Quel meilleur moyen d'affirmer son individualité que de se mettre en marge de notre société moutonnière, fondée sur le règne de l'opinion et de la consommation de masse ? Contre l'empire du "on" et des technostructures impersonnelles, les armes de la subversion semblent ainsi dégager un espace de liberté dans lequel chacun pourrait exprimer sa singularité. Tout cela serait bel et bon si cette logique de rébellion ne s'était tant généralisée qu'elle domine désormais les rouages de cela même que l'on prétend fuir ou combattre... Comment, alors, devenir un véritable marginal ? S'inspirant de la verve cocasse et de la liberté formelle de l'Eloge de la calvitie de Synésios de Cyrène (philosophe néoplatonicien de la fin du IVe et du début du Ve siècle), Vincent Morch propose, pour répondre à cette question, une réflexion vive et profonde qui ne se contente pas de débusquer les impostures que revêtent aujourd'hui les notions de subversion et de révolte. Faisant part tant à la fascination pour les marges qu'à la situation souvent dramatique de ceux qui les habitent vraiment (malades, handicapés, etc. ), il perçoit dans l'ouverture au sacré la clé qui permet de prendre du recul sur les pesanteurs de ce monde tout en l'habitant - et en l'aimant - avec passion, dans toute la richesse de ses contradictions. Il ne s'agit pas en effet de dire "non" au monde mais de lui dire un "oui" si puissant qu'il révèle l'Autre qui le fonde et dans lequel il s'insère. Ses marges sont donc moins une sorte de mur hermétique qu'une peau respirante, d'où l'esprit tire son oxygène et sa vie. Ce faisant, l'auteur offre aussi un éclairage original et rempli d'espérance sur notre temps tourmenté.
Nombre de pages
105
Date de parution
08/02/2017
Poids
70g
Largeur
100mm
Plus d'informations
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EAN
9782251446431
Titre
Exclus. Aux marges et aux confins
Auteur
Morch Vincent
Editeur
BELLES LETTRES
Largeur
100
Poids
70
Date de parution
20170208
Nombre de pages
105,00 €
Disponibilité
Epuisé
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La vérité n'a pas bonne presse aujourd'hui, c'est le moins qu'on puisse dire, dans un monde où le relativisme domine. Tout en se livrant à une critique aiguisée d'un air du temps où se mêlent errance, culte de la volonté, esclavage du marché et de la toute-puissance, Vincent Morch invite à refonder un véritable humanisme d'inspiration chrétienne. La vérité vous rendra libre !, n'est-ce pas une de ces aspirations les plus fortes dont nous avons besoin ? Comme l'écrit l'auteur, à travers une méditation sur la vérité, je veux tenter de me libérer, autant que faire se peut, du poids que la culture morbide qui domine à l'heure actuelle fait peser sur mes épaules : aigreur, tristesse, tentation du désespoir. Il n'est guère difficile en effet, en parcourant les journaux, en arpentant les librairies ou seulement en tendant les oreilles, de recueillir les échos indignés, sarcastiques ou éplorés de ce malaise qui ne cesse de s'étendre et de s'aggraver. Mais à quoi bon se joindre à ce choeur pléthorique ? C'est de tout autre chose dont nous avons besoin ouvrir nos poumons, respirer à grandes goulées, s'enivrer d'oxygène... Bref, retrouver le goût de l'avenir.
A plusieurs reprises, la Bible utilise l'expression " Dieu vivant " pour désigner Celui qui se révèle à travers son lien privilégié avec le peuple d'Israël. Mais que peut signifier une telle expression au plan philosophique, aux yeux des modernes que nous sommes ?
Résumé : A l'heure où le catholicisme en France traverse une crise et se voit affaiblir par une profonde sécularisation, la tentation peut être grande pour ce "petit reste" de se radicaliser, au delà de l'opposition classique "progressistes/ tradis" Mais si se radicaliser peut signifier un positif "retour" aux racines évangéliques, comme le fit François d'Assise, il peut aussi à l'inverse susciter un repli sectaire, voire violent. Dans cet essai, Vincent Morch appelle à un discernement pour refuser cette tentation. Ne faut il pas d'abord mieux percevoir ce qu'attendent nos contemporains, dans un monde où trop souvent Dieu fait peur, comme s'il allait attenter totalement à notre liberté Parier sur la seule radicalité ne pourra que rendre l'Eglise encore plus étrangère Voilà pourquoi l'auteur entend s'adresser aux chrétiens engagés du "premier cercle" pour qu'ils se tournent plus largement vers leurs frères à la foi ordinaire.
Les Belles Lettres regroupent dans ce somptueux coffret réalisé par Benjamin Van Blancke les deux volumes d'Isaac Asimov consacrés à l'histoire romaine, de sa fondation à sa chute. C'est sa fascination pour l'histoire du grand Empire romain qui inspira Asimov pour construire son Empire galactique dans le Cycle de Fondation, oeuvre qui s'est rapidement imposée comme un classique et comme une référence de la littérature de science-fiction. Dans La République romaine, Asimov retrace l'épopée d'une petite tribu qui a bâti en l'espace de 500 ans, grâce à son audace et à son ingéniosité, l'une des civilisations les plus brillantes de l'histoire : Rome. De la fondation légendaire par Romulus à l'avènement d'Auguste, Asimov dresse, grâce à sa maîtrise parfaite de la narration, un tableau limpide de cette époque fascinante. Chaque chapitre s'ouvre sur l'une des superbes illustrations de Benjamin Van Blancke, et immerge tout entier le lecteur dans cette « suite extraordinaire de triomphes et de désastres, de faits de bravoure au combat et de bêtise dans la paix, d'intrigues sordides et d'idéalisme glorieux » (Isaac Asimov). Dans le second et dernier volume consacré à l'histoire romaine, Isaac Asimov guide ses lecteurs à travers les quatre siècles durant lesquels Rome assura son hégémonie sur le monde occidental, apportant la paix à une centaine de millions de personnes. L'Empire romain reprend le récit là où La République romaine l'avait laissé, à l'avènement d'Auguste et au début du principat, et couvre toutes les lignées d'empereurs jusqu'aux royaumes germaniques et à la victoire de Clovis à Soissons, qui marque la fin de la tradition romaine, 1239 ans après la fondation de la Ville par Romulus. Se plaçant en chroniqueur lucide, Asimov, au moyen d'anecdotes savoureuses et d'apartés, relie la « grande » histoire, celle des batailles et des dirigeants, à la « petite », celle du quotidien et des masses anonymes. Ce volume est, comme le précédent, illustré par les majestueux dessins de Benjamin Van Blancke.
