La maladie, l'hôpital, la mort... A ces simples mots, chacun tressaille au plus profond de soi-même et se sent pris de panique. Certes, on peut faire la politique de l'autruche _ se divertir , comme disait Pascal. Mais cela nous rejoindra un jour, inéluctablement, et nous paraîtra d'autant plus traumatisant qu'on ne s'y sera pas, ou peu, préparé! Aumônier d'un grand hôpital parisien, l'auteur vit, chaque jour, parmi ces réalités douloureuses et ceux et celles qui ont à les affronter : malades, familles, personnel soignant. Il passe ses journées à écouter chacun dire sa souffrance, ses interrogations et ses angoisses. Il assiste à la mort de ceux qu'il a accompagnés avec tout son coeur d'homme et sa foi de croyant. Il partage la joie des guérisons, mais également la douleur des familles en deuil et le désarroi des équipes médicales... Et rien de cela ne le laisse insensible ! Mais, peu à peu, en ce monde de ténèbres, il perçoit des étincelles de lumière ; en ce monde de larmes, il voit surgir la paix ; en ce monde de mort, il devine la germination de multiples semences de vie. Là où l'on aurait cru voir chacun enfermé en sa propre souffrance, il pressent une prodigieuse circulation d'amour ! Et là où circule l'amour, Dieu n'est jamais loin ! L'hôpital n'est-il pas un de ces lieux où l'homme se dévoile dans toute sa grandeur ? Croyant ou incroyant, bien portant ou malade, infirmier ou médecin, chacun pourra trouver dans ce témoignage exemplaire matière à réflexion et comme un éclaircissement sur son chemin de vie. Né en 1930, le père Georges Morand est titulaire d'une licence et d'un D. E. S. de lettres ainsi que d'une licence de théologie. Ordonné prêtre en 1959 pour le diocèse de Paris, il entre à la Compagnie de Saint-Sulpice. Il est successivement professeur de grand séminaire, secrétaire particulier de l'archevêque de Paris, aumônier de collège et de lycée, chapelain à la basilique du Sacré-Coeur de Montmartre durant onze ans, puis vicaire dans deux paroisses parisiennes.
Date de parution
06/04/1994
Poids
292g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782213592558
Titre
De larmes et d'amour. L'hôpital au quotidien
Auteur
Morand Georges
Editeur
JUBILE
Largeur
135
Poids
292
Date de parution
19940406
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Rien de tel que des mots pour soigner les bleus à l'âme. Corrézienne d'adoption, née au pied des grottes de Lascaux en Dordogne, Annie a dû renoncer au métier d'institutrice et compense en écrivant. Avec "Gourmande", elle a obtenu un prix à un concours de poésie à la bibliothèque d'Ayen, avec dans le jury, Monsieur Michel Peyramaure. Elle raconte avec des mots simples, des petites histoires de la vie de tous les jours où chacun peut se reconnaître. Elle ne compte pas en rester là, après "Brins de vie", elle vous donne rendez-vous bientôt pour un nouveau recueil.
Morand Paul ; Chardonne Jacques ; Lacarelle Bertra
Commencée en 1949 et achevée presque vingt ans plus tard avec la mort de Jacques Chardonne, en plein Mai 68, cette correspondance est à tout point de vue celle de la fin d'un monde. Et pour Morand, c'est une amitié littéraire qui disparaît, "une boule de laine dans la gorge" . Cette "paire d'anarchistes conservateurs" , comme dit Morand, compte bien être aussi du nouveau monde, en observant avec acuité les bouleversements qui l'inaugurent et en assurant habilement la postérité de leurs oeuvres. Tout à trac, les Beatles, la guerre du Vietnam, la Nouvelle Vague ou Jack Kerouac s'invitent chez L'Homme pressé, qui semble toujours partout, en Espagne, à Londres ou en Allemagne, au Masque et la plume et aux "déjeuners Florence Gould" . Chardonne, qui fête ses quatre-vingts ans entouré de jeunes critiques, prépare quant à lui soigneusement sa sortie. Il publie Demi-Jour ; on pose une plaque pour le célébrer au village de Chardonne, en Suisse. Une lettre aimable du général de Gaulle suffit à le convertir au règne du "Monarque" , sous l'oeil amusé de Morand. Les deux farouches épistoliers jugent sans relâche les grands vivants et les grands morts dans l'arène des lettres : Cocteau et Drieu, Mauriac, Sartre, Malraux, Saint-John Perse et Jouhandeau, tout en scrutant les jeunes premiers, Le Clézio ou d'Ormesson. Chardonne a le regard aiguisé de l'ancien éditeur ; et Morand, celui du lecteur érudit, passionné d'histoire. Avec une brillante nostalgie, ce dernier voyage dans le passé, à la faveur de son Journal d'un attaché d'ambassade, retrouve son paradis d'enfance près de la Tour Eiffel, ou revisite déjà Venise. Le temps les rattrape, la fidèle épouse de Morand, Hélène, s'affaiblit et bientôt Chardonne ne répond plus. Dans ses dernières lettres, le moraliste laconique se fait étrangement chinois, s'effaçant dans le "Cosmos" ... Et le vernis délicat de son admiration commence à craquer, Chardonne reprochant à Morand sa légèreté coupable en politique, ses errements antisémites. Mais grâce à lui et à leurs milliers de lettres, Morand a tout de même réussi ce "self-portrait" éblouissant qu'il n'avait jamais osé écrire. C'est la Correspondance indispensable avant le Journal inutile.
