La nature du capital. Politique et ontologie chez le jeune Marx
Monferrand Frédéric
AMSTERDAM
22,00 €
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EAN :9782354802783
Comment le capitalisme compose-t-il un monde à son image ? La crise socio-écologique du capitalisme produit de profonds effets sur la pensée contemporaine, qui semble prise d'un véritable vertige ontologique. Face aux catastrophes en cours, on voit se multiplier les travaux qui s'inquiètent de la réalité de la nature et de la manière dont s'y inscrivent les sociétés, tout se passant comme si la philosophie et les sciences sociales cherchaient à recomposer en pensée un monde que l'accumulation du capital tend à décomposer. Cet ouvrage constitue une intervention marxiste dans ces controverses ontologiques. Il propose une interprétation nouvelle des Manuscrits de 1844, le texte dans lequel, pour la première fois, Marx analyse la nature du capital : son essence ou sa définition et le type de rapport qu'on y entretient à la terre et à ses habitants. Frédéric Monferrand montre que le jeune Marx articule trois perspectives complémentaires sur le capitalisme : une phénoménologie de l'expérience prolétarienne qui vise à le critiquer du point de vue de ses effets sur les conditions de travail et de vie des classes dominées ; une théorie de la propriété privée comme appareil de capture et de mise au travail des forces qui animent les corps et les milieux ; enfin, une ontologie sociale naturaliste pour laquelle les sociétés se distinguent les unes des autres par la manière dont elles donnent forment à la nature, humaine et non humaine. L'appropriation matérielle de la nature, parce qu'elle est constitutive de toute vie sociale, représente à la fois le lieu stratégique d'une transformation radicale du monde où nous vivons et l'enjeu historique d'une libération du monde dont nous vivons.
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Nombre de pages
320
Date de parution
16/02/2024
Poids
356g
Largeur
136mm
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EAN
9782354802783
Titre
La nature du capital. Politique et ontologie chez le jeune Marx
Auteur
Monferrand Frédéric
Editeur
AMSTERDAM
Largeur
136
Poids
356
Date de parution
20240216
Nombre de pages
320,00 €
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Destiné aux étudiants du Supérieur, cet ouvrage a pour but de présenter l'essentiel des termes dans lesquels s'exprime Marx. Lexique où chaque terme est abordé par ordre alphabétique.
En 1964, Claire et Héloïse achèvent leurs études secondaires. Leur amitié ne s'interrompt pas pour autant, et leurs lettres vont nous rendre témoins de leur vie. A Vienne, Héloïse rencontre Erika, qui lui révèle l'amour homosexuel. Bientôt d'autres femmes, jeunes ou moins jeunes, sages épouses ou amazones, apparaissent dans ce livre à plusieurs voix. Si l'amour entre femmes, évoqué librement et simplement avec ses joies, ses drames, ses plaisirs, est le thème dominant de ces pages, c'est aussi le roman de l'amitié, des passions, de la liberté, de la vie comme elle va. Et du monde qui change, de la décolonisation aux lendemains de Mai 68. Une chronique impertinente et brillante, pleine de personnages singulièrement attachants, couronnée en 1990 par le prix Goncourt du Premier Roman. Biographie: Née en 1947 à Saint-Mandé, Hélène de Monferrand passe son enfance en Algérie, à Sidi-bel-Abbès, jusqu'à l'âge de onze ans, puis rentre en France avec sa famille. Elle suivra des études de Lettres à Nanterre et à la Sorbonne. Musicienne, elle joue du piano et du clavecin. Les Amies d'Héloïse, son premier roman, a obtenu le prix Goncourt du premier roman en 1990. En 1991, elle publie journal de Suzanne, qui reprend les personnages de son précédent livre.
Elles avaient bien du charme, ces "amies d'Héloïse" qui valurent à Hélène de Monferrand le prix Goncourt du Premier Roman. Dans les lettres qu'elles s'écrivaient, toute leur vie passait. Et leur époque. Leurs amours "différentes" - dont elles parlaient sans baisser la voix ni les yeux - n'étaient plus avec elles un défi, une étrangeté, une anomalie, un cas, elles étaient l'amour même. L'amour, cette évidence. L'une d'elles, Suzanne, se donnait la mort au milieu du roman. C'est à elle que la romancière donne ici la parole. Du jour où elle se sait condamnée, Suzanne décide de tenir son journal et de rédiger ses souvenirs: pour Héloïse, la femme qu'elle a probablement le plus aimée, et pour elle-même. Avec une rare lucidité et sans complaisance, elle déroule le film d'une existence pendant laquelle elle a connu le désespoir, frôlé la mort, mais aussi donné et reçu beaucoup d'amour, passionnément aimé la vie et les plaisirs des sens.
