Prendre l'expérience de vie consciente, et par conséquent notre puissance de vie dans le corps vécu et la conscience, comme "fil conducteur', telle est l'orientation de ce livre. Les analyses ici proposées visent à rendre manifeste le subtil tissage de sens qui relie subjectivité, corps vivant et univers. La subjectivité n'est pas une tour d'ivoire, transcendance désincarnée, elle implique un rapport au corps vivant et à l'univers selon des modalités de sens qui tracent les lignes signifiantes de ce qu'exister corporellement veut dire. Comment s'étoffent les riches dimensions de notre vie subjective, affective et perceptive, réflexive et objective, pourquoi dessinent-elles aussi en retour notre impouvoir le plus propre, nos limites anthropologiques les plus intérieures, entre mélancolie et hypomanie, vacuité du sens et saturation du sens? Questions encore: le problème psychophysique, la genèse de l'individuation psychique, les états valétudinaires de la pensée, la fonction de la perception, la question du changement et du mouvement réel des choses. Autant de thèmes qui se dénouent autrement en suivant ce"fil conducteur'. Comme en miroir à ce premier moment, ce livre voudrait montrer l'effort extraordinaire de la pensée philosophique pour construire une idée de la nature corrélée au sens plurivoque de notre existence. Repensée à travers notre existence, la nature réacquiert une puissance multidimensionnelle, sans fracture ni fêlure: matière, vie et subjectivité ne s'y trouvent plus séparées mais communiquent dans leurs différences mêmes, dans un même plan de nature. Construire une idée unifiée de la nature sera l'ultime geste de la philosophie pour éviter l'immense péril de la modernité, ce face à face désastreux de la nature mécanisée et de la transcendance désincarnée, cette destruction du témoignage de l'expérience de vie dans notre vie humaine.
Nombre de pages
283
Date de parution
22/11/2007
Poids
475g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782841372126
Titre
Nature et subjectivité
Auteur
Montebello Pierre
Editeur
MILLON
Largeur
160
Poids
475
Date de parution
20071122
Nombre de pages
283,00 €
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Le sens intérieur des concepts doit toujours être conquis contre leur sens figuré. C'est pourquoi Biran ne cesse de revenir à l'acte de naissance du concept, c'est-à-dire à la naissance même de l'acte qui le crée. Le Vocabulaire de Biran a l'aspect d'une immense répétition qui vise à refonder dans les actes de conscience le sens intérieur des concepts philosophiques. Comme ceux-ci sont toujours sur le point de se momifier dans la langue, de se dénaturer dans de mauvaises représentations, elle combat par une écriture recommencée indéfiniment et par une mise en variation continue des concepts le devenir-image de la pensée qui tend à dominer notre modernité.
Quel rôle joue exactement la notion de vie dans la philosophie de Nietzsche et quelle fonction philosophique Nietzsche réserve-t-il à la maladie indissociablement liée à la vie ? Dans cet essai, Pierre Montebello sonde la philosophie de Nietzsche qui est avant tout une philosophie de la vie.
Le mot de Zarathoustra résonne encore : " À la Terre, restez fidèles. " En 1887 et 1888, Nietzsche s'engage pour la dernière fois dans la réhabilitation absolue du monde réel, contre ceux qui font peser sur la Terre le poids de l'abjection, de la dépréciation, de la dévalorisation.Le mot de Zarathoustra résonne encore : " À la Terre, restez fidèles. " En 1887 et 1888, Nietzsche s'engage pour la dernière fois dans la réhabilitation absolue du monde réel, contre ceux qui font peser sur la Terre le poids de l'abjection, de la dépréciation, de la dévalorisation. La compréhension de ce qu'est un " monde " passe au premier plan, elle envahit l'écriture de Nietzsche, se diversifie en tous sens : monde réel, monde de la vérité, monde du devenir, monde de la vie, monde fictif, monde métaphysique... La guerre des mondes s'engage. La position réaliste de Nietzsche y trouvera son expression la plus étincelante, la plus acérée. Il est devenu clair que l'histoire de l'Occident a aussi été l'histoire de la négation de la Terre. Affirmer la primauté de la Terre, c'est soutenir qu'il n'y a qu'un monde réel, celui où nous vivons.Pierre Montebello explore ici les grands moments de ce parcours, de cette affirmation ardente de la Terre.
Centré sur la relation de la philosophie avec la poésie, cet ouvrage examine le conflit qui les oppose, selon les termes mêmes de Platon qui pourrait bien avoir inventé l'opposition pour mettre en évidence une vraie fausse résolution. Celle-ci prend la forme d'une appropriation ou d'une subjugation qui nécessitent une réinvention de la poésie, c'est-à-dire une redéfinition de sa nature et de ses fins. Réinvention qui conduit au refus d'une frontière entre philosophie et poésie. Or la nécessité de ce refus repose sur une exigence de réception, celle d'une pratique qui se déploie dans le dialogue et que le lecteur est invité à émuler. Cette pratique est fondée sur une question : comment faut-il vivre ou qu'est-ce que la vie bonne ? La réponse à cette question exige de répondre à cette autre : qu'est-ce que philosopher ? Ces deux questions, quelles que soient les réponses qui en sont données dans les Dialogues, sont inextricablement mêlées puisque vivre c'est philosopher.
La santé du prince était une importante source de préoccupation pour les sujets de l'Empire romain, qui formulaient chaque année le 3 janvier des uota (voeux) relatifs au salut de l'empereur, intrinsèquement liés à celui de l'Empire. Si jusqu'à présent ce thème a été traité par le biais des "maladies" réelles ou supposées des princes, surtout des maladies nerveuses et psychologiques des "Césars fous", des études plus récentes ont souligné le lien entre la "folie", mais aussi la bonne santé du prince, et le discours idéologique. Les auteurs se proposent, à l'occasion de ce colloque qui s'est tenu les 4-5 juin 2018 à l'Université de Lausanne, de replacer au centre de l'enquête la santé du prince sous le Haut-Empire, ainsi que son corollaire, l'hygiène de vie du prince.
Résumé : Au Ve siècle avant notre ère, l'avènement des mages en Grèce ne se fait pas sans bruit. Présentés d'abord comme conseillers de rois, sacrificateurs et interprètes des songes, dans cet ailleurs qu'est l'empire perse, ils se retrouvent rapidement au c?ur de la cité athénienne, où ils sont accusés de charlatanerie et de tromperie. Avec eux, apparaît une notion nouvelle, qui a connu une fortune durable dans la culture occidentale : la magie. Rares sont les voix qui ont invité à questionner les évidences de ses origines. Peut-on continuer à postuler une contiguïté, sinon une coïncidence, entre la notion grecque de magie telle qu'elle apparaît à la fin du Ve siècle et la conception moderne de la magie, qui en fait une catégorie universelle, un type de mentalité ou de pensée ? Comment les Grecs ont-ils conçu cette notion nouvelle ? Quelle significations lui ont-ils attribués ? Dans une perspective d'histoire culturelle, ce livre analyse le contexte qui a favorisé l'émergence de la magie, au c?ur des débats qui animaient les cités grecques. Il montre également comment elle a été conçue dans le creuset culturel grec et explore les représentations mobilisées à cet effet. A travers cette étude, ce sont plusieurs facettes de la culture grecque qui se révèlent, des dieux qui " médusent " à l'écriture qui enchaîne, de la puissance poétique à la figure de Socrate.