Un livre original et illustré sur les curiosités du monde des vins, de France et d'ailleurs. Celles de leurs méthodes d'élaboration, comme pour le vin de paille, le recioto della Valpolicella, le tokay, le vin de glace, le xérès ou le rancio... Celles des terroirs uniques, à l'instar du rosé-des-Riceys, de la Coulée de Serrant, du Château-Grillet, du brézème ou du ripaille... Celles des vins oubliés ou un temps disparus, tels le Noble-Joué, le visanto de Santorin, le commandaria de Chypre ou le vin de Constance, l'ondenc de Gaillac ou le vin de Pompéi dont des vignerons avisés ont su retrouver les arômes. François Morel nous fait voyager dans des contrées viticoles inattendues à l'exemple de la Chine ou du Japon -, à la rencontre de vins au parfum nostalgique, comme les vins blancs belges on anglais, les vins des coteaux de Suresnes, des îles Fogo ou de La Réunion... En marge, l'amateur de vins trouvera des notices de dégustation et des conseils d'associations gastronomiques, ainsi que les adresses des producteurs ou des cavistes français et étrangers commercialisant ces vins singuliers.
Nombre de pages
144
Date de parution
03/11/2000
Poids
795g
Largeur
200mm
Plus d'informations
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EAN
9782082006750
Titre
Le livre des vins insolites
Auteur
Morel François
Editeur
FLAMMARION
Largeur
200
Poids
795
Date de parution
20001103
Nombre de pages
144,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Pensez-vous qu'on peut rire de tout?" Ah! Très bonne question. Merci de me l'avoir posée. On est toujours surpris par l'originalité des interrogations de tous ceux qui inlassablement nous invitent à toujours plus de non-conformisme, de personnalité, d'indépendance d'esprit. Donc, on peut rire de tout mais on n'est pas obligé. L'idée d'être le premier à trouver le bon mot sur le dernier désastre écologiste, l'ultime raid aérien sur Tripoli, la toute nouvelle catastrophe aérienne n'est pas dans mes préoccupations. "Vous vous définissez comme un humoriste? Comme un chansonnier?" [ ] "Humoriste"? C'est sans doute mieux que "comique", qui est un adjectif...Avoir un peu d'humour dans la vie, c'est utile. Il n'est pas non plus superflu d'avoir de la compassion, de la générosité, de l'affection, de la colère, de la tendresse, de l'indignation, mais à personne ne viendrait l'idée de se définir comme un compassionniste, un générosiste, un affectionniste, un colériste, un tendressiste, un indignationniste. Humoriste, ce n'est pas un métier.
Depuis dix ans, chaque vendredi à 8h55 sur France Inter, François Morel a rendez-vous avec des milliers d'auditeurs. Quelques minutes pour croquer l'actualité dans ce qu'elle a de pire, et parfois de meilleur. Avec la crise sanitaire, ces billets d'humeur devenus chroniques sur le confinement racontent avec drôlerie les matins qui se ressemblent, l'absence de lien social et de vie culturelle. Des situations cocasses, parfois dramatiques, qui lui inspirent quelques vers comme le poème Tenir écrit fin mars 2020. Ou encore Uchronie 2022 qui inaugure l'année 2021. On découvre également un artiste sensible, furieux de ne pas pouvoir jouer, exercer son métier. Triste aussi de ces trop nombreux disparus auxquels il rend un merveilleux hommage : Juliette Gréco, Anne Sylvestre ou encore Jean-Claude Carrière. François Morel se tourne bien sûr vers l'actualité, et propose à ses auditeurs une bouffée d'oxygène, " un peu de fraîcheur ", comme il l'écrit, il parle alors de la pédophilie dans l'Eglise ou encore des féminicides en s'interrogeant sur l'apparition des femmes sur Terre. François Morel n'en oublie pas pour autant les fondamentaux, et nous livre avec délice un hymne à la charentaise des Charentes ou encore une ode au pâté en croûte.
Ma soeur est en blanc. Ma mère est en larmes. Mon frère est en pantalon à pattes d'éléphant. Mon père est inquiet pour ma soeur en blanc. Mon frère est en sueur en garçon d'honneur. Ma mère serre les dents. Mon père est tout blanc. C'est la fête. " Et pour la fête, comme pour les enterrements, les commémorations, les visites chez tonton Maurice et tata Madeleine, on sort les " habits du dimanche ", ceux que l'on achète un peu trop grands et qui deviennent très vite un peu trop courts. Adrien, le narrateur, fait la chronique de sa vie de famille. Comme tout un chacun, il cherche à comprendre et se questionne : la vie a-t-elle un sens ; chacun de nous est-il un rouage indispensable de l'Univers ; l'enfance est-elle finie quand le temps de l'enfance est passé ; notre professeur de physique-chimie a-t-elle accepté de coucher avec Laglue malgré la différence d'âge ? C'est décidé, plus tard Adrien sera chef d'orchestre, trapéziste, artiste de music-hall, n'importe quoi, mais pas adulte.
A pas d'oiseaux, c'est joli comme expression. Pour dire l'entêtement de celui qui avance patiemment, pas après pas, jour après jour ; pour exprimer la difficulté d'une activité pour laquelle on n'était pas forcément programmé. Pour raconter l'imprévisible ou l'inattendu ou l'inopiné. Quelquefois, ça lui fait du bien à l'oiseau de se dégourdir un peu les pattes, même s'il n'est pas connu pour cela, même si sa démarche est moins sensuelle que celle du chat, moins naturelle que celle du chien, même si d'un battement, il aurait franchi tous les obstacles. Et puis ça le change des hauteurs, ça l'oblige à avoir les pattes sur terre. On ne peut pas passer sa vie à fendre les airs. A pas d'oiseaux, comme des traces dans la neige. Elles s'impriment, furtives et vaines, inutiles et fragiles. Fugaces. Elles sont à observer sur le moment, à saisir dans l'instant. Déjà, elles se mêlent à d'autres pas, se superposent à d'autres traces. Déjà, elles s'effacent. Déjà, elles disparaissent. Déjà, elles ne sont plus. On aurait voulu les retenir un peu, garder le souvenir de l'éphémère. Comme des chroniques faites pour être vite lues, vite écoutées, et que peut-être on aura plaisir à retrouver pour peu qu'on ait le goût d'une instantanée nostalgie... Les textes d'" A pas d'oiseaux " ont été dits par l'auteur entre octobre 1999 et juin 2000 dans l'émission " Rien à voir " et " Le Fou du roi " sur France Inter François Morel a déjà publié, " Meuh ! " (1996) et " Les Habits du dimanche " (1999).