Figures d'un monde en sursis. Un dialogue entre philosophie et photographies du temps présent
Molzino Claude ; Koch Matthias
L'HARMATTAN
19,50 €
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EAN :9782343139821
Regardons le monde, le nôtre, tel qu'il est, en face, sans complaisance ni hostilité, et essayons de comprendre où nous en sommes. C'est ce que propose cet essai construit en dialogues : entre l'oeil et l'esprit d'abord, car philosophie et photographies s'éclairent réciproquement pour élaborer une compréhension de ce monde dont nul ne peut ignorer l'inquiétante fragilité : nous tenons entre le risque d'effondrement du système planétaire et la présence irréversible du nucléaire. Il s'agit de penser ce temps de la fin pour éviter la fin du temps. C'est paradoxalement un pas de côté qui permet ce regard frontal : le décalage du regard photographique rejoint ici la marginalité philosophique ; les deux conjuguent émerveillement devant la vie et questionnement de son sens, convergeant vers le même engagement éthique pour l'avenir. Dialogue également entre hier et aujourd'hui, car si ces images donnent aux analyses menées ici une vision incarnée du présent, la conversation avec des penseurs contemporains ou anciens - de Saint-Paul à Günther Anders - pour les interpréter veut honorer l'actualité toujours vivante de toute vraie philosophie.
Nombre de pages
159
Date de parution
28/03/2018
Poids
209g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782343139821
Titre
Figures d'un monde en sursis. Un dialogue entre philosophie et photographies du temps présent
Auteur
Molzino Claude ; Koch Matthias
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
209
Date de parution
20180328
Nombre de pages
159,00 €
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Soit une sculpture paradoxale, une structure, une épure, où la matière se fait équilibriste ne conservant que la trace de sa forme, c'est-à-dire en réalité sa forme, car qu'est-ce qu'une forme sinon la trace d'un mouvement?? Il s'agit de bronze, ce métal lourd mais dont la pesanteur ici se retourne, s'inverse et prend son envol, battant en brèche la vocation formelle du matériau, comme dit Focillon, et assumant en plénitude l'appel de la sculpture à être un art aérien, un art de l'ouvert.
Parler du silence ?? Et de plus le définir comme ce que la musique nous fait entendre ?? Projet doublement insensé? ? C'est pourtant très loin de toute provocation artificieuse ou spéculation gratuite que cet essai parie sur la fertilité du paradoxe quand il est mis en oeuvre dans l'exigence d'une pensée rigoureuse. Par une démarche phénoménologique qui le traque pas à pas, cet impossible objet d'expérience et de connaissance que se révèle être le silence est circonscrit comme condition de possibilité de toute musique et par-delà, de toute dimension sonore en général. Si l'on ne peut dire ce qu'est en propre le silence, reste ouverte la voie du sens figuré et telle est la proposition ici faite de la notion d'incarnation. L'absence de propriété attribuable au silence défait tout discours philosophique classique et ouvre à une compréhension originale de la musique comme chair sensible de ce silence dont apparaît chemin faisant la neutralité ontologique déroutante, car on ne peut dire de lui ni qu'il est ni qu'il n'est pas. Ce questionnement qui renouvelle entièrement la caractérisation habituelle de la musique comme art du temps permet une approche de la temporalité au coeur de nos existences et par là se décline en compréhension du sujet que chacun est, aux antipodes de la souveraineté cartésienne et tout de réceptivité. Husserl et Heidegger principalement mais aussi Jean-Louis Chrétien accompagnent certaines étapes de ce cheminement qui rencontre bien sûr des musiciens, J. S. Bach, Ravel ou Olivier Greif notamment ainsi qu'un trio de jazz.