Le monde des échecs est peuplé de personnages étranges qui semblent incapables de vivre loin de l'échiquier, Bobby Fischer et sa destinée tragique appartiennent à ce monde. Il a 12 ans lorsqu'il vient à Cuba se mesurer aux grands maîtres, accompagné de sa mère qui sera sensible au charme d'un horloger polonais et romantique tombé follement amoureux d'elle. Dix ans plus tard, Bobby revient à La Havane pour participer à l'Olympiade mondiale d'échecs. Miriam, une adolescente timide, est chargée par ses amies d'obtenir pour l'horloger la signature du maître, en échange d'un disque des Beatles interdit dans l'île révolutionnaire. L'adolescente part à la recherche du joueur d'échecs et le trouve, ce qui bouleversera leurs vies. Elle gardera toujours dans son c'ur cette rencontre, lui s'en souviendra aussi. Il est des moments et des sentiments fulgurants qui marquent les êtres à tout jamais. Quelle est la part de vérité et quelle est la part de fiction dans cette ?uvre que l'auteure avoue être une histoire personnelle ? Un récit qui souligne le poids de certains actes de la vie, démontrant que la raison d'être du roman est d'explorer les profondeurs de la condition humaine. Et Mayra Montero, avec d'étranges mouvements sur un échiquier signé par Bobby Fischer, nous laisse le sentiment qu'elle s'est montrée à nous corps et âme. Mayra MONTERO est née à La Havane en 1952 et vit depuis plus de trente ans à Porto Rico. C'est l'une des romancières les plus reconnues de l'Amérique latine et ses ?uvres ont été traduites aux États-Unis, en France, en Allemagne et en Italie.
Nombre de pages
288
Date de parution
04/09/2026
Poids
310g
Largeur
215mm
Plus d'informations
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EAN
9791022615600
Auteur
Montero Mayra
Editeur
METAILIE
Largeur
215
Date de parution
20260904
Nombre de pages
288,00 €
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Employé de classe internationale pour hôtel de classe internationale. C'est ainsi que l'hôtel Samarcanda entend recruter un nouveau groom. Máximo, dix-sept ans, trois poils de barbe, bien décidé à sortir de l'enfance, se porte candidat. Adolescent solitaire un brin obsessionnel, passionné par la lecture de revues scientifiques et fasciné par les mécanismes de sa pensée, qu'il observe pendant des heures, il est convaincu que cette expérience sera sa véritable entrée dans le monde des adultes. Comme souvent dans les romans d'apprentissage, rien n'est conforme à ce qui était prévu, et c'est tant mieux. Passé et futur se bousculent et forment un précipité subtil et drôle, où l'on résout à la fois le mystère de l'origine tout en sautant dans l'inconnu - l'amour peut-être ? Où l'on découvre aussi que personne n'est exactement celui qu'on croit : il faut être indulgent. Et même tendre. Ce court roman époustouflant de maîtrise, splendidement écrit, est une des plus belles choses qu'il nous ait été donné de lire sur l'art délicat de grandir.
Erasmo Aragón est un journaliste salvadorien exilé au Mexique. Au début des années 1990, le gouvernement du Salvador et la guérilla entament des négociations ; il songe à regagner son pays d'origine, ce qui lui permettrait également de planter là sa femme et sa fille, qui l'énervent prodigieusement (d'autant plus qu'Eva sa femme vient de lui révéler sa liaison avec un acteur de pacotille). Hanté par des souvenirs confus, de vieilles culpabilités et la peur de ce qui l'attend au Salvador - après tout, il a toujours soutenu la guérilla - il vit dans un état second, coincé entre les vapeurs de l'alcool et les bouffées d'angoisse. Terrorisé par une douleur lancinante au foie qui l'empêcherait presque de boire si elle ne le poussait pas à se précipiter un peu plus dans la vodka tonic, il consulte don Chente Alvarado, un vieux médecin placide qui lui prescrit des séances d'hypnose censées le soulager. Au réveil, il ne se rappelle de rien. Paranoïaque, égoïste, velléitaire, le narrateur nous entraîne dans un flot de phrases délirantes, au bord de la crise de nerfs, de soirées arrosées en lendemains de cuites, obsessionnel jusqu'à la déraison, organique, désagréable. Avec ce roman brillant, Castellanos Moya continue sa grande exploration de la violence, ici incrustée au plus profond de l'individu, comme si la guerre habitait les corps bien longtemps après la fin des hostilités.
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