Claudel Paul ; Caron Maxence ; Soeur Marie de l'as
Cet ouvrage n'a guère à voir avec ce que l'on publia jusqu'à présent de Claudel (1868-1955). Il est un fait qu'en dehors de quelques titres, l'un des plus célèbres écrivains du monde n'est aujourd'hui connu dans son pays que de nom. Ce volume édite ses livres capitaux. Il est préfacé par Emilie d'Arvieu (Soeur Marie de l'Assomption), dominicaine et arrière-petite-fille du grand homme. Claudel n'est pas un écrivain comme les autres : derrière cette force qui plonge dans le puits de Jacob un bras sculpté par Isaïe, Eschyle et Rimbaud, il est la plus puissante figure fondatrice de l'Histoire contemporaine. Cette figure est encore si proche de nous, que nous commençons seulement d'apercevoir l'ampleur où conduit sa parole. Entrant un jour de Noël à Notre-Dame ce "grand coeur catholique" , qui d'abord ne le fut point, se convertit au christianisme de manière aussi fulgurante qu'inattendue. Il fréquente alors chez Mallarmé où il se rencontre avec la jeune avant-garde. Irréductible aux manières des habitués de la rue de Rome, Claudel crée une oeuvre souverainement affirmative en qui l'art est indissociable de l'annonce de la Vérité. Or, annoncer la Vérité, c'est ce que signifie précisément le mot "prophétie" . Prophétiques, les oeuvres de Claudel le sont par nature : armées de l'héritage de l'immortalité antique dont elles déduisent un symbolisme universel, elles dépassent les avant-gardes. Claudel traverse ainsi les genres littéraires, qu'il soumet à cette exigence prophétique et dont il obtient une parole nouvelle et éternelle. Poète, bien sûr, puis dramaturge dont le théâtre est un poème à plusieurs voix, il est d'abord un penseur au sens le plus pur. Ainsi, après avoir achevé Le Soulier de satin, il laisse le théâtre et consacre trente ans de sa vie à l'invention d'une nouvelle forme : la méditation biblique totale, en qui s'unissent tous les arts au sein d'une seule pensée récapitulant sa plénitude. Ces livres de philosophie, véritablement katholiques, prolongent sa recherche poétique qui, dépassant à présent le cadre d'un "théâtre dont la scène est le monde" , épouse en une langue sublime les contours de l'Ecriture Sainte afin de découvrir le sens de notre monde et la clef de son avenir. Jamais de tels textes n'avaient été écrits. Avant que Claudel ne manifestât cette unité qui mène des Cinq grandes Odes à Un poète regarde la Croix en passant par l'étincelant examen de notre époque au regard de l'Apocalypse, jamais n'avait été établie la cohérence qui va de la poésie à la pensée la plus intense. C'est ce parcours, cette cohérence, cet art, cette unité d'une vie qu'incarne notre ouvrage en réunissant les livres majeurs où, traçant son chemin entre grands poèmes et traités bibliques abyssaux, se révèle la pensée prophétique de Claudel.
Pendant une douzaine d'années, Jean-Pierre Otte s'est attaché à rassembler les mythes premiers du cercle Arctique, des deux Amériques, de l'Afrique noire, de l'Océanie et de l'Australie de l'"Ere du rêve". Ces mythes de création qui, dans le recours à l'imaginaire, demandent à la vie le secret de ses origines, étaient peu connus, dispersés ou fragmentaires, souvent jamais traduits de la langue dois laquelle les grands voyageurs et les premiers ethnographes les rapportèrent. Dans un second temps - et cette démarche fera date -, Jean-Pierre Otte s'est efforcé d'amener ces grands récits de la tradition orale à l'existence écrite. Son travail dans la rigueur n'en est pas moins une transposition poétique, aussi vivante et passionnée que possible. Il s'agissait d'amplifier le sens, d'exalter les couleurs, d'accentuer les contrastes, et de mettre en évidence, sans le dénaturer, le contenu philosophique, métaphysique, religieux, amoureux ou moral des mythes du commencement. Rendus magnifiquement, ces matins du monde ont été choisis pour être représentatifs des grands courants cosmogoniques, lesquels ne sont peut-être, malgré leurs différences, ou plutôt grâce à elles, que la diversité fabuleuse et fertile d'une unité foncière inscrite au plus profond de la mémoire du monde et de la nôtre.
Comnène Anne ; Frankopan Peter ; Leib Bernard ; Ki
Non, je n'écris pas cela par complaisance pour mon père. Je l'affirme, toutes les fois que je vois mon père se tromper, et je m'attache à la vérité. XIV, 7, 3