Pourquoi tout le monde ne fait pas l'amour avec tout le monde ? Pour quoi faire, l'amour ? Pourquoi arrive-t-il que l'amour s'arrête ? Telles sont quelques questions brûlantes qui permettent d'aborder l'amour ici en évitant des faux problèmes et sans prétendre à des solutions aussi ineptes que dérisoires. Se déploie que l'amour est nécessairement subjectif et même qu'il est impossible qu'il ne le soit pas. Car il n'y a pas de sujet sans amour, qui ne se conçoit sans amour, qui soit sans une conception de l'amour. Se démontre au long cours que l'amour relève d'une logique temporelle. Dès sa rencontre, contingente, il s'agit de se donner possiblement les moyens de sa fin. Et l'amour n'est pas tant aveugle que myope. Il ne voit guère plus loin que le bout de son nez dans le miroir narcissique de l'autre. Il se doit de faire écran à ce qu'il hait. Sur fond d'adultère, l'amour peut s'appréhender comme un bouleversement asocial, amoral. Dans l'après-coup, on lui fait un sort en en profitant pour s'identifier. On fait en sorte d'en être débarrassé une fois pour toutes en s'accouplant. Mais il ne se laisse pas toujours faire. Notre thèse élabore le mécanisme de l'amour à partir de l'enseignement de Jacques Lacan. Ses propos se recoupent et se répondent de sorte qu'on a pu discerner sept modèles. Ici, nous en produisons les trois derniers, rapportés à une approche du réel. On peut faire valoir la cohérence de la théorisation lacanienne. Cela fournit un accès à ce qu'il dit si bien qu'il se révèle accessible. C'est une incitation à y aller voir de plus près. Et on peut saisir ce dont il parle, sans d'emblée cerner ses références érudites. Cela y invite, à l'occasion. On peut enfin souligner la pertinence de sa démarche telle qu'il n'a pas qu'une thèse à asséner mais qu'il en considère et mobilise plusieurs inlassablement. Ce qui compte, c'est le trajet et ce qui importe, ce sont les détails. Alors, nous proposons, de l'amour, de dégager la définition, la structure, la conjoncture, la fonction, le fonctionnement, les critères, les conditions, les circonstances, les limites. Corollairement, nous repérerons l'articulation de l'amour au désir, à la demande, à la jouissance, à la pulsion, au fantasme. Incidemment, nous envisagerons quelques figures littéraires et musicales, représentations sociales et mythes culturels liés à l'amour.
Nombre de pages
587
Date de parution
13/10/2011
Poids
601g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782753514546
Titre
Le réel de l'amour. Trois modèles lacaniens
Auteur
Monnier David ; Ottavi Laurent
Editeur
PU RENNES
Largeur
155
Poids
601
Date de parution
20111013
Nombre de pages
587,00 €
Disponibilité
Impression à la demande
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Nous voici dans le troisième modèle de la période de l'amour symbolique élaboré par Lacan entre les années 1959 et 1962. C'est une nouvelle conjoncture relative à l'amour, celle de l'enfant et de ses parents, à la suite de la relation de l'homme à la femme. Lacan pousse à bout la logique phallique en l'appliquant au père. Il déploie la fonction paternelle avec les mêmes concepts que pour l'amour. La subsistance de l'enfant en l'adulte amène à reprendre le mécanisme de l'amour en revenant sur la logique temporelle. Ainsi, Lacan explore ce sur quoi le registre du père ouvre. Du point de vue signifiant, c'est le séminaire sur l'identification. Du point de vue de la jouissance, c'est le séminaire sur l'éthique. Du point de vue de leur articulation, c'est le séminaire sur le transfert. Ces trois séminaires vont de pair ! Ils sont centrés sur l'amour. Le père comme modèle d'amour renvoie la subjectivité de sa vérité au savoir objectal de la mère. Cet amour vital se fonde sur la mort, interdite et repoussante. C'est directement lié au principe essentiel du deuil. C'est même à se demander pourquoi Lacan n'a pas consacré un séminaire entier au mystère de l'arrêt de l'amour. L'enjeu devient celui de la paternité de l'amour, de sa création métaphorique. Le transport amoureux hors de la famille s'engage autour d'un mode d'échange où l'inconscient monte en puissance. Lacan se focalise sur la façon dont, au-delà de la demande, se met en place l'amour, sur ce que cela produit subjectivement. Enfin, Lacan cerne comment l'éthique marque l'implication du père dans la confrontation désirante aux modes de satisfactions. Cela organise le fonctionnement phallique à se concentrer sur la signification, non sans que la jouissance trouve sa place. Cela tend à rabattre l'amour sur la morale du maître dans le cadre fantasmatique auquel convie le père.
Dans cet essai absolument unique et inédit, l'auteur propose de considérer le capitalisme comme une tentative foncièrement infantile de réorganiser le monde maternel en faisant appel au père, un peu comme la religion. Derrière cette idée générale, cette trame, l'auteur explore notamment les fonctions éthiques de la dette, de la culpabilité, de l'ennui, du détachement, etc. Il insiste particulièrement sur le rôle et la place des rapports homme/femme dans le système capitaliste, avec toujours en toile de fond le rapport à la mère et au père. L'auteur aborde avec parfois un certain humour, la place de la politique, de la justice, de l'université, mais aussi des magazines féminins, des trois catégories de sport, du tourisme, du démarchage téléphonique, etc. L'ouvrage est à la croisée de la psychologie et de l'économie et convient à tout public qui souhaite réfléchir sur le monde qui nous entoure et son exploration psychanalytique. Ce livre intéressera entre autres les lycéens, les étudiants en psychologie, en économie, les enseignants et tous ceux qui veulent aller plus loin que les pensées convenues.
Monnier Philippe ; Belleney Delphine ; David A ; D
Cet ouvrage Tout en un, propose l'intégralité du programme du BTS Banque - Conseiller en clientèle en 2 ans. (Enseignements généraux : culture générale et expression, anglais ; Unités professionnelles : Environnement économique juridique et organisationnelle de l'activité bancaire, Développement et suivi de la relation commerciale, et Gestion de la relation client). Cet ouvrage est indispensable à tout élève souhaitant valider ses connaissances et réviser tout au long de ses deux années. Ce Tout en un constitue un ouvrage complet pour l'étudiant en proposant pour chaque matière : une présentation de l'épreuve ; des fiches de cours synthétiques illustrées par de nombreux schémas ; des exercices corrigés ; des exercices d'auto-évaluation ludiques.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.