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Les derniers exilés de Pinochet. Des luttes clandestines à la transition démocratique (Chili 1984-19
Montanyà Xavier ; Llecha-Llop Garcia Lluna
AGONE
18,30 €
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EAN :9782748900958
Le 20 janvier 1990, alors que le général Pinochet s'apprête à céder la place à un président démocratiquement élu, une spectaculaire évasion a lieu dans une prison de Santiago. Les prisonniers politiques du Front patriotique Manuel Rodriguez (FPMR) viennent brutalement rappeler que, derrière les apparences de la "transition démocratique", les comptes de la dictature sont loin d'être réglés. Xavier Montanyà retrace l'épopée de ces militants dont l'action de lutte armée - notamment l'attentat qui faillit abattre Pinochet en 1986 - joue un rôle décisif pour ébranler le régime sanglant des militaires. Ce n'est qu'à leur suite que viendront les tractations politiciennes, sous l'arbitrage plus ou moins discret des États-Unis. Ayant refusé de s'en remettre à la clémence hypothétique d'une démocratie où l'ancien dictateur allait rester le chef des armées, les évadés d'hier, dont certains sont encore poursuivis par la justice, restent aujourd'hui les derniers exilés de Pinochet.
Nombre de pages
220
Date de parution
05/03/2009
Poids
242g
Largeur
120mm
Plus d'informations
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EAN
9782748900958
Titre
Les derniers exilés de Pinochet. Des luttes clandestines à la transition démocratique (Chili 1984-19
Auteur
Montanyà Xavier ; Llecha-Llop Garcia Lluna
Editeur
AGONE
Largeur
120
Poids
242
Date de parution
20090305
Nombre de pages
220,00 €
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Le 21 janvier 1961, des révolutionnaires espagnols et portugais exilés en Amérique latine détournent en haute mer un navire transatlantique portugais, le Santa Maria, avec un millier de passagers à bord. S'ensuivent douze jours de poursuites et de négociations diplomatiques intenses qui font la une des médias et tiennent le monde entier en haleine. Ces hommes du Directoire révolutionnaire ibérique de libération (DRIL) agissent pour relancer la lutte armée contre Franco et Salazar, rappeler l'existence des deux dernières dictatures d'Europe et accoster dans leurs colonies africaines afin d'y créer un foyer de guérilla pour l'indépendance. Ce récit captivant rend hommage à ces militants et révèle une part méconnue de l'histoire des luttes contre les fascismes ibériques, tout en les replaçant dans le contexte politique international de l'époque (révolution cubaine, indépendances africaines, intégration de l'Espagne au bloc occidental...). A partir de cette prise d'otages spectaculaire, ce livre nous plonge dans l'Espagne franquiste des années 1960, explore ses mécanismes de répression et de propagande, son évolution interne, son alliance avec la dictature de Salazar ou encore la collaboration des démocraties occidentales. Enfin, il décrit avec minutie la réactivation des résistances anarchistes et de l'action directe contre le régime de Franco autour de ce coup d'éclat du DRIL.
Dans la riche zone pétrolière du delta du Niger, Shell ou Total opèrent en dehors de tout respect des droits humains. Après cinquante ans d'exploitation sauvage et de marées noires, l'air, les sols et les cours d'eau sont empoisonnés. Les nombreuses résistances, pacifiques ou armées, des populations locales privées de leurs terres et de leurs moyens de subsistance se heurtent à une sanglante répression menée par les compagnies pétrolières et l'armée nigériane. Le Nigeria, premier partenaire commercial de la France en Afrique subsaharienne, est un cas extrême mais exemplaire pour saisir l'ampleur du désastre engendré par l'extraction intensive des ressources naturelles dans les pays africains, et comprendre ses causes, ses acteurs et ses enjeux. Pour l'écrivain nigérian Wole Soyinka, "le monde doit comprendre que le combustible qui fait fonctionner ses industries est le sang de notre peuple".
Cet essai est le procès d'une absence, celle de la gauche, désormais reléguée au second plan dans la presse. Dans cette chronique de la droitisation du débat public, l'autrice analyse la façon dont il a été verrouillé par l'ensemble des médias dominants, y compris "de gauche" , qui ont reboublé d'efforts pour bipolariser les champs politique et journalistique autour des figures d'Emmauel Macron, de Marine Le Pen, de leurs doublures et de leurs thématiques sécuritaires et économiques. Basé sur une documentation précise, ce livre retrace l'effondrement intellectuel du "journalisme politique" , qui a perdu tant en substance qu'en consistance, laissant le storytelling remplacer l'information. L'autrice aborde notamment le traitement des différents projets de réformes par les chefs-lieux éditoriaux, souvent transformés en SAV du gouvernement... S'appuyant sur l'émergence de la comm' comme cadre politique et journalistique, Pauline Perrenot dévoile le monopole absolu de la pensée libérale dans les médias et l'imbrication de la profession avec le monde patronal. Un président créé de toutes pièces par les médias, la croisière journalistique de l'extrême droite, une kabbale réactionnaire qui ponctue les séquences des chaînes d'information... drôle d'état que celui de la presse dans l'Hexagone. Pauline Perrenot s'appuie sur le traitement des thèmes qui ont "fait" l'actualité jusqu'aux élections qui ont suivi la dissolution de l'Assemblée nationale : maintien de l'ordre, sondages, loi sécurité globale, gilets jaunes, violences policières, émergences d'Eric Zemmour et de Jordan Bardella. Pour cette réédition, Pauline Perrenot applique ces grilles d'analyse aux questions d'actualités plus récentes qui confirment l'aggravation des pratiques devenues la norme du journalisme politique. Un constat pour que la disparition de la gauche ne passe plus inaperçu.
Les réformes qui frappent les systèmes d'enseignement européens depuis les années 1990 marquent une nouvelle étape dans le glissement progressif de l'école depuis la sphère idéologique et politique vers la sphère économique. Nous faisons face à une transformation de l'ordre scolaire, de ses fondements comme de ses modes d'organisation. Cette "nouvelle école capitaliste" est le fruit d'une entente entre décideurs politiques et grands patrons. Après avoir favorisé le développement quantitatif de l'enseignement les milieux économiques concentrent désormais leur attention sur le développement qualitatif de l'enseignement. Un changement de cap qui répond à une urgence : l'instabilité des évolutions économiques, l'adéquation des formations aux besoins du marché, et les crises récurrentes des finances publiques. Ces bouleversements des conditions de production et l'exacerbation des luttes concurrentielles imposent aux yeux du patronat une réforme fondamentale de l'enseignement sur le plan des structures, des contenus enseignés et des méthodes. Leur réponse : des réseaux flexibles d' "initiatives éducatives" , des "lieux de formation" diversifiés et différenciés, des institutions souples et en situation de forte concurrence mutuelle. Et leur programme : la réduction de l'éducation à la double logique de l'accumulation du capital et de la reproduction de la force de travail ? la transposition aux institutions scolaires et universitaires du modèle de l'entreprise capitaliste et de ses normes de rentabilité. Ce projet n'aurait pu atteindre son objectif sans l'ouverture de l'enseignement à la sphère privée, et sans le développement des "nouvelles technologies de l'information et des communications" . La réduction du financement du public a détérioré les conditions de scolarisation des enfants des classes populaires, premières victimes de la ségrégation sociale des établissements. L'abandon d'objectifs cognitifs au profit de seules compétences liées à l'employabilité prive les enfants d'origine populaire de l'accès à des savoirs généraux indispensables pour comprendre le monde et donc pour le changer.
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