Ce roman retrace l'histoire du jeune et innocent Kaeso, vers la fin de la dynastie issue du sang de César, époque charnière où s'entrecroisent de façon aiguë les questions juive, arménienne, chrétienne, et la question même de l'avenir de Rome - et du notre. La vieille Ville va mourir et de ses cendres doit renaître une Rome resplendissante qu'un Néron artiste rêve de baptiser de son nom. Au mythe de la Néropolis s'oppose le mythe chrétien de la cité vertueuse. Période baroque et passionnée s'il en fut, marquée par l'émancipation provocatrice des femmes, la fascination de l'inceste, le massacre des enfants, les tortures inquisitoriales, les tueries de l'amphithéâtre, la tragique brutalité des courses de chars, la vogue de la bestialité et du théâtre pornographique, le succès des lupanars, l'exhibitionnisme des sodomites et des gitons, les honteuses délices de l'esclavage, l'apogée des débauches de groupe et le premier génocide pour raison d'Etat, tandis que les étranges soldats du Christ spéculent sur une apocalypse qui ne sera pas encore au rendez-vous. Enfin, les Romains tels qu'ils furent vraiment, vus par un historien rigoureux et minutieux, mais qui est d'abord un romancier à l'humour noir, amateur de métaphysique troublante ! Néron, époux comblé de Poppée, de Pythagoras et de Sporus, ainsi que Sénèque, Pierre et Paul ont respiré la même atmosphère vicieuse et viciée. De tels contrastes valaient qu'une plume impartiale récrive un Quo Vadis sans convention, à la lumière, certes, des dernières thèses parues, mais en accord aussi avec les sensibilités et les curiosités de notre époque inquiète, où semblent reparaître des Nérons qui n'ont pas même à leurs débordements l'excuse de l'art.
Nombre de pages
747
Date de parution
05/06/1997
Poids
1 074g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782260014683
Titre
Neropolis. Roman des temps neroniens
Auteur
Monteilhet Hubert
Editeur
JULLIARD
Largeur
155
Poids
1074
Date de parution
19970605
Nombre de pages
747,00 €
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4e de couverture : Vers la fin du règne de Louis XV, Sophie, jolie fille de gras laboureurs, instruite pour son malheur au-dessus de sa condition, est séduite à Paris où elle conçoit des idées et un bâtard. L'affreux problème pour Sophie est donc de cacher sa honte et de subvenir à l'éducation de son petit garçon, ce qui la conduit à une autre honte plus certaine : la galanterie.Un délicieux conte libertin dans le style du XVIII? siècle.
A travers les multiples aventures de Lazare de Kervignac, jeune aristocrate de province venu dans le Paris de la Révolution sous une fausse identité et agent malgré lui du mystérieux et omniprésent baron de Batz, le plus redoutable et le plus machiavélique des conspirateurs royalistes, nous découvrons les stupéfiantes folies, parfois cocasses mais souvent sanglantes, d'une époque où les instincts se déchaînent, les utopies les plus démentes se donnent libre cours, les vices s'exercent au nom même de la vertu. Après s'être introduit dans l'entourage de Saint-Just et s'être acquis la faveur de celui-ci, le jeune Kervignac se retrouve au coeur de la conspiration qui aboutira au 9 Thermidor et à la chute de Robespierre, événements dont Hubert Monteilhet donne une version d'autant plus fascinante qu'elle est étonnamment plausible.
Au début du siècle dernier, un jeune Anglais naufragé est recueilli sur une petite île grecque de la mer Ionienne. Les habitants du lieu mènent une existence idyllique dont il y aurait peu à dire... si notre voyageur ne venait à observer ce détail insolite : tous portent au bas du dos une superbe queue... L'on n'aura point la cruauté de révéler ici le pourquoi de ce mystère. Précisons simplement que le jeune fils d'Albion dont il vient d'être question a nom Charles Darwin, et qu'il va mener quelque deux cents pages durant une enquête de limier afin de découvrir le pourquoi de cette troublante aberration... Une érudition souriante, un art consommé du sous-entendu licencieux, une leçon de philosophie joyeusement iconoclaste - et des imparfaits du subjonctif qui se dégustent comme autant de friandises. Un régal d'inconvenances, d'élégance et d'humour : bref un Monteilhet de grand cru.
