L'oeuvre de J. Nehru n'a pas été traduite en français. Cet ouvrage tente d'ouvrir enfin une brèche dans ce mur que le monde colonial et l'Histoire ont dressé entre des empires et leurs cultures : présenter à un large public non spécialisé l'action d'un homme d'Etat, dont l'envergure mondiale est sans doute connue, mais insuffisamment ; un grand écrivain de langue anglaise à peu près ignoré chez nous ; l'histoire de son pays, de son militantisme et de sa famille. L'actualité aidant, nous pensons pouvoir attirer l'attention sur une personnalité qui, tout autant que Mao Tse-Tung, Fidel Castro ou le Che hors d'Europe, que de Gaulle ou Churchill ses contemporains, fut un lutteur réaliste, un anglophone libéral, admirateur de Lénine et de l'U.R.S.S. Nous espérons enfin que notre effort sera poursuivi, incitant l'édition française à publier in extenso quelques-unes des oeuvres majeures du Pandit Nehru. Après des études de sanscrit, Monique Moraxé, Vice-Présidente de l'Association France Union Indienne, s'est intéressée à plusieurs cultures étrangères en vue de mieux comprendre l'Inde. Elle y séjourna, participa à diverses rencontres franco-indiennes dont elle„organisa la première à Paris. Elle appartient à l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales et travaille dans le cadre de la Maison des Sciences de l'Homme.
Nombre de pages
345
Date de parution
01/12/2004
Poids
428g
Largeur
135mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782858025367
Titre
Jawaharlal Nehru. Anthologie de la promesse tenue
Auteur
Morazé Monique
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
428
Date de parution
20041201
Nombre de pages
345,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Il est plusieurs façons de servir l'histoire. La première consiste à pousser des recherches sur des domaines jusque-là mal éclaircis, à résoudre des questions imparfaitement posées, ou même à inventer de nouveaux thèmes d'étude. En travaillant par exemple sur "La France bourgeoise" (1946) - un véritable classique -, ou en se mettant en quête des "Origines sacrées des sciences modernes" (1986) - un ouvrage puissant et d'une étonnante fécondité -, Charles Morazé (1913-2003) a laissé une oeuvre dont chaque jour qui passe montre la valeur et que les nouvelles générations d'historiens doivent découvrir. Mais Charles Morazé fut bien plus que cela. Aussi doué pour les sciences - notamment les mathématiques et la physique - que pour l'histoire, une discipline relevant normalement des humanités il fut aussi un homme d'action: très proche des historiens des Annales (Febvre, Braudel...), fondateur - avec d'autres - de l'École des hautes études en sciences sociales, professeur à l'École polytechnique et à Sciences-po, il occupa aussi, à cette époque de grands commencements que fut l'après-guerre, de hautes fonctions à l'Unesco. Membre ensuite des cabinets de Christian Fouchet et de Pierre Mendès France sous la IVe République, sous la Ve de celui du général de Gaulle (avec qui il garda toujours de confiantes relations), il fut bien un honnête homme à tous les sens de ce terme. Intellectuel de haute volée, connu à ce titre dans le monde entier (une chaire de l'université de Brasilia porte son nom), il s'engagea constamment et avec passion en faveur de sa discipline et de son pays. Retrouvés récemment par son épouse, ces passionnants Mémoires éclairent d'un incomparable éclat la renaissance des sciences sociales et de l'histoire en France depuis 1945, et la genèse de nombreuses institutions savantes d'aujourd'hui.
