Approches socioculturelles de l'enseignement en Afrique subsaharienne
Mopondi Bendeko Mbumbu Alexandre
L'HARMATTAN
19,50 €
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EAN :9782296118553
L'école comme projet de société a opposé deux types de sociétés : la société traditionnelle africaine et celle des forces coloniales. Elles ont fonctionné en parallèle pendant toute la période de colonisation et même après l'indépendance. Il est dans ces conditions difficile pour l'école de former des cadres capables de transformer les sociétés traditionnelles africaines. Le premier défi à relever par les cadres africains aujourd'hui est de coordonner l'enseignement dans cette école afin de développer son système d'enseignement. Pour mieux comprendre le problème posé, nous avons fait un historique de l'enseignement en République Démocratique du Congo. Nous l'avons subdivisé en trois périodes : la Convention du 26 mai 1906 (1906-1950), les mouvements d'indépendance (1950-1970) et la remise en question du système de 1906 (1970-2009). L'analyse et surtout les observations didactiques de la situation nous ont permis, d'une part, d'identifier certains obstacles au niveau de la formation intellectuelle des formateurs : la sous-qualification des instructeurs à l'enseignement élémentaire, le manque de structures de formation continue et surtout les conditions dans lesquelles cette dernière est faite. D'autre part, de constater qu'il en est sorti, en fonction des besoins des gouvernements successifs et des missionnaires catholiques, une main-d'oeuvre et des cadres qualifiés. Ceux-ci, formés généralement dans l'urgence, ont du mal à répondre aux attentes des sociétés africaines. Pour terminer, nous proposons certaines orientations de travail didactique, avec des exemples à l'appui, pour répondre à ce problème d'efficacité.
Nombre de pages
180
Date de parution
05/05/2010
Poids
330g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782296118553
Titre
Approches socioculturelles de l'enseignement en Afrique subsaharienne
Auteur
Mopondi Bendeko Mbumbu Alexandre
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
330
Date de parution
20100505
Nombre de pages
180,00 €
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Cet ouvrage analyse les problèmes d'enseignement et propose une théorie didactique, construite par l'auteur à partir du terrain. Les progressions de séances sont proposées aux enseignants et expérimentées selon un processus de déroulement bien déterminé. Cette ingénierie didactique à partir du jeu trouve ses origines dans l'antiquité égyptienne avec le jeu de Ngola, d'utilisation courante en Afrique centrale. En définitive, le livre donne une orientation envisageable d'un travail de recherche en didactique des mathématiques.
M. Paul Brien de l'Université libre de Bruxelles, ULB, écrivait en 1950 : "Envisager sérieusement la création d'universités noires au Congo rencontre des impossibilités profondes. L'enseignement universitaire exige une préparation intellectuelle, morale et sociale qui est loin d'être atteinte au Congo belge. Cette contrefaçon d'université me paraîtrait bien dangereuse car elle éveillerait, à mon sens, chez le noir, insuffisamment préparé en ce moment, plus de vanité que de science et de déontologie". Il nous semble, au vu des réalités du système d'enseignement congolais aujourd'hui, que les écrits de M. Paul Brien continuent à résonner dans nos consciences. Du fait de réformes peu financées, notre système éducatif est un perpétuel recommencement, aux conséquences désastreuses et dévastatrices de la société congolaise. Cet ouvrage, issu d'un travail de terrain, apporte des axes de réflexion pour une réforme qui donnerait des moyens à notre système éducatif de créer des richesses, dans la réalité socioculturelle et les besoins de l'emploi.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...