Quelle est cette étrange coutume qui veut que les responsables d'associations agissent selon leur intuition et leur bonne volonté, et que l'analyse et le contrôle soient vus comme des charges restreignant les énergies, alourdissant l'engagement des plus volontaires ? Il existe aujourd'hui des outils et postures adaptés à la performance des associations. Les résultats financiers et la transparence n'en sont pas, loin de là, les objectifs principaux : l'analyse des plus-values sociales, la détection de nouveaux créneaux pour entreprendre, l'évaluation des talents et potentiels des acteurs, l'usage de grilles d'analyse et de contrôle spécifiques et pourtant compatibles avec les exigences des partenaires, etc. • Cet ouvrage aborde tous les enjeux de l'analyse de l'association dans leur ensemble et leurs stratégies, sans exclusive d'aucun type. Il présente les techniques du diagnostic, de l'évaluation, de l'audit et du contrôle et met l'accent sur certaines des méthodes les plus récentes adaptées aux associations benchmarking, management qualité, analyse concurrentielle, marketing social, techniques d'enquête qualitatives et quantitatives, analyse logique. • Illustré par de nombreux exemples, ce manuel aide les dirigeants à bien choisir les outils et méthodes qu'ils recherchent, et à faire appel aux compétences internes et externes adéquates, sans nuire aux spécificités d'action et d'objectif propres à leur organisation.
Entreprises, gouvernements et médias s'emploient depuis plusieurs années à vendre un "rêve technologique" : la révolution numérique, progrès aussi inéluctable qu'indispensable. La refuser serait passer à côté de l'histoire. Ainsi cherchent-ils à rendre l'intelligence artificielle acceptable par le grand public, en prenant soin d'occulter ses effets délétères. Dans un précieux exercice de démystification, J. S. Carbonell montre que ces discours apologétiques servent d'abord les intérêts du patronat. Au lieu de se demander si elle va tout changer, et même si elle va remplacer les travailleurs humains, il faut la replacer dans l'histoire longue des transformations de l'organisation du travail. Car, bien que l'IA présente des enjeux spécifiques, c'est aussi une technologie comme une autre. De ce point de vue, son utilisation représente une intensification de la logique tayloriste née voici plus d'un siècle dans les usines d'Henry Ford : le travail est décomposé en une série de tâches, la conception séparée de l'exécution. Le déploiement d'un management algorithmique (l'organisation du travail et la gestion du personnel par des algorithmes) a pour but principal de renforcer le contrôle et la surveillance de la main-d'oeuvre. Voilà à quoi ce livre se veut une invitation à résister.
L'ouvrage entend mettre en lumière les défis réels - et non fantasmés - auxquels est confrontée la gauche dans son rapport aux classes populaires aujourd'hui, montrant par là même qu'il n'y a rien d'irrémédiable aux difficultés présentées. La fragmentation des classes populaires n'est pas indépassable, à condition de ne pas partir d'une vision réductrice ou passéiste de ces milieux, mais plutôt de leur réalité matérielle et de l'actualité observée de leurs aspirations et mobilisations.
Sellier Geneviève ; Chollet Mona ; Lacurie Occitan
Au tournant des années 1960, la Nouvelle Vague inaugure une nouvelle façon de faire du cinéma : libération de la mise en scène, réalisme des dialogues, attention portée au montage... Ce mouvement se distingue en outre par sa critique politique de la société de consommation et des normes morales bourgeoises. La critique a toutefois une limite, et de taille : elle évacue presque complètement les aspirations des femmes, nouvelles actrices de la culture de masse. Les créateurs sont majoritairement des figures masculines, et les représentations qu'ils véhiculent empreintes de stéréotypes, quand elles ne tendent pas à invisibiliser les femmes ou, pire, à associer leur émancipation à une régression politique. C'est donc avec une vision monolithique et glorifiante de la Nouvelle Vague que Geneviève Sellier nous invite à rompre. Décentrant la figure de l'auteur, articulant l'analyse des films avec leur contexte de production et de réception, elle nous raconte les transformations des rapports de sexe, et la lutte toujours en cours des femmes pour asseoir leur légitimité en tant que créatrices à part entière.