Le 4 octobre 1994, radios et télés rapportent un fait divers d'une extrême brutalité. Deux jeunes gens, Florence Rey et Audry Maupin, viennent d'attaquer la préfourrière de Pantin pour voler des armes. Place de la Nation, le taxi à bord duquel ils s'enfuient percute une voiture de police. Fusillade. Course poursuite. Cinq morts et cinq blessés en moins de trente minutes. Coup de folie ou opération terroriste ? Le visage d'ange paumé de Florence Rey devient une icône cathodique instantanée, symbole de la violence et de la confusion idéologique des temps. Les médias invoquent l'influence de films ultraviolents comme le Tueurs nés d'Oliver Stone. On présente Rey et Maupin comme des Bonnie & Clyde de la terreur, des nihilistes délirants, alors qu'en réalité leur parcours épouse celui de tant d'enfants des classes moyenne et ouvrière en rupture avec un modèle de société de plus en plus brutal et matérialiste... Dix ans plus tard, Chantal Montellier rouvre le dossier et suit les pistes négligées à l'époque, y compris celle, évoquée à mi-voix par certains médias, du troisième, voire du quatrième homme. Son travail, vibrant de sincérité, jette une lumière neuve sur une affaire emblématique de notre histoire récente. Et par-dessus tout cela, flotte l'inoubliable visage de Florence Rey, le soleil noir de son regard.
Nombre de pages
88
Date de parution
10/02/2005
Poids
550g
Largeur
210mm
Plus d'informations
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EAN
9782207256299
Titre
Les damnés de Nanterre
Auteur
Montellier Chantal
Editeur
DENOEL
Largeur
210
Poids
550
Date de parution
20050210
Nombre de pages
88,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Biographie de l'auteur Montellier, Chantal Scénariste Dessinateur Née le 01/08/1947 A participé au collectif: Paris sera toujours Paris ? Née le 1er août 1947 à Bouthéon (Loire) de parents artisans en mécanique. Bandes dessinées pour Charlie (Mensuel), Ah nana (journal de bandes dessinées féminines), Métal Hurlant et (A Suivre) aux éditions Casterman. Série(s) réalisée(s) 1996 Andy Gang Blues Damnés de Nanterre (Les) Esclavage c'est la liberté (L') Femme aux loups (La) Julie Bristol (Une aventure de ) Lectures Odile et les crocodiles Paris sur sang Rêves du fou (Les) Rupture Sang de la commune (Le) Shelter Social fiction Toilette (La) Un deuil blanc Voyages au bout de la crise Wonder city
À Paris, jungle urbaine sous vidéo surveillance où les caméras en tout genre pullulent, un jeune couple des classes moyennes supérieures, Thérésa et Jean, s'apprête à sortir. Elle est libraire spécialisée en art, il est ingénieur et chercheur. La librairie dans laquelle Thérésa travaille est l'une des dernières du pays.Le couple est invité à une soirée chez des amis et s'en ferait une fête si la situation n'était pas aussi catastrophique : attentats sanglants à répétition engendrant une paranoïa généralisée et des contrôles de plus en plus renforcés. État d'urgence permanent et couvre-feu. Arrestations et persécutions policières sont le quotidien de la population...
Le train est, paraît-il, le symbole de la vie collective, de la vie sociale, du destin qui nous emporte. Il évoque le véhicule de l'évolution que nous prenons dans la bonne ou la mauvaise direction, ou que nous manquons ; il signe une évolution psychique, une prise de conscience qui nous entraîne vers une nouvelle vie... Aux alentours de 1996, j'ai été amenée à animer des ateliers d'écriture. Les publics étaient à chaque fois différents : étudiants des Beaux Arts d'Epinal, élèves architectes de Rennes, habitants d'un quartier en difficulté de Nancy, détenus de la maison d'arrêt de Laval... Et à chaque série d'interventions a correspondu une publication, qui compta autant pour moi que mes travaux en solitaire. C'est en me rendant, toujours en train, à ces rencontres, que ce livre-ci est né. Souvent distraite de mes pensées, de mes écritures et de mes lectures par les conversations à haute voix de mes voisins de compartiment, j'ai fini par en prendre note. D'abord par jeu, ensuite par véritable intérêt "professionnel". Au fil du temps, ma curiosité s'est aiguisée et je suis devenue de plus en plus friande de ces dialogues ferroviaires, souvent hauts en couleur. L'imagination a fait le reste. Ma motivation était d'autant plus forte que le thème du train et sa symbolique m'ont toujours hantée. Innombrables sont mes rêves ayant des gares et des chemins de fer pour cadre. Et chaque fois, j'y suis à la recherche du bon train, du bon quai, du bon compartiment, de la bonne place que je ne trouve, hélas, jamais. " C. M.
Ce livre fut écrit au jour le jour. Il a duré le temps de l'amour qu'il dit, qui est le temps où cet amour valait d'être dit. Il a commencé comme lui, dans l'émerveillement, il a fini comme lui dans le désabusement. Entre les deux, une vieille histoire : celle du bonheur sans cesse invoqué, sans cesse atermoyé, et en filigrane sa décomposition, mot à mot, puis de geste en geste. Ç'aurait pu être un journal de bord, au bord d'une Absence annoncée. Mais en amour - passion oblige - me quittent mon regard " clinique ", mes envies de lucidité. En somme, j'ai de la tendresse pour mes égarements, et j'en ai pour les " égarantes ". Après tout, c'est déjà bien assez que dans mes écritures qui parlent de la société en général au lieu de parler de la Femme en particulier, je ne puisse m'empêcher d'être impitoyable plus souvent qu'indulgent. Nous, amants au bonheur ne croyant... n'est donc pas un livre qui désespère de l'amour. C'en est un qui, pour désespérer de l'amour heureux, n'en sait peut-être pas moins, même confusément, pourquoi sa vraie grandeur, à l'amour, secrète, inexplicable, c'est de ne l'être pas, heureux, mais surtout de ne point vouloir à tout prix l'être.
Donc, jadis, je suis allé vers les mots pour leur odeur, leur chair et pour le bruit très érotique qu'émettaient leurs enjambées sur les pages de tel livre, sur les lèvres de telle bouche. Donc, j'ai commencé à écrire d'instinct ce que ma conscience espérait pour son agrandissement et mon esprit pour sa libération. Donc, ce donc est l'autre nom que je donne au rythme qui m'a mis dans l'impérieuse nécessité de faire oeuvre littéraire des mouvements les plus intimes de ma vie organique. Donc, c'est ainsi que mon corps a écrit ce qu'il a écrit à la température des sensations et des désirs que lui inspirait sa relation amoureuse ou polémique avec les fondements de l'être, selon que cet être puisait l'essentiel de sa respiration dans un souffle d'avant le cadastre ou selon qu'il l'abandonnait à la mécanique des inhalations de concepts. Donc, ce livre fait monter le son d'une existence passée à rendre sa musique familière à l'obscur tonnerre du dernier des crescendos, celui-là même qui a sans doute manqué au Boléro de Ravel pour être assourdissant tout en demeurant indiciblement mélodieux. Donc. Marcel Moreau Biographie de l'auteur Né en 1933 en Belgique, Marcel Moreau a construit une oeuvre majeure dont quatre grands titres, Quintes, L'Ivre Livre, Le Sacre de la femme et Discours contre les entraves, ont récemment été réédités. Dans Des hallalis dans les alléluias, l'auteur se soumet à une bouleversante et ultime interview avec la femme de son dernier souffle...