en substance l'objection que les épicuriens adressent au fondateur de l'atomisme. Faut-il dès lors s'adapter à l'hégémonie de la nécessité, comme Démocrite nous y invite, ou convient-il, à l'inverse, de se convaincre que tout n'est pas en son pouvoir et que nous sommes réellement autonomes dans le domaine de ce qui dépend de nous, comme le pensent Épicure et Lucrèce ? Telle est la question fondamentale que pose l'atomisme ancien, dans le jeu même de ses conflits internes, en mettant l'exigence de liberté à l'épreuve de la nécessité, l'exercice de la décision face à la réalité du monde.
Démocrite, Épicure et Lucrèce sont les trois figures dominantes de l'atomisme ancien. Ils construisent une philosophie de la nature selon laquelle tout est constitué d'atomes en mouvement dans le vide. Le monde n'est donc ordonné par aucune intelligence organisatrice ni aucune intention qui en définirait les fins. Il est le fait de la pure nécessité. Aussi Démocrite affirme-t-il que la nécessité est le principe de toutes choses et de tout événement. Les épicuriens s'efforcent cependant de limiter le pouvoir de ce principe intangible sans pour autant dénier la réalité ni la force du nécessaire.Les enjeux d'un tel débat ne sont pas seulement d'ordre cosmologique ou physique. Ils concernent également la philosophie de la connaissance et l'éthique: pouvons-nous exercer notre jugement propre, nous efforcer au bonheur ou décider de bien agir, si nos actes eux-mêmes dépendent de la nécessité? C'est en substance l'objection que les épicuriens adressent au fondateur de l'atomisme. Faut-il dès lors s'adapter à l'hégémonie de la nécessité, comme Démocrite nous y invite, ou convient-il, à l'inverse, de se convaincre que tout n'est pas en son pouvoir et que nous sommes réellement autonomes dans le domaine de ce qui dépend de nous, comme le pensent Épicure et Lucrèce...Telle est la question fondamentale que pose l'antinomisme ancien, dans le jeu même de ses conflits internes, en mettant l'exigence de liberté à l'épreuve de la nécessité, l'exercice de la décision face à la réalité du monde.
Une approche synthétique et renouvelée d'un auteur difficile. Plotin est un auteur essentiel pour la compréhension globale de l'Antiquité classique (Platon, Aristote) et hellénistique (stoïciens, sceptiques, tradition platonicienne). Sa relecture du platonisme joue un rôle de premier plan dans la pensée de la Renaissance (notamment en théorie de l'art et du beau) et son influence s'étend jusqu'à l'idéalisme allemand du XIXe siècle.
Caché derrière ses peupliers d'où émergent son haut toit et ses deux tours carrées, le " château vosgien " est, en 1789, à peu près ce qu'il était en 1600 ou à la fin du Moyen Age : un corps de logis solide et discret, se démarquant à peine du reste des maisons rurales et un peu plus du clocher de l'église ou du prieuré, vrai centre du village. Le châtelain de 1789 y vit-il différemment de celui du XVIIe siècle, voire du Moyen Age ? Ce livre pénètre dans l'univers et le décor familiers des futurs émigrés dont les aïeuls vécurent sur place les drames de la Guerre de Trente Ans. A travers lettres, mémoires et inventaires, une page d'histoire peu connue est retracée ici. Son auteur, professeur agrégé d'Histoire, responsable de l'Association Saône lorraine et délégué des Vieilles Maisons Françaises pour les Vosges, la fixe souvent comme un instantané, un " pris sur le vif ", une incursion dans l'intimité des vieilles familles et des récents anoblis. Beaucoup de ces demeures et de ces familles ont aujourd'hui disparu, et l'on démolit encore des châteaux, comme à Gironcourt-sur-Vraine, au nom du " progrès " et du " réalisme ". Ces pages de vie quotidienne et d'attitude face à l'adversité sont aussi pour l'auteur l'occasion de montrer au grand public et aux divers responsables qu'autant qu'un château fort, ces " Grandes Maisons " sont dignes de conservation et de respect.