Non pas une autobiographie mondaine, mais une confession, du type de Saint Augustin qui rend gloire à Dieu pour l’œuvre de Sa grâce. Une réponse passionnante et passionnée aux appels de la grâce parvenus dans le silence de la prière ou par les cris de détresse des jeunes. Dans une première partie, l’auteur livre avec pudeur l’essentiel d’une enfance à la fois préservée et solitaire marquée par un appel reçu à l’âge de 13 ans. Par sa famille, il est marqué par des rencontres avec de très grandes figures spirituelles telles celle de jacques Maritain, du cardianl Journet ou de Maurice Zundel. Il entre en vie monastique à 17 ans, d’abord chez les Bénédictins, puis dans une vie quasi érémitique durant dix sept ans au Rwanda. Il acquiert une connaissance encyclopédique des pères de l’Eglise. Il en est comme aspiré en prenant conscience de la détresse d’une jeunesse ignorante du tout de la foi, livrée à un monde sans repères, assoiffée d’authenticité et d’amour. Pour y répondre, il fonde en 1981 l’Ecole Catholique de prière et d’évangélisation « Jeunesse-Lumière », qui propose à des jeunes entre 18 et 30 ans, une année de vie , dans la prière, la vie communautaire, la formation et la mission. Certains anciens ont à leur tour fondé des écoles vivant la même intuition dans plusieurs pays. Dans une deuxième partie, l’auteur fait partager sa vie de prière étroitement intégrée à de multiples missions à travers le monde. Il insiste également sur la liturgie tant romaine que byzantine illuminée par son amour de la création, du langage des créatures, de leur beauté qui parle tant de leur Créateur. Un chapitre est consacré au « célibat d’amour », marqué par sa double expérience de moine et d’apôtre des jeunes, si souvent blessés par un monde qui a fait de la sexualité, sous prétexte de libération, un véritable esclavage. Ces pages sont une réponse forte et belle à ce que l’Eglise subit actuellement. Préface du cardinal Schönborn, Archevêque de Vienne
Le catholicisme a dû se présenter d'abord aux Juifs et aux Grecs, puis à l'Islam aux religions traditionnelles, aux Sagesses de l'Extrême-Orient. En Europe, il est confronté aux diverses philosophies des XVIIIe et XIXe siècles, à l'humanisme athée, au marxisme. Aujourd'hui, il doit tenir compte des sciences humaines. Les manières, comme les auditeurs, ont fort varié à travers les siècles. Comment a-t-il pu résister, s'expliquer, répondre en face de ces diverses tendances'Il a fallu présenter la foi et convaincre l'interlocuteur réticent, voire hostile. Il a fallu renouveler les arguments et l'attitude, remplacer l'agressivité par le dialogue. Il a fallu se montrer, plus que démontrer. Tels sont les propos et le ton de cet ouvrage qui reprend, en la rénovant, une tradition en remontant au Christ. André Manaranche est né en 1927. Il est prêtre de la Compagnie de Jésus depuis 1961 et appartient à la communauté de Vanves (Centre de recherche et d'action sociales). Il donne un cours de morale politique à l'Institut catholique de Paris. Depuis 1966, il s'est attaché à confronter la dogmatique chrétienne aux requêtes des sciences humaines et de la société moderne, pour redire de façon neuve la foi de l'Eglise.