La photographie fut pour Henri Cartier-Bresson un moyen parmi d'autres d'exercer son intelligence du monde, de créer un imaginaire d'après nature . Cet outil est toujours resté en relation avec sa pratique première de la peinture et du dessin. L'art du tir à l'arc zen, auquel il se réfère, vient insérer la photographie dans un cadre symbolique original qui couronne une réflexion profonde, invalidant les distinctions propres à la culture occidentale entre discipline physique, exercice spirituel et activité artistique. Le photographe-archer devient ainsi maître de l'instant en pratiquant un art sans art . Henri Cartier-Bresson apporta son éthique au reportage, faisant du photographe le Seigneur de l'occasion, le Maître des coïncidences. Puis, les noeuds qu'il a si vivement ourdis avec le temps grâce à l'outil photographique seront patiemment renoués avec le dessin. En présentant au public à la fois les peintures, les dessins et les photographies d'Henri Cartier-Bresson, cet ouvrage propose un regard neuf tant sur son oeuvre que sur l'art des reporters photographes dont il se réclamait.Jean-Pierre Montier est professeur à l'université de Rennes 2, Haute Bretagne.
Nombre de pages
327
Date de parution
26/10/2007
Poids
2 075g
Largeur
241mm
Plus d'informations
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EAN
9782081208100
Titre
L'Art sans art d'Henri Cartier-Bresson
Auteur
Montier Jean-Pierre
Editeur
FLAMMARION
Largeur
241
Poids
2075
Date de parution
20071026
Nombre de pages
327,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Lorsque deux artistes accomplis tels que Colette et Mathurin Méheut, conjuguent leurs talents pour apprendre aux enfants à regarder, cela donne un ouvrage rare à tous égards : Regarde. Cet album consacré aux animaux de la mer et destiné à des yeux d'enfants va permettre à Colette et Mathurin Méheut de concentrer leur expérience et leur créativité respectives en une parfaite synthèse. Les lettres qu'ils adressent l'un et l'autre à leurs correspondants viendront éclairer non seulement la genèse du projet mais sa signification humaine et artistique...
Biographie de l'auteur Jean-Pierre Montier, né à Saint-Malo, est professeur de littérature à l'Université Renne 2. Il a publié plusieurs ouvrages de référence sur Henri Cartier-Bresson, Josef Koudelka, les rapports entre photographie et littérature.
Résumé : Pierre Loti est un écrivain et une légende, que continue d'entretenir sa maison de Rochefort, dont il avait fait le théâtre de tous ses rêves. Célébré, adulé même de son temps, il- sort à présent peu à peu de sa propre légende de voyageur qui l'associait à l'exotisme et à l'époque coloniale, pour devenir plus intéressant encore : un véritable écrivain moderne, dont l'originalité est finalement moins dans ses lubies que dans son rapport avec les mots, dans la manière hallucinante dont il en utilise les pouvoirs. Ses écrits sur le Japon sont d'un intérêt tout particulier : si les Japonais ont leurs "cervelles tournées à l'envers des nôtres", c'est inversement que ce pays des antipodes a beaucoup à nous apprendre encore, tant sur Loti que sur nous...
Qu'est-ce que la nostalgie sinon une mélancolie humaine rendue possible par la conscience de quelque chose d'autre, d'un ailleurs, d'un contraste entre passé et présent ? Et cette nostalgie n'est-elle pas aussi provoquée essentiellement par l'irréversibilité du temps ? Car on ne saurait remonter le cours du temps, tel est l'obstacle insurmontable qu'il oppose à nos entreprises. C'est notre impuissance devant cette impossibilité qui fait toute l'amertume de la nostalgie et l'absurdité des chimères du rajeunissement. La nostalgie n'est pas le mal du retour : on peut toujours revenir à son point de départ, à son lieu natal (l'espace se prête docilement à toutes nos allées et venues) mais il est impossible de redevenir celui qu'on était au moment du départ. Mais si le temps s'oppose irréductiblement à la rétrogradation il ouvre devant nous une carrière infinie à la liberté. L'homme peut s'ouvrir à l'idée du futur et confirmer ce que le temps affirme. Se servant d'exemples tirés de la vie quotidienne aussi bien que d'oeuvres poétiques, philosophiques ou musicales, Vladimir Jankélévitch démontre en fin de compte que l'irréversible n'admet qu'un seul remède : le consentement joyeux de l'homme à l'avenir, au futur.