Rol-Tanguy : « Les femmes ? Dites bien que sans elles, la moitié de notre travail aurait été impossible ». La moitié ? Bien sûr, Lucie Aubrac, Berty Albrecht, Geneviève de Gaulle, Germaine Tillion, Marie-Claude Vaillant-Couturier restent dans nos mémoires. Mais qui connaît Brigitte Friang qui, après avoir contribué à la libération de Pierre Brossolette, participa à la libération de Paris ? Ou bien Edith Thomas, l'écrivaine qui rassemblait les poètes de la Résistance dans son appartement de la rue Pierre-Nicole, Catherine Dior (la soeur de Christian) qui resta silencieuse sous la torture, Simone Segouin engagée dans la lutte armée, Odette Pilpoul, haut fonctionnaire, Charlotte Nadel, l'infatigable typographe de Défense de la France avec Hélène Viannay, Claire Morandat qui s'empara de Matignon, Janine Niépce qui sur sa bicyclette assurait les liaisons ... Toutes ces femmes et bien d'autres encore anonymes ont contribué à la Libération de Paris. Dans ce récit, vous en rencontrerez plus d'une centaine à avoir organisé la Résistance puis la Libération dans une capitale opprimée par l'Occupation. Elles ont eu le courage de parcourir Paris pour livrer armes et messages et leur inventivité n'avait pas de limites. Certaines y ont laissé leur vie. Il reste de toutes ces femmes qui, elles aussi, ont libéré Paris, souvent un seul prénom, rarement un visage, mais Paris leur doit sa Libération.
Nombre de pages
166
Date de parution
28/11/2025
Poids
300g
Largeur
170mm
Plus d'informations
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EAN
9782356182876
Auteur
Mons Isabelle
Editeur
AMPELOS
Largeur
170
Date de parution
20251128
Nombre de pages
166,00 €
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Juillet 1944, dans Paris occupé. Une jeune fille de 19 ans abat en plein jour un sous-officier nazi de deux balles dans la tempe. Arrêtée, torturée, "Rainer" échappe de peu à l'exécution et à la déportation. Madeleine Riffaud entre alors dans l'Histoire bien malgré elle. Cette Française hors du commun est aujourd'hui une de nos sentinelles de la mémoire, qui témoigne depuis des années sur sa participation à la Résistance. Dans le Paris de l'après-guerre, elle se fait aussi un nom comme poète et devient l'amie de Picasso, d'Eluard, d'Aragon, de Vercors et des Aubrac. Entrée à Ce Soir, puis à L'Humanité comme journaliste, elle affirme son engagement pour la paix et la liberté partout où sa quête de vérité et son goût pour l'action la mènent : en Indochine, où elle vit avec le grand amour de sa vie, le poète Nguyên Dinh Thi, en Algérie, où elle échappe de peu à un attentat de l'OAS, au Viêtnam, où elle révèle l'horreur des bombardements nord-américains, puis enfin dans la France des années 1970, où elle décrit les conditions difficiles des hôpitaux parisiens. Basée sur son oeuvre, ses archives et son témoignage, cette biographie nous livre le portrait intime d'une grande dame au caractère bien trempé et au parcours exceptionnel, qui vécut mille vies en une.
Enfant de Russie, Européenne dans l'âme, voyageuse au long cours, Lou Andreas-Salomé (1861-1937) fut tour à la fois muse, écrivain et psychanalyste, vivant de sa plume à une époque où cela ne se faisait pas. Auprès de Nietzsche, rencontré en 1882, dont elle est l'indispensable disciple, Lou prend son envol. Chroniqueuse littéraire, elle fréquente l'avant-garde parisienne, viennoise et munichoise, écrit ses premiers ouvrages. Mariée, elle vit sa vie comme elle l'entend jusqu'au jour où elle croise le chemin de Rainer Maria Rilke, en 1897. S'ouvrent alors trois années de passion absolue entre la femme écrivain déjà célèbre et le poète. Unis dans la tourmente des sentiments, ils partent en Russie, y croisent Tolstoï et Tourgueniev, éprouvent dans leur chair l'idéal paysan de retour à la terre, prisé alors par l'intelligentsia russe. Rilke y découvre une patrie, mais y perd Lou qui le quitte, lasse de son instabilité. La rencontre avec Freud en 1911 est la note finale, superbe, d'une vie consacrée au savoir qui s'achève par l'analyse. On comprend mieux à la lecture de cette biographie passionnante, neuve et enrichie d'archives inédites le singulier destin de Lou Andreas-Salomé: femme sans être féministe, affranchie des contraintes conjugales et ouverte aux rencontres dans le seul souci de trouver par une quête intime le chemin qui mène à soi. En toute liberté.
Les femmes aussi ont fait la psychanalyse. Disciples de la cause freudienne, elles ont largement participé, souvent au péril de leur réputation voire de leur vie, à faire évoluer les théories qu'élaboraient alors Freud à Vienne, Jung à Zurich, avant Lacan à Paris. Alors que les femmes partout en Europe se mobilisaient pour la cause féminine, les pionnières de la psychanalyse jetèrent un regard nouveau sur la sexualité et l'inconscient féminins, et pensèrent la femme comme un être libre et l'enfant comme un petit d'homme. Si la psychanalyse est d'origine germanique, ces premières analystes prouvent déjà la porosité des frontières et le partage multiculturel des idées ; de Vienne à Zurich, de Berlin à Paris, elles sont en Europe les passeuses d'une science encore controversée, telles Lou Andreas-Salomé, Eugénia Sokolnicka, Sophie Morgenstern, Helene Deutsch ou encore Anna Freud. Toutes ont subi les aléas de l'Histoire. Certaines en sont mortes : Sabina Spielrein et Margarethe Hilferding ont péri sous le joug nazi, Hermine von Hug-Hellmuth fut assassinée, tandis que Tatiana Rosenthal, Eugénia Sokolnicka et Sophie Morgenstern ont mis fin à leurs jours. D'autres - Marie Bonaparte, Melanie Klein, Françoise Dolto - n'ont jamais dévié de leur but : la médecine de l'âme. Un bel hommage à ces femmes du XXe siècle, sans lesquelles celles d'aujourd'hui n'auraient pas gagné le droit de penser autrement.
Interrogeant la notion de résistance, les contributions de ce livre mettent en valeur des femmes ayant transformé leur vie en un engagement. Se saisissant d'armes politiques et idéologiques, elles ont combattu, au détriment de la facilité, des adversaires usant et abusant de la force et du pouvoir. L'analyse s'intéresse aux situations contemporaines, tout en s'efforçant d'examiner ce qu'il en est de la diversité géographique et historique des exemples convoqués. Elle témoigne de parcours tragiquement exemplaires qui valent d'être réhabilités ou sortis de l'ombre.
En 1914, à l'époque où il commence ce journal, Paul Vinard s'est retiré à Crest dans la Drôme, après une vie bien remplie. Alors qu'il n'ambitionne que de cultiver son jardin et participer à la vie de la communauté protestante locale, la guerre éclate. En quelques mois, son quotidien est totalement perturbé : sa femme volontaire à l'hôpital, ses neveux au front et lui qui court les villages de la Drôme pour organiser l'accueil des réfugiés, le synode national, les paquets aux soldats et s'assurer que les paroisses locales ne soient pas abandonnées. Un témoignage inédit sur la vie à l'arrière durant la Grande Guerre.