Les Derniers feux (de l'avis des aficionados, l'un des meilleurs romans de Monteilhet), publié il y a une vingtaine d'années, était devenu introuvable. Où l'auteur de Néropolis règle son compte à la Sainte Inquisition espagnole... et nous en apprend de belles. Impertinence et érudition, servies comme toujours par un style fortement relevé de vinaigre.
Le temps d’un été caniculaire, en Toscane, dans les années 1960, une famille voit basculer irrémédiablement son équilibre, avec des conséquences sur plusieurs générations. L’auteur explore avec finesse et pudeur les zones d’ombres de l’intime, les non-dits, les rancœurs, tout en nous immergeant dans les paysages solaires, la langueur estivale, la gastronomie gourmande, et la riche histoire de la région. Un roman à la fois doux et brûlant sur des choix impossibles et leurs répercussions.
Sous la forme d’une fable, Rachid Benzine raconte avec empathie et douceur, la vie d’un vieil homme qui a toujours vécu dans un pays en guerre. Le protagoniste parle de son amour pour les livres, pour la littérature, le plaisir de la lecture, et le partage. A travers le récit, l’auteur nous plonge dans le quotidien de la population palestinienne, son exil, sa vie dans les camps, les combats, la peur, la résignation, la colère, la résilience, l’espoir et la volonté de vivre. « Car la littérature,(...), donne des repères dans le chaos, du courage pour continuer, et une forme de dignité qui permet de se soustraire à la violence. »
Tu connais mon histoire, forcément tu la connais. C'est la tienne aussi. Peu importe ce que tu en penses, je te la raconte quand même. De notre rencontre jusqu'à ce jour où elle se terminera. J'ignore comment. Vois ça comme une défiance. De la justice et de ses égarements. Prends mes mots comme un plaidoyer et mes intentions comme l'exécution d'un juste châtiment. " Une nuit d'ivresse, un coup de feu, une vache abattue : le geste impardonnable d'un homme, le comte Abélard de Hesbaye. Des années plus tard, alors que la justice a depuis longtemps détourné le regard, débute la revanche des oubliés. Dans une grange isolée, Nikki, l'agricultrice trahie, fait comparaitre son bourreau, jadis ami. Se déroule alors un autre procès, plus intime, plus implacable, enraciné dans un terreau social contrasté et mû par la nécessité d'une femme et de toute une communauté de se faire justice soi-même. Au risque de s'y perdre ? Tragédie sociale, La Dernière nuit est un roman haletant qui oscille entre vengeance et réparation en interrogeant des questions très actuelles, parmi lesquelles : le spécisme et les dérives du patriarcat.
En chacun de nous une fêlure passe, elle menace l'ensemble, l'organise, elle est notre chance et notre péril le plus haut. C'est sur cette conviction que j'ai conçu ce livre, comme une enquête vivante, littéraire, incarnée, sur les petites et les grandes tragédies de notre sort partagé, et qui sont sans doute le lieu à partir duquel nous pensons et aimons avec la plus grande intensité. C'est aussi le lieu où nous risquons de casser, de nous détruire, de perdre, d'abîmer les autres, de nous gâcher mais où nous sommes capables de déplacer notre identité et de réinventer notre existence. Il y a des effondrements visibles et spectaculaires, et des craquelures minuscules en surface, dont on ne prend conscience qu'après, une fois qu'on est brisé. Ce livre n'est pas un traité, ni un récit, encore moins une confession. Il faudrait plutôt le voir comme une traversée, une série de variations sur un même thème, à partir d'une célèbre nouvelle de Fitzgerald et à travers les oeuvres des écrivaines Ingeborg Bachmann, Colette ou Marguerite Duras, de la poétesse Anna Akhmatova, du navigateur Bernard Moitessier ou du chanteur J. J. Cale, et bien d'autres. La chanson de nos vies où se rejoue sans cesse une idée fixe : quelque chose de nous est cassé ; tant mieux.