Douze mille outils ! Voici ce que présente la Maison de l'Outil et de la Pensée Ouvrière, véritable temple dédié au travail fait main. Érigés dans ce « Louvre de l'ouvrier », ces objets furent ceux d'un quotidien parfois pénible, mais sur lequel l'amour du travail bien fait prévalait largement. Chaque artisan mettait du coeur à l'ouvrage. Ses outils étaient précieux, il les adaptait à sa main, les entretenait, les léguait, c'est dire l'importance qu'ils revêtaient à ses yeux. Certains les sculptaient, gravaient leurs initiales, leur nom, des symboles ou des citations religieuses. Ils démontraient alors l'attachement du propriétaire à la nécessité et à la poésie développées par l'exercice du métier. L? outil n'est « beau » que s'il est « bon », alors qu'un bon outil n'est pas forcément beau ! Il est chargé du témoignage d'une vie d'homme, de maîtrise et de culture. Construite autour de quatre grandes familles de métiers - le bois, le fer, l'animal et le minéral - la Maison invite à découvrir, non pas la fonction des outils, mais la main, le coeur et l'esprit de leurs propriétaires. Elle rend un hommage vibrant à tous les ouvriers qui ont utilisé ces outils, mais aussi à leur savoir-faire et au génie dont ils ont fait preuve pour les inventer. La création d'un outil est à la fois le produit de l'expérience, d'une réflexion et de la collaboration entre les différents corps de métier, notamment avec le taillandier dont la spécialité est de forger des outils. Dans les vitrines ne sont présentés que les outils « aboutis », ceux qui font le mieux ce pour quoi ils sont destinés.
Nombre de pages
224
Date de parution
18/10/2024
Poids
1 356g
Largeur
218mm
Plus d'informations
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EAN
9782958865726
Titre
L'outil
Auteur
MOPO
Editeur
VOLONTE ART
Largeur
218
Poids
1356
Date de parution
20241018
Nombre de pages
224,00 €
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L'école comme projet de société a opposé deux types de sociétés : la société traditionnelle africaine et celle des forces coloniales. Elles ont fonctionné en parallèle pendant toute la période de colonisation et même après l'indépendance. Il est dans ces conditions difficile pour l'école de former des cadres capables de transformer les sociétés traditionnelles africaines. Le premier défi à relever par les cadres africains aujourd'hui est de coordonner l'enseignement dans cette école afin de développer son système d'enseignement. Pour mieux comprendre le problème posé, nous avons fait un historique de l'enseignement en République Démocratique du Congo. Nous l'avons subdivisé en trois périodes : la Convention du 26 mai 1906 (1906-1950), les mouvements d'indépendance (1950-1970) et la remise en question du système de 1906 (1970-2009). L'analyse et surtout les observations didactiques de la situation nous ont permis, d'une part, d'identifier certains obstacles au niveau de la formation intellectuelle des formateurs : la sous-qualification des instructeurs à l'enseignement élémentaire, le manque de structures de formation continue et surtout les conditions dans lesquelles cette dernière est faite. D'autre part, de constater qu'il en est sorti, en fonction des besoins des gouvernements successifs et des missionnaires catholiques, une main-d'oeuvre et des cadres qualifiés. Ceux-ci, formés généralement dans l'urgence, ont du mal à répondre aux attentes des sociétés africaines. Pour terminer, nous proposons certaines orientations de travail didactique, avec des exemples à l'appui, pour répondre à ce problème d'efficacité.
Cet ouvrage analyse les problèmes d'enseignement et propose une théorie didactique, construite par l'auteur à partir du terrain. Les progressions de séances sont proposées aux enseignants et expérimentées selon un processus de déroulement bien déterminé. Cette ingénierie didactique à partir du jeu trouve ses origines dans l'antiquité égyptienne avec le jeu de Ngola, d'utilisation courante en Afrique centrale. En définitive, le livre donne une orientation envisageable d'un travail de recherche en didactique des mathématiques.
M. Paul Brien de l'Université libre de Bruxelles, ULB, écrivait en 1950 : "Envisager sérieusement la création d'universités noires au Congo rencontre des impossibilités profondes. L'enseignement universitaire exige une préparation intellectuelle, morale et sociale qui est loin d'être atteinte au Congo belge. Cette contrefaçon d'université me paraîtrait bien dangereuse car elle éveillerait, à mon sens, chez le noir, insuffisamment préparé en ce moment, plus de vanité que de science et de déontologie". Il nous semble, au vu des réalités du système d'enseignement congolais aujourd'hui, que les écrits de M. Paul Brien continuent à résonner dans nos consciences. Du fait de réformes peu financées, notre système éducatif est un perpétuel recommencement, aux conséquences désastreuses et dévastatrices de la société congolaise. Cet ouvrage, issu d'un travail de terrain, apporte des axes de réflexion pour une réforme qui donnerait des moyens à notre système éducatif de créer des richesses, dans la réalité socioculturelle et les besoins de l'emploi.
Le musée des Arts décoratifs conserve près de 700 photographies rehaussées de couleurs et appartenant à la vogue des "Yokohama Shashin" , produites au Japon du début des années 1860 jusqu'au tournant du XXe siècle. Paysages, monuments, scènes théâtralisées et portraits véhiculent une vision stéréotypée du pays du Soleil Levant. Chaque photographie étant mise en couleur manuellement, une même image peut se décliner en termes de gamme chromatique et de motifs, offrant ainsi une subtile diversité. Parmi les maîtres du genre, Felice Beato et Raimund von Stillfried, qui forment Kusakabe Kimbei photographe dominant la production depuis son studio établi à Yokohama. Ce dernier propose tant des épreuves et des objets ornés de photographies que des albums de soie ou de laque, s'adaptant ainsi aux désirs et à la bourse d'une clientèle variée mais plus souvent occidentale que japonaise. A la fois objets de collection, d'inspiration et de connaissance, ces photographies données par Raymond Koechlin en 1903, par Hugues Krafft en 1914 et par Gustave Schlumberger en 1929, seront pour beaucoup d'entre elles montrées pour la première fois en novembre 2023 au musée des Arts décoratifs en même temps que le salon Paris-Photo. Une sélection magnifique de ces photographies fait l'objet d'une publication aux éditions Volonté d'art.