Reliques préhistoriques, textes des pyramides ou algèbres actuelles : tout témoigne qu'un petit lot commun de prescriptions dicte aux hommes comment faire et comment dire. L'essentiel de ce lot remonte à l'origine d'un monde subordonnant à l'espace-temps tout ce qui exista, existe, vécut et vit. Au terme de ces impératifs, l'individu peut agir, penser, parler à volonté dans l'étroite marge de liberté que lui laisse sa condition événementielle d'individu historique. Les figures du trièdre et du tétraèdre (la pyramide ou le prisme, par exemple) constituent la représentation élémentaire à l'origine des sciences modernes et de leur mathématique au lendemain de millénaires plutôt occupés par les métamorphoses du sacré. Elles définissent l'espace orienté, permettent de construire du stable dans cet espace et d'élaborer un code universel capable de décrypter l'histoire des événements, des croyances sacrées ou des sciences rationnelles. De fait, ces constantes structurelles, Charles Morazé les retrouve dans le mythe d'Horus, divinisant le calcul fractionnaire ; dans le Yi-king chinois, révélant le destin d'une des plus vieilles civilisations ; il les constate chez Descartes et ses successeurs (Hamilton et Félix Klein). Ces mêmes constantes légitiment les numérotations occidentales faites de nombres réels ou imaginaires ; elles explicitent les structures élémentaires de la parenté, le code génétique et la linguistique. En cela l'ouvrage peut être lu aussi comme le commentaire de schémas, d'oeuvres d'art ou de textes jusqu'alors incompris, différents par leur nature, leur fonction et leur époque, mais semblables dans leur signification essentielle : il est en histoire un code mental omniprésent et fonctionnel dont tout est justiciable. Charles Morazé, membre fondateur des Fondations des Sciences Politiques et de la Maison des Sciences de l'Homme, créa en 1948 l'actuelle Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales et en 1968 le département d'Humanités et sciences sociales de l'Ecole Polytechnique. Il dirigea ensuite l'Institut du Développement économique et social de l'université de Paris I Panthéon-Sorbonne. Il préside aujourd'hui la Commission internationale pour une Histoire du développement scientifique et culturel (UNESCO). Ce livre est le fruit de quarante années de travail collectif.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Cet ouvrage aborde un sujet crucial pour les économies modernes à une époque où les échanges commerciaux internationaux se multiplient et où les frontières économiques deviennent de plus en plus pénétrables. Le texte met en lumière les enjeux complexes de la régularisation du commerce mondial, tout en proposant des pistes de réflexion pour adapter les pratiques douanières à ces nouvelles réalités. La réflexion de l'auteur est profonde et bien documentée, tant dans les recherches que dans les analyses. Le lecteur y est amené à réfléchir aux nouvelles stratégies à mettre en place et à comprendre les spécificités du caractère douanier.
La pensée de Dostoïevski a joué un rôle essentiel de charnière entre la philosophie rationaliste héritée de Descartes et les développements de la philosophie au XXe siècle. Elle part d'une réflexion critique sur le cogito cartésien, dans Crime et châtiment ; puis elle pose, dans L'Idiot, la question de l'être, d'une manière qui a profondément influencé la conception de l'ontologie de Heidegger - cette étude est historiquement la première qui démontre cette influence ; et enfin, dans Les Frères Karamazov, Dostoïevski développe la notion de "visage" , qui nourrira toute l'ontologie de Levinas.
L'histoire se raconte souvent au rythme des batailles. Pourtant, une autre trame la traverse : celle de la médiation, art de dépasser le conflit sans violence, pour préserver la cohésion du groupe. Des premiers rituels collectifs aux dispositifs contemporains, elle apparaît comme une fonction vitale : transformer l'affrontement en parole, organiser l'écoute, restaurer l'équilibre, éviter l'escalade. Une question anthropologique et politique est posée dans laquelle deux logiques s'opposent et se complètent : la contrainte (avec les lois, les sanctions, les institutions) qui protège mais peut aussi opprimer, et l'autonomie (avec la maîtrise de soi, la responsabilité) qui libère mais peut vaciller face aux passions. La médiation ouvre un espace intermédiaire : un tiers accompagne, les parties restent actrices, et la solution devient une justice partagée plutôt que subie. En cinq parties, ce livre suit la médiation à travers les sociétés premières, l'Antiquité, les mondes religieux, la modernité juridique et politique, puis dessine les enjeux actuels. Un fil rouge relie ces parties : comment apprendre à vivre ensemble en transformant la contrainte en responsabilité et la liberté en dialogue.